1 ¶ Prière de Moïse, homme de Dieu. Seigneur ! tu as été pour nous un refuge, De génération en génération.
2 Avant que les montagnes fussent nées, Et que tu eusses créé la terre et le monde, D’éternité en éternité tu es Dieu.
3 Tu fais rentrer les hommes dans la poussière, Et tu dis : Fils de l’homme, retournez !
4 Car mille ans sont, à tes yeux, Comme le jour d’hier, quand il n’est plus, Et comme une veille de la nuit.
5 Tu les emportes, semblables à un songe, Qui, le matin, passe comme l’herbe:
6 Elle fleurit le matin, et elle passe, On la coupe le soir, et elle sèche.
7 ¶ Nous sommes consumés par ta colère, Et ta fureur nous épouvante.
8 Tu mets devant toi nos iniquités, Et à la lumière de ta face nos fautes cachées.
9 Tous nos jours disparaissent par ton courroux ; Nous voyons nos années s’évanouir comme un son.
10 Les jours de nos années s’élèvent à soixante-dix ans, Et, pour les plus robustes, à quatre-vingts ans ; Et l’orgueil qu’ils en tirent n’est que peine et misère, Car il passe vite, et nous nous envolons.
11 Qui prend garde à la force de ta colère, Et à ton courroux, selon la crainte qui t’est due ?
12 ¶ Enseigne-nous à bien compter nos jours, Afin que nous appliquions notre cœur à la sagesse.
13 Reviens, Eternel ! Jusques à quand ? … Aie pitié de tes serviteurs !
14 Rassasie-nous chaque matin de ta bonté, Et nous serons toute notre vie dans la joie et l’allégresse.
15 Réjouis-nous autant de jours que tu nous as humiliés, Autant d’années que nous avons vu le malheur.
16 Que ton œuvre se manifeste à tes serviteurs, Et ta gloire sur leurs enfants !
17 Que la grâce de l’Eternel, notre Dieu, soit sur nous ! Affermis l’ouvrage de nos mains, Oui, affermis l’ouvrage de nos mains !
Dieu est éternel.
Ce monde ne l’est pas.
Le temps a passé. Les générations ont passé… La mort par milliers, par millions, par milliards de gens passés avant nous…
Nous voici en 2025.
Il y a un jour, les gens sont rentrés dans l’année 1025. Pour nous, s’en rappelle-t-on? Bien sûr que non. Mais des gens comme vous et moi, vivaient à ce moment-là, avec tout le train-la-la que l’on connait aujourd’hui, et 1025 est depuis très longtemps presque complètement oublié.
Et on pourrait dire la même chose pour l’an 825, 937, 1354, et ainsi de suite. Tout oublié, ou presque. Quelques rares évènements qu’on connait à travers quelques dates principaux de l’histoire humaine. Mais la plupart, aux oubliettes… Passé, fini. On a tourné la page, passé à d’autres choses depuis longtemps.
Et vous pensez que 2025 sera différent? Non. Si la patience de Dieu continue, en 3213, ils ne vont plus penser du tout à 2025.
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Si le sentiment d’insignifiance ne nous vient pas, il y a un problème.
D’ailleurs, Moïse, l’auteur du Psaume 90, veut nous faire réfléchir à l’insignifiance de notre court passage dans ce monde.
Tu les emportes, semblables à un songe, Qui, le matin, passe comme l’herbe:
6 Elle fleurit le matin, et elle passe, On la coupe le soir, et elle sèche.
Le point que Moïse fait n’est pas comme certains conclueraient: vivons pour aujourd’hui, car demain nous mourrons. Comme la Bible dit ailleurs à propos de cette philophie : Mangeons et buvons, car demain nous mourrons (1 Cor. 15:2).
Non, le point c’est que cette vie ne dure pas, et il faut être prêt pour l’éternité. Jésus a dit:
Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme ? (Marc 8:36).
V. 7-11 La colère de Dieu contre le mal.
Moïse souligne la colère de Dieu, car Dieu est un Dieu bon, qui hait le mal et aime le bien (Héb. 1:9). Il démontre la colère contre le mal de bien des manières, pour que l’on prenne conscience de la gravité de nos péchés.
Dans l’Ancien Testament, la loi a été donnée pour que l’on réalise noir sur blanc à quel point nous transgressons et faisons le mal.
On n’approchait pas Dieu n’importe quand, ni n’importe comment. Le système de sacrifice dans le tabernacle et dans le temple montrait que le problème du péché devait être résolu pour vraiment pouvoir accéder à Dieu. Ces sacrifices pointaient vers Jésus-Christ, le seul sacrifice pour nos péchés. Jésus était l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde (Jean 1:29).
L’Ancien Testament est trois fois plus long que le Nouveau. L’emphase sur le jugement de Dieu dans l’Ancien Testament était nécessaire pour faire comprendre la signification de la grâce de Dieu, offerte en Jésus-Christ. Passer trop vite au Nouveau, sans ressentir le poids de nos péchés, fera qu’on méprisera, ou prendra pour acquis, la grâce de Dieu. Mais la grâce de Dieu ne peut qu’être donnée à ceux qui comprennent et acceptent le plein poids de leurs péchés, pour en être triste réellement, d’une tristesse selon Dieu, qui mène au salut (2 Cor. 7:10).
C’est pourquoi il est dit dans Esaïe 26:9-10
Mon âme te désire pendant la nuit, Et mon esprit te cherche au dedans de moi ; Car, lorsque tes jugements s’exercent sur la terre, Les habitants du monde apprennent la justice.
10 Si l’on fait grâce au méchant, il n’apprend pas la justice, Il se livre au mal dans le pays de la droiture, Et il n’a point égard à la majesté de Dieu.
V. 10 Moïse souligne le temps court qu’on a dans ce monde, à cause du mal.
Dieu hait le mal, et donne des indices de sa colère, d’une façon mesurée, et non totale, car le jugement final et total, il le retient, désirant sauver et non juger.
Alors, dans Sa patience, Il donne quand même signe de colère contre le mal. Et nous voyons tous cela dans nos vies, les complications dans la vie à cause du mal que l’on fait.
Proverbes 13:15
Une raison saine a pour fruit la grâce, Mais la voie des perfides est rude.
Oui, la voie des perfides, des transgresseurs, est rude.
V. 11 Qui prend garde à la force de sa colère, et à son courroux…?.
Très peu. La majorité ne prennent pas garde à la colère de Dieu
… large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.
Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. (Mat. 7:13-14).
Mais la question n’est pas à se poser surtout d’une façon juste de loin, mais d’une façon très personnelle. Qui prend garde? Est-ce que nous prenons garde personnellement à la force de Sa colère, selon la crainte qui Lui est dûe?
La crainte de Dieu, c’est le commencement de la sagesse. Prov. 1:7
Apocalypse 15:4 Qui ne craindrait, Seigneur, et ne glorifierait Ton nom?
Le contexte est celui-ci
3 Et ils chantent le cantique de Moïse, le serviteur de Dieu, et le cantique de l’agneau, en disant : Tes œuvres sont grandes et admirables, Seigneur Dieu tout-puissant ! Tes voies sont justes et véritables, roi des nations !
4 Qui ne craindrait, Seigneur, et ne glorifierait ton nom ? Car seul tu es saint. Et toutes les nations viendront, et se prosterneront devant toi, parce que tes jugements ont été manifestés.
Oui, un jour, tous se prosterneront et plieront le genou devant le Seigneur Jésus-Christ (Phil. 2:10). Mais la plupart n’en recolteront pas les fruits. Ils seront jetés dans l’étang ardent de soufre et de feu à cause de leur incrédulités et de leur rébellion (Apoc. 20:11-15). Il vaut mieux se convertir et accepter le Sauveur et Seigneur Jésus-Christ aujourd’hui. Pliez le genou devant Lui dans votre coeur aujourd’hui, et acceptez le salut qui va avec le fait de le faire maintenant, par la foi.
Dieu est digne de crainte, au point qu’il est impensable qu’il y en ait qui ne Le craindrait pas.
Mais la plupart font ce qui est impensable et ne prennent pas garde à la force de Sa colère.
Pour vous, avez-vous pris garde à la force de Sa colère? Vous êtes vous repenti d’un coeur brisé pour vos péchés et votre incrédulité face à Lui ?
Sinon, qu’attendez-vous? Ne le remettez pas à une seconde de plus. Car ce n’est pas une moindre de chose.
La force de sa colère… On le mérite.
Si ce n’est pas fait encore, prenons-y garde fondamentalement; ayons la « tristesse selon Dieu », qui « mène à la repentance à salut, dont on ne se repent jamais » (de laquelle on ne va jamais revenir en arrière, qu’on ne va jamais regretter). 2 Cor. 7:10
Sans prendre garde fondamentalement à la force de sa colère que l’on mérite, on ne pourra jamais passer au verset 12-17 (reconnaître et goûter la bonté de Dieu, Sa grâce, avoir un but de vivre, une raison pour apprendre à compter nos jours, etc….)
Ce n’est que prendre garde fondamentalement à la force de Sa colère, que l’on pourra apprécier le coût qu’Il a payé pour nous offrir sa bonté et sa grâce : ce coût est Jésus-Christ, Son Fils, devenu homme, pour subir la force de Sa colère à notre place (Romains 3:23-27).
Dans ce contexte de prendre garde à la force de Sa colère, on devient en bonne posture pour être sobre dans l’utilisation du temps qu’il nous donne ici-bas.
C’est pourquoi il continue avec le verset 12.
v. 12. Compter ses jours.
Enseigne-nous à bien compter nos jours, Afin que nous appliquions notre cœur à la sagesse. v. 12.
Quand Dieu nous sauve, quand on prend garde fondamentalement à la force de sa colère, on commence à devenir soucieux du temps qu’il nous donne ici-bas sur terre, à ne pas simplement que ce soit vain, inutile et sans signification.
Dieu dit à ceux qui sont les siens:
Rachetez le temps car les jours sont mauvais… Eph. 5:18
À moins de spécifiquement racheter le temps, le temps sera gaspillé pour ce qui est mauvais. Peut-être très mauvais, explicitement mauvais, peut-être moindrement mauvais parce que ça n’est pas pour l’éternité, mais mauvais.
Blog d’un ami chrétien
Une fois, j’ai reçu d’un ami, d’un croyant de longue date, un message indiquant qu’il avait un blogue pour ceux qui voulaient le suivre. Il a partagé le sujet de ses préoccupations en donnant cette liste:
Les grands thèmes:
- Environnement et climat.
- Politique, économie, social et finance.
- Culture, musique.
- Plus personnel, où il donne son témoigne de conversion, et d’autres choses personnelles.
- Chrétienneté.
Et je me suis dit, peut-être il n’a pas fait exprès de les avoir dans cette ordre, mais certainement l’ordre donné suggère un manque de priorité à la toute priorité de l’éternité (conversion, chrétienté) comparé aux choses de ce monde (l’environnement, politique, économie, etc).
Ces choses ne sont rien, si on n’est pas réellement chrétien. La question de la chrétienté est toute importante. Elle devrait être en premier lieu, de loin, et elle devrait colorer le reste. La question de l’environnement et du climat, de la politique et de l’économie deviennent vite des choses éphémères quand on considère qu’on vit sur un bateau qui coule, et que sauver le bateau n’est pas possible, ce n’est pas une vie plus agréable sur ce bateau qui coule qui fait du sens. C’est de prendre les moyens de sauvetage, et ensuite, aider les gens autour à prendre les moyens de sauvetage.
Oh, qu’il est facile pour ceux d’entre nous qui connaissons le Seigneur de commencer à vivre d’une façon éphémère et nous préoccuper des choses qui ne durent, qui sont si importants aux gens perdus.
Mais, plutôt, rachetons le temps, car les jours sont mauvais.
Enseigne-nous, Seigneur, à bien compter nos jours.
Dans ce contexte, on a besoin du Seigneur, c’est pourquoi, il continue avec v. 13.
Reviens, Eternel ! Jusques à quand ? … Aie pitié de tes serviteurs ! V. 13
Besoin du Seigneur. Reviens!
On a besoin qu’il nous humilie. Besoin de sa bonté. De sa grâce.
Goûtant sa grâce à travers les épreuves et difficultés de la vie fera qu’on aura toujours la joie de connaître notre destinée éternelle, et les bontés de Dieu au jour le jour jusque dans l’éternité.
Et nous serons toute notre vie dans la joie, Et nous serons toute notre vie dans la joie et l’allégresse. V. 14
Quand on connait le Seigneur Jésus, ayant pris garde la force de Sa colère, et ayant accepté la grâce de Son salut et de Son pardon, il n’y a plus lieu à se plaindre de quoi que ce soit. Car Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment, de ceux qui sont appelés à son dessein (Rom. 8:28). Il nous est dit dans Phil. 2:14 : Faites toutes choses sans murmures, ni hésitations…
D’ailleurs, donc, ce n’est pas juste l’état d’esprit de joie et de paix dont Moïse parle, pour ceux qui ont pris garde à la force de sa colère, mais aussi, leurs oeuvres. Moïse voulait non seulement se reposer par la foi en la bonté et la grâce de Dieu, mais il voulait être occupé à oeuvrer pour Lui. Il ne voulait pas être oisif, pas se faire vivre sans travailler (cf. 2 Th. 3:10-12). Pas juste minimalement gagner sa propre vie, mais être travaillant pour le Seigneur. Et cela, non dans sa propre force, dans la chair, mais plutôt d’une façon dépendante de Dieu
Que la grâce de l’Eternel, notre Dieu, soit sur nous ! Affermis l’ouvrage de nos mains, Oui, affermis l’ouvrage de nos mains ! V. 17
Toute oeuvre qui n’est pas affermis par Dieu. Pfoui. Vanité.
Nous avons besoin de réorganiser nos priorités, nos engagements, nos oeuvres, nos activités, notre foi.
Pourquoi? Le temps passe et va à rien…
Il n’y a que Dieu qui est éternel et ce qu’Il entreprend, alors, donnons-Lui la crainte qui Lui est dûe. Prenons garde à la force Sa colère. Reconnaissons Sa bonté et Sa grâce. Devenons sobre à l’utilisation de notre temps, et mettons-nous à l’oeuvre, en baignant nos efforts dans la prière et la dépendance sur Dieu.
Pour ceux qui ne sont pas encore convertis, c’est par là que ça passe. Par d’abord prendre garde à la force de Sa colère, fondamentalement. Cherchez Dieu, lisez la Bible. Voyez à quel point Sa haine du péché est grande… Sa haine de vos péchés…
Esaïe 57:15-21
Car ainsi parle le Très-Haut, Dont la demeure est éternelle et dont le nom est saint : J’habite dans les lieux élevés et dans la sainteté ; Mais je suis avec l’homme contrit et humilié, Afin de ranimer les esprits humiliés, Afin de ranimer les cœurs contrits.
16 Je ne veux pas contester à toujours, Ni garder une éternelle colère, Quand devant moi tombent en défaillance les esprits, Les âmes que j’ai faites.
17 ¶ A cause de son avidité coupable, je me suis irrité et je l’ai frappé, Je me suis caché dans mon indignation ; Et le rebelle a suivi le chemin de son cœur.
18 J’ai vu ses voies, Et je le guérirai ; Je lui servirai de guide, Et je le consolerai, lui et ceux qui pleurent avec lui.
19 Je mettrai la louange sur les lèvres. Paix, paix à celui qui est loin et à celui qui est près ! dit l’Eternel. Je les guérirai.
20 Mais les méchants sont comme la mer agitée, Qui ne peut se calmer, Et dont les eaux soulèvent la vase et le limon.
21 Il n’y a point de paix pour les méchants, dit mon Dieu.