APPEL À LA JOIE VIGILANTE — PHILIPPIENS 3:1-3

Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur. Je ne me lasse point de vous écrire les mêmes choses, et pour vous cela est salutaire.
2 Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux circoncis.
3 Car les circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus-Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair
. (Philippiens 3:1-3)

UNE COMBINAISON GAGNANTE: LA JOIE et LA SOBRIÉTÉ.

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V. 1 LA JOIE

Un cœur joyeux rend le visage serein ; Mais quand le cœur est triste, l’esprit est abattu.” (Proverbes 15:13 LSG)

Un cœur joyeux est un bon remède, Mais un esprit abattu dessèche les os.”
(Proverbes 17:22 LSG)

Parfois la meilleure chose, c’est le rire, la joie. Ça détend du stress, dilate la rate, etc.

Mais le rire comme échappatoire n’est pas une bonne chose. La joie et le rire, si c’est de l’insouciance n’est pas une bonne chose.

Voir Ezékiel 16:49 où Dieu condamne Sodome pour son arrogance et son insouciante sécurité, pensant qu’elle pouvait continuer dans ses péchés sans conséquence.

Voici quel a été le crime de Sodome, ta sœur. Elle avait de l’orgueil, elle vivait dans l’abondance et dans une insouciante sécurité, elle et ses filles, et elle ne soutenait pas la main du malheureux et de l’indigent.

Mettre sa tête dans le sable comme une autruche n’est pas une bonne chose. Ni devenir pessimiste et d’un esprit toujours vaincu.

Le meilleur, c’est d’avoir une joie fondée, qui permette de toujours se réjouir, même face au problème, parce que les problèmes ne sont pas le dernier mot.

La vraie joie, fondée, n’est possible qu’en Jésus-Christ

C’est Jésus-Christ qui a vaincu pour que l’on puisse être sauvé et que l’on puisse marcher dans la victoire de sur le péché et de sur le mal dans ce monde.

1 Jean 5:4-5
… parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. Qui est celui qui a triomphé du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?

C’est Jésus-Christ, dans sa bonté, sa sagesse et sa toute-puissance qui garantit ceci:

… toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. (Romains 8:28)

La joie est une décision. Les émotions vont suivre pour ceux qui décident de se réjouir en Jésus-Christ, par la reconnaissance de ses bienfaits passés, et par la foi en ses soins futures.

Paul en prison, souffrant en d’un problème physique, sans parler des problèmes et la froideur dans les chrétiens de Rome. Problèmes dans bien des églises de son temps…
Afflictions, nauffragé, lapidé. Etc.. Etc.. Etc. Mais Paul n’a jamais perdu sa décision de se réjouir!!!! C’est essentiel, c’est salutaire. C’est bien fondé…
Le meilleur est à venir.

“Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au delà de toute mesure, un poids éternel de gloire,” (2 Corinthiens 4:17)

Mais la joie, fondée, doit être accompagnée de la sobriété et de la vigilance. Elle ne doit pas être naïve et croire qu’il n’y a pas de problèmes, ni d’opposition.

V. 2-3 LA SOBRIÉTÉ, LA VIGILANCE.

Il y a des faux apôtres, des faux chrétiens, des faux frères. Des faux croyants.
des « chiens » spirituels. Des « faux-circoncis ».

Les « faux-circoncis », c’était des Juifs qui réclamaient croire en Jésus-Christ, mais qui disaient qu’il fallait que les non-juifs deviennent Juifs (se fasse circoncire), pour être sauvés. Et ça, c’est un faux évangile. Paul traite particulièrement de ce problème de fausse doctrine et de faux évangile dans son épître au Galates.

Le terme que Paul utilise, « chiens », n’est pas flatteur. C’est très dérogatoire. À ce moment-là, c’était un terme que les Juifs utilisaient avec mépris pour les païens. Paul retourne l’expression contre ces Juifs qui étaient des faux-chrétiens. Chiens errants, sales, méchants, dangereux. Pas les petits chiots de maison.

« mauvais ouvriers ». C’était très direct. Le sens: ouvriers iniques. Pas juste des ouvriers qui travaillent mal. Mais qui font le mal. Ils travaillent à faire le mal.

Martin Luther « face à la mort, disait qu’il ne voulait pas partir sans que ses disciples connaissent non seulement la bénédiction de Dieu, mais aussi la haine du pape »

La « fausse-circoncision » Lit. Ceux de la « mutilation ». C’est sarcastique.
Pour porter humeur au non sens de ces gens… Oui, ils sont circoncis de chair.
Mais, ce qu’ils font au vrai sens devant Dieu, ce n’est pas autre chose que physiquement barbare pour ce que ça vaut spirituellement.

La circoncision, la vraie, c’est Paul, c’est Silas, c’est Timothée, c’est les chrétiens de Philippes, c’est tous ceux qui ne mettent pas leur confiance en la chair (ce que chacun peut faire de lui-même, comme il est naturellement né dans ce monde), mais seulement en Jésus-Christ.

Car ce n’est rien que d’être circoncis ou incirconcis ; ce qui est quelque chose, c’est d’être une nouvelle créature. Gal. 6:15; Voir 2 Cor. 5:17-21; Jean 5:24

Et je proteste encore une fois à tout homme qui se fait circoncire, qu’il est tenu de pratiquer la loi tout entière.
4 Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi ; vous êtes déchus de la grâce.
Gal. 5:3,4

… ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu ;
4 car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient
. Rom. 10:3-4

Aujourd’hui, nous avons nos chiens du jour, nos ouvriers iniques du jour, nous « faux circoncis » du jour. Certes, il y a le pape, les prêtres catholiques, avec leur fausse doctrine, qui disent que pour être sauvé, d’abord, il faut être baptisé; que c’est le baptême qui fait devenir un enfant de Dieu (selon eux), et ensuite, il faut se procurer la grâce de Dieu à traves les sacrements, etc.

Mais il y a bien plus: les anglicans (pour la plupart) aussi, et n’importe qui qui ajoute quelconque sacrement à l’évangile. Un sacrement, un rite par laquelle on se procure la grâce de Dieu, est contraire au vrai évangile que c’est Jésus-Christ qui a tout fait, et donc que ce n’est que la confiance en ce que Christ a fait qui peut sauver; que la grâce ne peut être mérité ou obtenu par quelconque sacrement, elle ne peut être donné à ceux qui reconnaissent ne pas la mériter, et qui reconnaissent que ce n’est que par les mérites de Christ qui fait que Dieu peut offrir aux coupables la grâce et le pardon des péchés.

Mais il y a bien plus, parce que les chiens d’aujourd’hui, les mauvais ouvriers, ne sont pas juste ceux qui disent qu’il faut faire telle ou telle chose pour être sauver, mais ceux qui disent qu’on peut faire telle ou telle chose pour être sauvé, ou ceux qui disent que ce n’est pas grave si on dit qu’on doit faire telle ou telle chose pour être sauvé, on peut quand même être sauvé, même si on dit de telles faussetés.

C’est à dire qu’il y a des évangéliques qui s’associent donc aux Catholiques, aux Anglicans, etc, et qui disent, « oui, oui, bien sûr, vous êtes sauvés. Vous n’êtes pas des faux-prophêtes. Vous croyez en Jésus, même si ce n’est pas tout à fait de la bonne manière, mais vous y croyez quand même. Alors, on est des frères et soeurs en Christ…». Mais en disant ça, ils se dévoilent comme n’étant pas de ceux qui connaissent le vrai salut. Ce sont des évangéliques inclusifs.

Exemples d’évangélique inclusifs :

John Stott

« Nous ne pensons pas que les évangéliques ni les Catholiques Romains devraient hésiter à partager un temps de prière lorsqu’ils se rencontrent dans leurs foyers respectifs . . . Au nom de Christ, les Catholiques Romains et les évangéliques peuvent répondre aux besoins humains ensemble . . . Nous ne les avons ni ignorés, ni discrédités ni minimisés [les éléments qui nous divisent]; puisqu’ils sont réels et dans certains cas sérieux . . . Du même coup, nous savons et avons expérimenté que les murs de notre séparation n’atteignent pas le ciel. » (Stott et Meeking, ERCDOM, page 89)

Aussi, dans son livre La vérité évangélique John Stott expose d’un côté très droitement et bibliquement en trois chapitres un très beau et bon développement de la vérité de l’Evangile, et d’un autre côté, dans la préface, il annule tout ce qu’il dit dans le reste du livre. Il dit:

« J’essaie donc de ne pas oublier que les trois grand courants de pensée chrétiens (catholique, libéral et évangélique) ne s’excluent pas toujours, car à côté de leurs points de divergence, ils présentent des convergences. Nous nous réjouissons évidemment, et nous rendons grâces à Dieu, de ce que la grande majorité des croyants chrétiens sont attachés au Symbole des Apôtres et à celui de Nicée, et que l’immense majorité des Protestants continue de professer de nombreuses vérités de la Réforme. Autrement dit, les vérités évangéliques essentielles ne sont pas la propriété exclusive des évangéliques. Par ailleurs, les évangéliques considèrent (en toute humilité, je l’espère) certaines vérités bibliques et historiques qu’ils ont toujours défendues comme un dépôt confié à toute l’Église. » (Page 11).

Chuck Colson

« C’est un fait que nous pouvons apprendre les uns des autres. Personnellement, alors que je formais de solides convictions doctrinales, j’ai été profondément enrichi par la communion avec ceux qui possèdent des convictions différentes, mais toutes aussi solides—particulièrement mes frères et mes soeurs Catholiques, Anglicans, Orthodoxes et Luthériens. » (Colson, The Body, 106).

J.I. PACKER

« … Ce qui amène le salut, après tout, n’est pas une certaine théorie sur ce qu’est la foi en Christ, la justification, et l’église, mais la foi elle-même en Christ Lui-même ». (J. I. Packer, “Why I Signed It,” p. 37)

« Le nombre de chrétiens que les écrits de Lewis ont aidés, d’une manière à une autre, est énorme. Depuis son décès en 1963, la vente de ses livres s’est élevée à deux millions par an, et un sondage parmi les lecteurs de CT [Christianity Today] l’a classé comme l’auteur le plus influent dans leur vie – ce qui est étrange car eux et moi nous nous identifions comme des évangéliques et Lewis n’a jamais fait une telle chose. Il n’assistait même pas à un lieu de culte évangélique, et il ne fraternisait pas non plus avec les organisations évangéliques. « Je suis un laïc ordinaire de l’Église d’Angleterre [l’Église Anglicane] », il a écrit, « ni spécialement ‘haute’, ni spécialement ‘basse’, ni spécialement quoi que ce soit d’autre. » Selon les standards ordinaires évangéliques, son idée de l’expiation (pénitence archétypique, plutôt que substitution pénale), et son manque à même mentionner la justification par la foi quand il parle du pardon des péchés, et son accueil apparent pour la régénération par le baptême, et son point de vue non-inérrant de l’inspiration de la Bible, plus son affirmation en douce du purgatoire et de la possibilité d’un salut final pour ceux qui ont quitté ce monde en tant qu’incrédules, étaient des faiblesses; ils ont conduit le feu Martyn Lloyd-Jones, pour qui la droiture évangélique était une nécessité, à douter même du fait que Lewis soit un chrétien. Ses plus proches amis étaient Anglo-Catholiques ou Catholiques Romains; la paroisse où il adorait régulièrement était de la dite ‘haute’ église Anglicane; il allait au confessionnal, il était ancré dans le courant catholique (avec un « c » minuscule) de la pensée Anglicane, que certains (pas tous) considèrent comme central. Cependant les évangéliques aiment ses livres et en bénéficient immensément. Pourquoi? » (Packer, Still Surprised by Lewis, in Christianity Today (7 septembre, 1998), page 56).

Bien sûr, fidèle à ses propres croyances inclusives, Packer offre ceci comme conclusion aux raisons pour lesquelles les livres de Lewis sont tant acceptés par les évangéliques:

« La combinaison à l’intérieur de lui de perspicacité avec vitalité, de sagesse avec esprit, et de pouvoir imaginatif avec précision analytique a fait de Lewis un communicateur brillant de l’évangile éternel . . . Ce ne sont pas juste les évangéliques, mais tous les chrétiens qui devraient célébrer Lewis. Il était un chrétien Christo-centrique de la grande tradition centriste, dont la stature une génération suivant son décès semble plus grande que ce qu’on aurait pensé quand il était vivant, et dont les écrits chrétiens sont maintenant considérés comme étant de statut classique ». (Ibid, page 60)

Paul n’a pas hésité de dire de faire attention aux « chiens », « mauvais ouvriers », parlant des personnes qui professaient croire en Christ, parce qu’ils avaient tordu l’évangile. Aujourd’hui, on ne doit pas hésiter d’en faire autant, à propos de toute personne, ou toute église, ou toute secte, qui proclame un faux évangile, même des « évangéliques » qui tordent l’Évangile !

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Pour plus à ce sujet, lire l’article sur UN AUTRE JÉSUS ? (Voir le PDF)

Aussi, voir le livre : À la dérive quant à l’Evangile (PDF)

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CONCLUSION.

La joie est importante, mais elle doit aller de pair avec une vigilance doctrinale pour la bonne nouvelle de Jésus-Christ, pour que cette bonne nouvelle ne soit pas tordue et perdue. Si les gens mettent leur confiance en un évangile qui fait qu’ils doivent dépendre en bout de ligne sur eux-mêmes, ce qu’ils sont naturellement, pour pouvoir aboutir au ciel, ils n’ont rien compris.

La vraie bonne nouvelle, c’est que Christ a tout accompli, alors notre confiance doit être en Jésus-Christ qui seul peut nous sauver à 100%, et nous faire une nouvelle créature.

Avec un tel vrai évangile, il y a cause à vraiment se réjouir!

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