Matt. 5-7 — le sermon sur la montagne

Nous arrivons à un des textes des plus mal compris de la Bible, parmi ceux qui en sont familiers. La raison est que bien des gens qui n’ont aucun intérêt réel pour la Parole de Dieu prennent intérêt à Matthieu 5-7, le Sermon sur la Montagne. Soudain, ils prennent intérêt, car disent-ils, « Voyez-vous, Jésus venait apporter un message d’une éthique supérieure, de bonté, d’amour, de patience, sans jugement ». D’autres y retrouvent une justification d’un salut par leurs propres efforts pour mériter l’attention de leur « Père Céleste ».

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Qu’est-ce que Jésus-Christ venait apporter avec son Sermon sur la Montagne? Même parmi les chrétiens, la réponse ne fait pas l’unanimité. Certains y retrouvent le code d’éthique pour l’église spécifiquement. D’autres y retrouvent une description du code d’éthique qui sera de vigueur durant le royaume millénaire de Jésus-Christ. Face à ces deux extrêmes, quel est la signification particulière du sermon? À qui s’adresse-t-il principalement? À quel niveau peut-on en tirer applications pour nous, chrétiens du temps de l’église?

Comme tout passage, nous devons comprendre ce passage dans le contexte dans lequel il a été donné. Jésus de Nazareth est au milieu de son ministère à plein. Il rentre dans une phase où il est superficiellement très populaire. Beaucoup de gens cherchent à connaître c’est qui, cherche à le voir faire des miracles, cherche à entendre ce qu’il a à dire. Durant ce temps-là, aussi, Jésus avait des disciples qui se démarquaient par une profession de croire en lui et d’avoir fait de lui leur maître. Le verset 1 et 2 nous montre qu’on parle d’un sermon qu’il a fait surtout à ses disciples, quoi que qu’une grande foule autour écoutaient ce qu’il enseignait à ses disciples.

Replacez-vous dans le contexte. Jésus-Christ ne s’est pas encore sacrifié. Il parle en tant que le Messie promis, annonçant le royaume de Dieu à qui voulait bien se repentir. Il s’adresse ici dans le contexte à ses disciples Juifs, qui devaient démontrer leur foi par l’obéissance à la loi et au prophète qu’avait annonçait la loi, savoir Jésus-Christ (voir Deut. 18:15). C’est pourquoi il y a un nombre de passages à l’intérieur de ce sermon qui ne s’appliquent plus à nous chrétiens du temps de l’église. Par exemple…

  • Matthieu 5:17 – Au point où Jésus parlait, il était encore pleinement sous la loi. Il n’avait pas mis fin à la loi, comme il fera plus tard à notre égard (Romains 10:4).
  • Matthieu 5:19 – Les disciples de ce moment-là devaient suivre la loi, sans en rien négliger.

Dans Matthieu 5:21, 27, Christ précise le sens et la portée de la loi. La loi ne gérait pas uniquement les actes, mais avait en vue les attitudes du coeur qui générait les actes. Christ précise l’esprit de la loi.

Il est évident aussi que ce sermon ne constitue pas le nouveau code d’éthique qui sera en vigueur durant le royaume millénaire, comme certains dispensationnalistes l’affirment. Dans ce sermon il est question d’être persécuté pour la justice (5:10-12), de comment réagir face à l’injustice (5:38-41), et spécifiquement, dans l’exemple de prière que Jésus-Christ donne, il veut que le royaume vienne (6:10).

S’il s’adresse directement aux personnes qui étaient vivantes à ce moment-là, qui étaient encore sous la loi, et qui devaient démontrer leur foi par l’acceptation et la mise en pratique de ce que Jésus-Christ enseignait, ce n’est pas à dire que nous ne pouvons rien en retirer pour nous. Il y a bien des principes enseignés qui sont applicables à nous, chrétiens du temps de l’église. Ce qui est dispensationnellement différent pour nous n’est pas à négliger, mais ce qui est pareil n’est pas à négliger non-plus. Nous ne sommes plus sous la loi, mais nous sommes toujours appelés à être la lumière et le sel de la terre.

Dans ce sermon, Matthieu, sous l’inspiration du Saint-Esprit, nous donne un résumé de beaucoup d’enseignement que Jésus-Christ donnait. Il commence avec ce qui est connu comme les sept béatitudes: « heureux… ». Sept déclarations de bonheur sur un certain type de personne. Que pouvons-nous en apprendre?

1. LE BONHEUR EXISTE

Le bonheur existe réellement. Dans ce monde perdu, tordu, trompeur, injuste, on pourrait se demander si on peut connaître un vrai bonheur durable, sûr, ou si l’on sera toujours à la merci d’un malheur au prochain tournant dans le chemin de la vie.

Dieu est bon, il est amour. Il veut le bonheur et le bien-être de sa créature. Il affirme ici que le bonheur est possible. Le vrai bonheur, celui qui est sûr, durable et permanent.

2. LE BONHEUR EST CONDITIONNEL

Il affirme que le bonheur existe et qu’il est accessible. Certaines personnes de par certaines caractéristiques très spécifiques sont dites d’être heureuses.

Ce bonheur est différent du bonheur promis par Satan. Le bonheur promis par Satan passe par faire ce que bon nous semble, en rébellion contre Dieu. Ça passe par la poursuite de ses convoitises corrompues.

Le bonheur que promet Dieu est pour ceux qui sont ici décrits comme étant pauvres en esprit, les affligés, les débonnaires, ceux qui ont faim et soif de la justice, les miséricordieux, les purs, ceux qui procurent la paix, ceux qui sont persécutés pour la justice.

Ces descriptions forment un tout. On parle du bonheur, le même bonheur pour chacun décrit. Les pauvres en esprit vont se retrouver à être aussi ceux qui sont miséricordieux, ceux qui sont persécutés pour la justice, ceux qui procurent la paix.

Dans les prochains articles, regardons en détails ces caractéristiques particulières à ceux qui connaissent le vrai bonheur.

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Prochain article: MATT. 5:3 — Heureux les pauvres en esprit

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