Ce qu’il y a de meilleur à être maman — Maman SPURGEON et Maman MANZ.

« La grâce est trompeuse, et la beauté est vaine ; La femme qui craint l’Eternel est celle qui sera louée. ». Prov. 31:30.

Eliza Spurgeon,
la mère de
Charles Spurgeon.

Maman SPURGEON

Charles Spurgeon, le grand pasteur et prédicateur baptiste de Londres des années 1860-80, partagea ceci dans son autobiographie, à propos de sa mère.

« Ma mère m’a dit un jour,
‹ Ah, Charles! J’ai souvent prié le Seigneur de faire de toi un chrétien, mais je n’ai jamais demandé que tu deviennes un baptiste. ›

Je ne pouvais pas résister à la tentation de lui répondre:
‹ Ah, mère! Le Seigneur a répondu à votre prière avec sa générosité habituelle et vous a donné abondamment au-delà de ce que vous avez demandé ou pensé. › »

La mère de Charles lui avait inculqué la crainte de Dieu, et voulait qu’il en vienne à se convertir personnellement au Seigneur Jésus. Elle priait pour ça.

Il n’y a rien qu’une mère peut être de plus que d’être quelqu’un qui craint Dieu pour elle-même, et inculque cette crainte à sa progéniture, pour qu’ils craignent Dieu à leur tour et se convertissent personnellement à Lui en leur temps.

Une mère ne peut se convertir à Jésus pour son enfant. Une mère peut se convertir à Jésus pour elle-même et ensuite, aimer son mari, et élever ses enfants dans la crainte de Dieu, leur enseignant que chacun doit se convertir pour lui-même au Seigneur Jésus-Christ.

Une mère qui craint Dieu réellement, et inculque à ses enfants cette même crainte peut se réjouir comme l’Apôtre Jean:

« Je n’ai pas de plus grande joie que d’apprendre que mes enfants marchent dans la vérité ». 3 Jean 4.

Le lac de Zurich

Maman MANZ

Il y a une autre mère dont l’histoire vaut la peine d’être partagée en cette occasion. C’est l’histoire de Maman MANZ.

Elle voit son fils, Félix, être pris de la prison de Wellenberg, à Zurich, Suisse, au-delà du marché aux poissons jusqu’au bateau. Elle le voit témoigner tout au long du chemin à ceux qui étaient venus assister à cette triste procession, et à ceux qui se tenaient le long de la rivière Limmat. Qu’avait-il fait?

Il était trouvé coupable d’avoir prêché une « fausse doctrine », celle du besoin de se convertir par la foi en Jésus-Christ, puis de se faire baptiser d’eau pour en témoigner publiquement, selon l’ordre du Seigneur. Le 5 janvier 1527, il fut condamné à mort par les autorités de la ville de Zurich, Suisse.

Pourtant en cette ville de Zurich, une ville protestante, on avait reconnu l’autorité de la Bible seule, au moins en théorie, sous l’influence de Ulrich ZWINGLI. Celui-ci s’était converti à Jésus-Christ, mais ne voulant pas abandonner l’idée d’avoir une église d’état, il se rallia à l’enseignement que le baptême était comme la circoncision, et qu’on devait y soumettre les enfants pour les christianiser, enseignement contraire à tout ce que la Bible enseigne.

Félix MANZ, avec Conrad GREBEL, Georges BLAUROCK, et d’autres avaient entendu l’évangile en étudiant sous Ulrich ZWINGLI. Mais bien vite ils ont vu qu’Ulrich ne voulait pas continuer dans ce que la Bible disait, par rapport au baptême et l’église, etc. Pour eux, et bien d’autres avec eux, ils se sont fait baptiser le 21 janvier 1525 pour obéir au commandement du Seigneur Jésus-Christ. Puis ils ont prêché publiquement le besoin de tous de se repentir de leurs péchés, et de mettre leur foi en Jésus-Christ, car Lui seul a payé de sa vie une fois pour toute pour notre rédemption, et Il est ressuscité des morts pour toujours. Ils ont prêché que les croyants étaient commandés de se faire baptiser pour témoigner de leur foi en Jésus-Christ, selon l’enseignement clair de la Bible à ce sujet. Et ils se sont fait mettre en prison, et persécutés.

Voilà donc que Maman MANZ assiste de loin à cette scène. Mais que va-t-elle dire à son fils Félix, qui se fait trainer jusqu’à un bateau, dans le but de le mener au milieu du lac et le jeter, ligoté, à l’eau pour qu’il coule jusqu’au fond, et s’y noie?

Voici ce qu’on a entendu d’elle en cette journée-là. Alors qu’il témoignait pendant qu’on l’amène au bateau, la voix de sa mère a été entendue à la surface de l’eau, le suppliant de rester fidèle au Christ à l’heure de la tentation.

Elle ne pouvait rien lui donner de mieux que l’encouragement que d’être fidèle, même jusqu’à la mort, à ce que commande Christ. Elle n’aurait pu être une meilleure mère en cette journée-là.

Je ne connais pas les détails de sa propre conversion, mais son encouragement était un témoignage à sa propre foi en Christ, et à sa propre obéissance à suivre ce que Christ commande, même au prix de sa vie.

Oui, Jésus-Christ est Seigneur.

Il faut se convertir à Lui. Il faut lui obéir pour être un bon témoignage par la suite, même au risque de payer de sa vie si les autorités locales n’aiment pas qu’on suive ce qu’il dit et qu’on témoigne de Lui à notre entourage.

Mères, suivez pour vous-même Christ, et inculquez à vos enfants la crainte de Dieu, pour qu’ils voient leur besoin de se convertir personnellement à Christ, puis encouragez-les à suivre Christ fidèlement, jusqu’à la mort.

Suivez la trace de Maman SPURGEON et Maman MANZ!

(Lire et/ou télécharger le format PDF)

(Lisez plus sur Felix Manz, et les anabaptistes Suisse du 16e siècle — PDF)

(Lisez plus sur le martyre de Felix Manz PDF)

Laisser un commentaire