LE MINISTÈRE DE PROCLAMATION / PRÉDICATION

COLOSSIENS 1:28-29
28 C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ.
29 C’est à quoi je travaille, en combattant avec sa force, qui agit puissamment en moi.

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INTRODUCTION
Vous y avez tous participé à un moment ou à un autre de votre vie. En réalité, au moment même où nous parlons, partout dans le pays, partout dans le monde, bon nombre de ces séances ont lieu. Un homme ou une femme prend une personne ou un petit groupe à part et leur explique ce qui les définit.

Les sessions de formation destinées aux nouveaux employés varient en nature et en forme, mais elles comportent toutes trois éléments :

  1. une explication du message, ou du produit que l’entreprise cherche à vendre ;
  2. une vision de ce que l’entreprise souhaite devenir, de ce qu’elle cherche à accomplir. Cette vision va d’une vision globale (présentée en termes plus généraux) jusqu’aux objectifs d’entreprise très spécifiques et détaillés pour chaque service.
  3. Le troisième élément concerne ce que l’on attend des employés, et ce qu’ils devront faire pour atteindre ces objectifs.

–>Au même moment, ailleurs dans le monde, des briefings militaires ont lieu.
On explique aux soldats quelle est leur mission, quel est son objectif, et ce qu’il leur faudra faire pour la mener à bien.

Aujourd’hui, une réunion similaire aux deux précédentes a lieu. En fait, ici même, à partir de notre texte de ce matin, nous allons examiner ce qui définit le ministère de proclamation ou de prédication. Quel est notre message ? Quel est notre objectif ? Que faudra-t-il pour atteindre cet objectif ?

Le ministère chrétien et la proclamation chrétienne, auxquels nous participerons activement en tant que ministres de l’Évangile, doivent être clairs dans nos esprits si nous voulons réussir, aux yeux de Dieu, à mener à bien cette proclamation.

Voici le point essentiel de ce matin : Nous devons toujours garder à l’esprit ce qu’implique le ministère de la proclamation.

Paul l’avait bien présent à l’esprit, et nous devons en faire de même !

C’est fondamental, essentiel, absolument nécessaire si nous voulons bien exercer notre ministère devant Dieu. Nous ne devons jamais perdre de vue ce que nous allons voir ce matin.

Dans Colossiens 1, 28-29, Paul nous expose de manière très concise tout ce qu’implique cette proclamation.

COLOSSIENS 1:28-29
28 C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ.
29 C’est à quoi je travaille, en combattant avec sa force, qui agit puissamment en moi.

À partir de ce passage, nous allons examiner trois éléments qui font partie du ministère de la proclamation chrétienne.

I. Le ministère de la proclamation implique un message.
II. Le ministère de la proclamation implique un but.
III. Le ministère de la proclamation implique un effort.

I. Le ministère de la proclamation implique un message.

Quel est ce message ? De quel genre de message s’agit-il ?
Quelles sont les caractéristiques que ce texte nous donne concernant notre message ?

A. Le message est une personne : le Christ.
« Qui, et non quoi — une personne, et non un système. » (MacLaren)

Sous-thème :–>Le Christ est au cœur du message du ministère de la proclamation

B. Le message fait autorité : il exige une proclamation, et non un débat ni un dialogue.

« Nous “proclamons”, nous ne discutons ni ne disertons à ce sujet. » (McLaren)
Dans un monde qui prône l’inclusivité et le pluralisme, mes amis, nous allons nous démarquer comme… en nous montrant dogmatiques quant à notre message. Rappelons-nous que le Christ a dit : « Je suis la vérité, le chemin et la vie ; nul ne vient au Père que par moi. » Le Christ est exclusif. Quand on a le Christ, il n’y a pas de place pour autre chose. Notre message, c’est le Christ ; notre message est exclusif. Notre monde ne s’en prendrait pas autant à nous, ne serait pas aussi hostile à notre égard, si seulement nous présentions le Christ comme l’une des options parmi d’autres. Mais cela ne suffit PAS ! Nous devons proclamer le Christ ! Ce message fait autorité par nature ! Présenter le Christ sous un autre jour, c’est ne pas présenter le Christ !

Il existe un mouvement croissant, un appel de plus en plus fort à en finir avec le dogmatisme. Ne nous laissons pas influencer par ce courant.

C. Le message est complet

Trois aspects de cette complétude sont présentés ici :

1. Il est complet dans ses éléments, tant négatifs (avertissement) que positifs (« enseignement »)
a. les éléments négatifs (« avertissement ») νουθετοντεϛ, « exhorter, instruire » Ce mot se retrouve dans de nombreux contextes différents, et inclut le plus souvent l’idée de confrontation, d’avertissement. Bien qu’il soit parfois utilisé dans un sens général sans aucune connotation contextuelle, il présuppose généralement soit un problème à affronter ou à corriger, soit un danger contre lequel il faut mettre en garde. Dans son sens le plus strict, il vise à convaincre de la nécessité d’agir, et intègre donc au minimum le concept de confronter quelqu’un à la nécessité de faire quelque chose

(1). Je crois que cette expression est suffisamment vague pour désigner aussi bien la manière dont il enseignait que tout ce qu’il enseignait.
(2). C’est Paul, rappelons-le, qui a déclaré avoir enseigné aux Éphésiens tout le conseil de Dieu (Actes 20, 27). D’après ce que nous pouvons en déduire, il a consacré plusieurs années à instruire les Éphésiens (et à les avertir en pleurant [v. 31]).
(3). Christ est notre message. Christ, la Parole vivante de Dieu, est présent et évoqué tout au long de l’Ancien et du Nouveau Testament. Le Christ n’est pas seulement l’Évangile. Le Christ est véritablement au centre de tout ce que nous prêchons et enseignons à partir de la Bible.

b. l’élément positif (« enseignement »)
(1) Les hommes ne peuvent pas faire ce qu’ils ne savent pas faire. Enseigner et édifier de manière positive par l’instruction est essentiel.
(2) L’ignorance n’est jamais présentée comme une vertu dans la Bible !
(3) Au contraire. Même si la confrontation et l’avertissement sont nécessaires, si un ministère de prédication consiste essentiellement en des invitations, notamment à se soumettre, il sera superficiel et incomplet.
(4) Non seulement les gens s’habitueront à entendre ce défi jour après jour, mais ils ne seront pas correctement nourris.



c. Ces deux éléments sont importants. Tout comme « PROCLAMER » est dépassé et que « suggérer » est à la mode, il en va de même pour tout élément NÉGATIF. Ce n’est pas du tout à la mode ces temps-ci au sein de la chrétienté. On observe un mouvement croissant visant à éliminer l’aspect négatif de la confrontation et de l’avertissement. « Vivre et laisser vivre », telle est la devise. « Instruisez, et la personne instruite pourra tirer ses propres conclusions sur ce qu’il convient de faire. » « Prêchons la vérité, et l’erreur apparaîtra d’elle-même. » Non ! Prêchons la vérité, et dénonçons ce qui n’est pas la vérité. Confrontons-nous à la déviation lorsqu’elle se produit. Cela fait partie intégrante du message que nous proclamons.

d. Cette exhaustivité des éléments est inhérente à l’EXCLUSIVITÉ du Christ. Ce qui est exclusif se distingue de ce qu’il n’est pas. Avec l’exclusivité, les limites sont clairement tracées. Il y a ce qui est conforme au Christ, et ce qui ne l’est pas. L’inclusivité nie cela :
(1) Affirmer ce qui est tout en refusant d’affirmer ce qui n’est pas laisse les choses en suspens ;
(2) Les lignes de démarcation ne sont pas floues.
Par conséquent, puisque notre message, c’est le Christ, il doit être complet, comportant à la fois des éléments négatifs et positifs, des avertissements et des instructions, des mises en garde et des encouragements.

e. Il faut donc un équilibre. L’enseignement de type « école du dimanche » est important. Le sermon l’est tout autant. Ces deux éléments devraient en réalité être inclus dans les deux types de présentations : Une présentation de la vérité, une clarification des doctrines, etc., et un appel à l’action, une conviction de la nécessité d’agir face à la situation dans laquelle on se trouve.




2. Sa portée est complète : pour tous les hommes
a. Juifs et païens. Dans ce contexte, Paul vient de mentionner le mystère parmi les païens : « Christ en vous, l’espérance de la gloire ». L’expression « tous les hommes » supprime sans aucun doute la distinction entre Juifs et païens.
b. Pas une élite triée sur le volet. Paul n’avait pas une attitude du genre : « Oh, celui-là n’est pas digne que je le serve et que je m’occupe de lui. »
ILLUSTRATION : Non, par exemple, même en prison, Paul s’est occupé d’un esclave fugitif qui était emprisonné. On est là assez bas dans l’échelle sociale. Paul a pris ce jeune homme, l’a conduit à Christ, l’a formé en tant que disciple et l’a renvoyé pour qu’il soit fidèle à ses responsabilités.

Je ne dis pas que nous devrions perdre notre temps avec ceux qui refusent systématiquement toute aide, mais nous ne devons pas faire preuve de favoritisme envers une certaine catégorie de personnes.

  1. Son sujet est exhaustif : « en toute sagesse ».

Notre ministère de proclamation dans nos Églises doit aller à l’essentiel. Nous devons enseigner avec toute la sagesse nécessaire à nos fidèles.

Voilà donc notre message : Une personne qui incarne l’autorité et la plénitude !

Quel est le deuxième élément qui entre en jeu dans le ministère de la proclamation ?
C’est le but de la proclamation…

II. Le ministère de la proclamation implique un but.

Pourquoi prêchons-nous ? Pourquoi proclamons-nous ? En quoi cela fait-il une différence ? Qu’est-ce que j’essaie d’accomplir ? Paul a répondu à cette question, du moins pour lui-même. Sa vision était claire. Il savait ce qu’il devait accomplir dans le ministère auquel Dieu l’avait appelé.

Qu’impliquait ce but ?
A. Une finalité : « présenter », une « affaire conclue » à ce moment futur.

1. ILLUSTRATION : Une foule est rassemblée. Tous attendent avec impatience ce moment qui est sur le point d’arriver. Enfin, il est là. Le maire, avec beaucoup de solennité et de détermination dans ses gestes, retire le voile qui recouvre la sculpture. Pour la première fois, le public peut voir cette nouvelle sculpture représentant un soldat inconnu. Ce nouveau mémorial a été dévoilé ce jour-là…

2. De la même manière spectaculaire, Paul voyait la présentation à Dieu du fruit de son travail et de son ministère. Ce qu’il présentera sera achevé, il sera alors prêt à être présenté. Il aura été travaillé et sera achevé, prêt à être présenté.

3. v. 22… Souvenez-vous également du verset 22 et du fait que la mort du Christ avait pour but la PRÉSENTATION d’hommes rendus saints, irréprochables et sans reproche.

4. Imaginez que notre ministère ait le MÊME but que celui que le Christ avait dans sa mort ! De toute évidence, c’est sa mort qui nous permet d’atteindre cet objectif ; ainsi, bien que le but soit le même (la présentation d’un produit achevé et parfait devant Dieu), les actions nécessaires pour y parvenir ne sont certainement pas du même ordre !

B. Un champ d’action : « tous les hommes », qu’ils soient Juifs, Grecs, barbares, etc. Tous étaient des « cibles » pour Paul, qui souhaitait les présenter parfaits en Jésus-Christ. Son objectif noble et élevé ne se limitait pas à une élite restreinte susceptible d’aboutir. Son désir, et ce vers quoi il œuvrait, était de présenter tous les hommes parfaits en Christ.

C. Une norme : « Parfaits en Christ »
Non seulement nous avons vu que le Christ est au cœur du message de la proclamation, mais aussi :
Sous-thème –> Le Christ est au cœur de l’objectif du ministère de la proclamation.
Plusieurs interprétations sont possibles concernant cette expression :
1. Elle fait référence à un domaine dans lequel ils ont l’assurance d’être parfaits du simple fait d’y appartenir.
2. Elle pourrait faire référence à cette plénitude lorsque tous les chrétiens seront parfaitement semblables à leur Maître.
3. Elle pourrait faire référence à ce qui rend tout cela possible.

4. Le but de Paul n’était pas simplement, comme c’est le cas pour certains, d’amener les gens au ciel, mais allait bien au-delà de cela. Il incluait le salut de tous les hommes, mais ne s’arrêtait certainement pas là ! Au contraire, le salut n’est que la première étape.

5. Cela s’inscrivait dans la ligne de la mission confiée par le Christ de baptiser toutes les nations, en leur enseignant à observer tout ce qu’il nous a prescrit (Matthieu 28:20).

6. Soyons honnêtes : tout ministère qui place le salut des âmes au premier rang de ses priorités ne poursuit pas le même objectif que celui que le Christ voudrait que nous poursuivions. C’est une vision incomplète.

7. Appelons un chat un chat. Tout ministère évangélique qui fait de l’évangélisation la devise première des chrétiens se fourvoiera inévitablement dans sa pratique, car son œuvre n’est pas centrée ni guidée par un objectif juste et complet. Son fondement est erroné.

8. Les ministères qui font des compromis dans le seul but de diffuser l’Évangile ne sont pas seulement dans l’erreur parce qu’ils font des compromis. Ils sont fondamentalement dans l’erreur et incomplets dans leur objectif !

Il est absolument vital pour nous, en tant que ministres du Christ, de comprendre quel doit être notre objectif dans notre ministère de proclamation.

III. Le ministère de proclamation implique un effort.

Comment ce ministère doit-il être exercé ? Que faudra-t-il ? Quelles sont les exigences ? Comment est-ce possible ? Paul répond à ces questions dans le verset suivant : Cela demandera des efforts, de l’énergie, un engagement total. Mais pas n’importe quel effort :

Deux caractéristiques de cet effort que Paul consacrait à son ministère :

A. Cet effort était avant tout CIBLÉ –> sur l’objectif dont le Christ était le centre. « À cette fin »
1. Dans la vie, on gaspille beaucoup d’énergie lorsqu’elle n’est pas canalisée. Vous est-il déjà arrivé de passer une journée à courir dans tous les sens, à vous épuiser en essayant d’en faire beaucoup, pour finalement vous rendre compte, à la fin de la journée, que vous n’aviez en réalité pas accompli grand-chose ?
2. Dépenser beaucoup d’énergie ne signifie pas nécessairement que l’on accomplit quelque chose. En réalité, on accomplit quelque chose. Mais la valeur entre la première chose et la seconde est infiniment différente. Quoi que vous fassiez, vous faites quelque chose. Cela n’a peut-être pas beaucoup de valeur, mais quelque chose est toujours accompli. Cependant, consacrer son énergie à quelque chose qui a de la valeur et de l’importance nécessite de la concentration et de la détermination.
3. Par conséquent, pour Paul, ce travail et cet effort n’étaient pas simplement une question de travailler dur. Il avait une direction, une motivation derrière son travail.
4. Soyons à nouveau honnêtes. Vous avez peut-être connu des prédicateurs, qu’il s’agisse de pasteurs ou de missionnaires, qui sont très occupés, oui, ils font beaucoup de choses, mais au fond, ils ne font pas grand-chose qui compte pour le ministère. Il existe des ministères très occupés mais inefficaces. Ils constituent un danger pour nous tous.
5. Mes amis, nous devons rester concentrés. Pour mener à bien notre tâche, nos efforts doivent être CONCENTRÉS et guidés par notre OBJECTIF !
6. C’est tellement fondamental. Encore une fois, voici l’essentiel : Nous devons comprendre que le ministère de la proclamation implique un effort, et que cet effort doit être concentré et guidé par l’objectif !

Mes frères, ce deuxième point est également très important ! Nous échouerons lamentablement si nous négligeons cette partie suivante. Soit nous échouerons en essayant de le faire seuls, soit nous échouerons en attendant que Dieu le fasse à notre place. Aucune de ces deux options ne convient ; pour Paul,

B. Cet effort était également FOURNI –> par la puissance du Christ.
« Je travaille et je lutte selon… »

Sous-thème : –> ce point reflète à nouveau la place centrale du Christ dans le ministère de la proclamation : Il est au cœur de l’accomplissement du ministère.


Comment cela s’est-il manifesté ? Ou qu’est-ce que cette puissance a produit ?
1. L’application active de la puissance du Christ.
a. Sa puissance ne se manifeste en nous que lorsque nous déployons activement des efforts personnels intenses.
b. « Je travaille ; je me bats », dit Paul.
c. Cela demande une décision ; cela demande de l’action !

2. Reconnaissance humble de la puissance de Christ. « Selon… »
a. La compréhension qu’avait Paul de la puissance de Dieu, de sa souveraineté – et de l’élection – ne l’a JAMAIS conduit à la PASSIVITÉ,
b. mais à l’HUMILITÉ ! Oui, Paul travaillait, mais il ne pouvait rendre la gloire qu’à Dieu ! C’était par la puissance du Christ, par la force que le Christ lui donnait.

c. Remarquez bien : autant la Bible confie des responsabilités à l’homme, autant la gloire pour ce qui est accompli revient à Dieu et au Christ !


3. Une confiance totale dans l’efficacité du Christ. « avec puissance »
a. Sa confiance transparaît dans ce passage : il savait que l’œuvre du Christ, qui le rendait capable d’exercer son ministère, s’accomplissait avec puissance.
b. Pas mollement, pas à moitié. Mais avec de la dynamite ! Avec un grand fracas ! Avec une grande efficacité ! Paul le savait, il était confiant !

Paul, dans ce seul verset, nous donne une clé essentielle pour comprendre comment concilier deux questions difficiles : la responsabilité de l’homme et la souveraineté de Dieu.
Sa compréhension équilibrée de ces choses lui a permis de déployer de grands efforts dans le ministère.
C’est essentiel, mes amis : nous DEVONS comprendre que le ministère de la proclamation implique un effort, NOTRE propre effort, qui nous est donné par le Christ.

CONCLUSION
Ne pas exercer un ministère biblique est une chose terrible. Nous devons d’abord comprendre clairement ce qu’implique le ministère de la proclamation chrétienne. Sans cette compréhension claire, il nous est impossible d’exercer un ministère biblique. Ce ministère implique un message complet et faisant autorité : le Christ ! Il implique un objectif qui ne se contente pas de la première étape, à savoir le salut. Il implique un effort actif et intense qui, avec humilité et confiance, s’appuie sur le Christ.

Récapitulatif à travers des questions approfondies :
Notre message concerne-t-il avant tout et principalement une personne ?
Notre message fait-il autorité, ou minimisons-nous l’importance de nos paroles en les reléguant au rang de dialogues et de débats théologiques ?
Quel est notre objectif dans notre ministère de proclamation ?
Notre objectif est-il égoïste, ou est-il clairement au service de ceux que nous servons ?
Travaillons-nous dur pour le simple plaisir de travailler dur, ou notre travail est-il bien centré sur le Christ ?
Quelle est l’intensité de notre travail ? Va-t-il jusqu’à nous « tourmenter » dans l’effort ?
Utilisons-nous notre risque de malentendus et notre compréhension déséquilibrée de la puissance souveraine de Dieu pour le ministère comme excuse pour ne pas faire grand-chose, en attendant que Dieu agisse à travers nous ?
Ou bien travaillons-nous plutôt avec ardeur, en reconnaissant humblement sa puissance souveraine ?
Sommes-nous convaincus que la puissance de Christ n’est pas médiocre, mais puissante, efficace et formidable ?
Nos efforts reposent-ils sur cette confiance en la puissance efficace de Christ ?

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