Histoire de la chrétienté – Survol

D’où viennent les diverses églises? D’où vient l’Eglise Catholique ? D’où viennent entre autres les églises baptistes, etc.? Quelles sont les différences ? À quoi les attribuer?

Dans la série d’articles qui suivent, nous essaierons de nous faire une idée, à partir de sources primaires autant que possible, des grandes lignes de ce qui s’est passé après le temps des apôtres et la complétion du Nouveau Testament.

Nous verrons que ceux qui sont couramment appelé les « pères apostoliques » (des dirigeants ecclésiastiques de la génération qui ont suivi les apôtres [exemple: Polycarpe, Ignace d’Antioche, Clément de Rome, etc.~ 100 à 150 ap. J.C.]) ont commencé à introduire une déviation subtile quant à l’Evangile qui ouvrira peu à peu plus tard la porte à beaucoup d’autres erreurs doctrinales et de fausses traditions. Cette déviation subtile était d’introduire l’idée de la possibilité de perdre son salut, et d’enseigner que la persévérance devait se faire par les croyants pour pouvoir réussir enfin de compte à rentrer au ciel.

C’était un changement de ce que Jésus-Christ et les apôtres avaient enseigné sur la sécurité que le croyant a en Jésus-Christ de par la nature même de l’oeuvre finale et parfaite de Jésus-Christ, dans sa mort expiatoire et sa résurrection. La vraie repentance et la vraie foi se démarquent par la repentance (Jean 8:31; 2 Cor. 7:10). Avec ce changement malheureux de ce que la Bible enseigne, le martyre (le fait d’être mis à mort pour sa foi en Christ) commence à être vu comme quelque chose qui peut garantir et assurer son entrée finale au ciel. Actuellement, tout, que ce soit le baptême, la table du Seigneur, la bonne conduite chrétienne commencent à être vus différemment, comme aidant la bonne finition de sa course, pour bien rentrer au ciel. (A voir un article sur ces points et les « pères apostoliques »).

Sur cette lancée, les « pères de l’église » (Justin Martyr, Irénée de Lyon, Origène, Tertullien, Cyprien, etc [~150 à ~300 ap. J.C.]) formalise la différente manière de considérer le baptême. Au lieu de le voir comme étant une profession de foi publique d’avoir cru/croire en Christ (Act. 8:12, etc), ils ont commencé à le voir comme un rite d’introduction au christianisme, comme un sacrement qui régénère (fait naître de nouveau).

Ceci est tristement et clairement un faux évangile. La table du Seigneur commence aussi à être vue différemment. Ils commencent à l’appeler l’eucharistie, et le voit comme un sacrement qui aide dans son effort à rentrer au ciel. Après le baptême, il ne faut pas pécher (c’est pourquoi plusieurs retardent leur baptême jusqu’à leur lit de mort – Constantin est l’exemple le plus connu de cela). Si l’on pèche, l’aspect de pénitence, introduit par les « pères apostoliques », est enseigné, pour pouvoir remédier aux péchés commis après son baptême, et qui empêcherait d’aller au ciel. (A voir sur ces points et les « pères de l’église »)

Un autre point qui se développe durant ce temps-là (~150 à ~300 ap. J.C.) est l’établissement peu à peu de l’entité de l’Église Catholique Romaine. Au départ, le terme « catholique » est utilisé dans son sens de « universel » pour parler de tous les chrétiens, mais vers l’an 150, un des pères de l’église, Ignace d’Antioche, l’utilise pour parler spécifiquement de Polycarpe, en disant: « l’évêque de l’église catholique à Smyrne ». L’expression commence à partir de là à être généralement utilisée pour distinguer les églises dites « catholiques », largement la plupart des églises, d’avec les églises, certes moindres en nombres, qui s’en dissociaient. C’est le début de ce qui deviendra plus tard formellement l’Eglise Catholique Romaine. Avec cet élément de formalisation d’entité, dans le courant de faux évangile déjà bien entamé, s’est rajouté cette autre malheureuse déviation doctrinale grave: qu’il fallait faire parti de l’Eglise Catholique pour être sauvé. Comme Cyprien l’enseignait: « Hors de l’Eglise, point de salut ». On est très loin du vrai évangile que quiconque, en se confiant seul et directement en Christ, le seul médiateur, trouvait rien de moins que la sécurité éternelle et le repos de son âme (Mat. 11:28-30; Jean 14:6).

Comme mentionné ci-haut, pas tous suivaient cette apostasie que prenait la majorité d’églises (les églises dites « catholiques ») à ce moment-là. Dieu s’est gardé dans chaque génération ceux qui étaient le vrai blé (les vrais disciples, les vrais chrétiens), en contraste avec l’ivraie (les faux disciples, les faux chrétiens) (voir le parabole en Mat. 13:24-30, 36-43). Certes plusieurs mouvements d’églises s’étaient distingués, ou séparés des églises catholiques, et se sont tournés à d’autres hérésies (exemple: les ariens, les gnostiques, les docétistes, etc). D’autres églises sont restées fidèles à l’Evangile, même s’ils avaient des faiblesses doctrinales à certains égards. Il semblerait qu’il y ait des églises montanistes, novatiennes, qui pourraient être des exemples à ce niveau-là. Certes, parfois, il est dur à dire, puisque l’information qu’on a de ces églises-là nous parvient surtout des « pères » catholiques, pour qui ses églises étaient hérétiques. Le manque d’information directe de la part de ces églises non-catholiques ne nous permet pas toujours de nous faire une idée très précise sur eux.

Nous verrons aussi les grands changements qui sont survenus avec la soi-disant conversion de l’empereur romain Constantin, sous qui le « christianisme » est devenu religion d’état de l’empire. L’Église Catholique devient non-seulement une église centralisée et hiérarchisée, mais aussi une église de masse, et le baptême des bébés, qui a commencé à être pratiqué autour de 150-200 et qui était déjà devenu assez répandu par l’an 300 (article à venir), fait que très vite, une proportion large et rapidement grandissante de la population devient catholique de naissance, plutôt que de choix personnel. En fait, bientôt, autour de la Méditerranée, et en Europe, il devient la norme que d’être Catholique.

L’Eglise Catholique, avec le pouvoir qu’elle avait maintenant en étant l’église d’état de l’empire romain – pouvoir corrompu et non-biblique pour être précis – commence à être maintenant le persécuteur de ceux et celles qui ne se pliaient pas à son autorité. Auparavant, l’« Eglise » était la persécutée (l’empire romain païen aura mené 10 périodes principales de persécutions contre le « christianisme » [au sens large, donc tant l’ivraie que le blé, mais la plupart était catholique]). Depuis Constantin, l’ « Eglise » devient la persécutrice, Église au sens de l’Eglise principale, l’Église d’état, l’Eglise Catholique, qui persécute maintenant les personnes professant être chrétiens mais pas catholiques, pour cause de ce qu’ils voyaient dans la Bible.

La première persécution se fait contre des églises dites « donatistes » en Afrique. L’Eglise Catholique, la persécutrice, commence son oeuvre qui se voudra de plus en plus sanguinaire à travers les siècles, contre ceux qui voudront suivre ce qu’ils voient de l’Evangile, plutôt que de suivre des traditions humaines détournées. La persécution d’autres groupes d’églises non-catholiques suivront: les pauliciens, les bogomiles, les pétrobrussiens, les albigeois, les vaudois, les ana-baptistes, les protestants de la réforme, les huguenots, etc. Ce sont des groupes qui cherchaient à n’avoir comme autorité que la Bible seule, et non pas les traditions humaines.

Comme nous allons voir, ces divers groupes n’ont pas toujours été conséquents pour rejeter toutes les déviations qui découlent des traditions des hommes, et certaines confusions ont perduré à cause de cela, particulièrement par rapport à la signification du baptême, et la pratique du baptême des enfants et la nature de l’église qui en découle (à savoir église d’état/hiérarchique/dénominationnelle, ou indépendante/congrégationaliste.

Pour ce qui concerne les églises dites « baptistes », le terme a commencé à être couramment utilisé au 16e et 17e siècle et a été collé à ceux qui étaient dans la même lancée que les anabaptistes avant eux et les autres groupes avant eux, jusqu’aux églises du Nouveau Testament, qui tenaient au vrai évangile et à l’enseignement biblique par rapport au baptême d’eau, que ce n’est pas un sacrement qui régénère, mais une ordonnance de Christ pour servir de témoignage publique d’avoir cru (donc à ne pas pratiquer aux bébés).

Par souci d’être fidèles et conséquents avec les principes bibliques du Nouveau Testament, les églises qui ont été appelées « baptistes » ne voulaient pas avoir part à la confusion qui est ressortie parfois des églises réformatrices. Car, même dans certaines églises de la réforme qui tenaient au vrai évangile, la pratique de certaines traditions non-bibliques comme le baptême des bébés et l’établissement d’une église d’état, et/ou d’une église hiérarchisée a été malheureusement continué. Ensemble « les baptistes » et « les ana-baptistes » avant eux ont souvent été persécutés, même souvent martyrisés, non seulement par l’Eglise Catholique, mais par diverses églises protestantes, qui voulaient continuer la pratique de ces traditions non-bibliques du baptême de bébés et les églises d’état.

Pour être conséquents donc au modèle biblique, ces autres distinctives sont venus à caractériser la plupart des églises dites « baptistes »:

  1. Bible – l’autorité suprême. Chaque croyant et chaque église locale est responsable de suivre la Bible, la Parole de Dieu, qui est la seule autorité, l’autorité finale en matière de foi et de pratique (2 Tim. 3:15-17; Apoc. 2-3);
  2. Autonomie de l’église locale; la séparation des églises locales et de l’état (Mat. 22:21). Chacun a son sphère de responsabilité (Mat. 22:21; Rom. 13:1-5).
  3. Les églises locales devraient être composées de membres volontaires qui professent le vrai évangile et qui se sont fait baptisés en témoignage de s’être repenti et cru personnellement en Christ (Act. 2:41, 47; 1 Corinthiens 1).
  4. Les dirigeants que chaque église locale se choisit elle-même selon les critères bibliques (1 Tim. 3; Act 14:27; Act. 6) sont des pasteurs/évèques/anciens (trois termes pour la même position, voir Actes 20:17, 28), et les diacres (Actes 6; 1 Tim. 3).
  5. La liberté/responsabilité de chaque individu devant Dieu. Aucun état, aucune église, ne devrait dicter quelle religion suivre et toute persécution religieuse est mauvaise (Héb. 4:12).
  6. Le baptême des croyants et la table du Seigneur, en tant que mémorial de son sacrifice expiatoire, sont deux ordonnances que Christ a établies, et non des sacrements qui pourvoient la grâce (Mat. 28:19-20; 1 Cor. 11:23-30).
  7. La prêtrise de chaque enfant de Dieu (1 Pierre 2:5, 9). Par Jésus-Christ, le souverain sacrificateur, chaque vrai croyant a accès au Père pour ses louanges, ses requêtes (Héb. 9:11; 4:15-16).

Mais ce n’est pas le terme « baptiste » ou quelconque autre dénomination qui est significatif en soi, c’est ce qui est cru et pratiqué par rapport à l’Evangile et la Parole de Dieu. Car par la nature des choses, du fait que par convictions bibliques les croyants qui ont été étiquetés comme « baptistes » n’ont pas établi une dénomination baptiste comme telle, mais des églises locales indépendantes, il y a des églises qui ont la dénomination de « baptiste » qui ne sont pas fidèles à bien enseigner droitement la Bible. Il y en a même qui ne sont pas de vrais chrétiens parce qu’ils ne prêchent pas le vrai évangile, mais ils prêchent des idées religieuses, des traditions d’hommes, à la surface vaguement biblique, mais de fonds contraire aux Ecritures.

Ce qui est important donc, ce n’est pas en soi d’avoir une dénomination particulière, mais d’être vraiment né de nouveau et servir fidèlement Dieu selon ce qu’Il enseigne dans Sa Parole. Bien sûr, la dénomination par laquelle nous sommes connus devrait être conséquente avec ce que nous sommes. C’est pourquoi, je n’ai pas honte de la dénomination de « baptiste », et de l’héritage des baptistes à travers l’histoire. Mais ce n’est pas le nom en soi qui compte. Ce qui compte, c’est de se convertir vraiment Christ (croire dans le vrai évangile), et ensuite être fidèle à se faire baptiser en témoignage d’avoir cru, pour pouvoir ensuite, ensemble avec les autres qui ont cru dans le vrai évangile et qui ont aussi été baptisés pour témoigner de leur foi en Christ, servir Christ ensemble en tant qu’église locale fidèle à la Bible pour faire connaître dans sa région et au-delà, par des missionnaires qu’on envoie, la Parole de Dieu, car Dieu ne désire pas « qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pierre 3:9). Il désire que « tous soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (1 Tim. 2:3-6)

Qu’en est-il pour vous, cher ami?

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