Le réveil silisien de prière juvénile 1708 [Réveil #5]

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Dans la suite de notre étude du réveil, dans des exemples du passé, à la lumière de la Parole de Dieu, nous allons voir une sélection d’autres réveils notoires, à commencer avec le réveil silisien de prière juvénile de 1708.

Préface: L’histoire des réveils est un peu flou et subjectif, par définition. Rien bibliquement parlant ne permet d’établir clairement les périodes de réveil, puisqu’il n’y a pas dans la Bible de standard pour dire clairement quand une saison est favorable ou non, et à quel degré. Mais, quand même, il y a ces termes bibliques, « occasion favorable ou non » (2 Tim. 4:2). Donc, même si c’est flou, il y a quand même définitivement quelque chose qui fait qu’on peut distinguer entre les saisons.

Occasion non-favorable: eg. Chorazin, Bethsaïda, visité par Jésus (Luc 10:13).
Occasion favorable:    Pentecôte et les semaines et/ou mois qui ont suivi (Actes 2-8) 

Dans la même veine, donc, qu’on choisisse d’appeler par le terme « réveil » une certaine période marquée par un mouvement assez remarquable de Dieu sur les coeurs, et, par la grâce de Dieu, une réceptivité à ce mouvement divin (cf. Luc 13:34; Jac. 4:6), résultant dans nombreuses conversions et les fruits qui en ressortent, et/ou la sanctification marquée et l’engagement accru dans la vie des chrétiens, ça ne semble pas contraire à la bienséance.

Ce n’est pas à dire que Dieu ne sauve pas entre les saisons qui sont très évidemment favorables, les saisons de « réveil ». Il y a eu des saisons favorables à divers degrés et à divers ampleurs. Il est donc difficile d’établir une liste exacte de « réveils » dans l’histoire de l’Église, d’autant plus qu’il y en a qui errent à inclure dans les réveils, des réveils qui sont louches ou même clairement mal-fondés, non selon la Bible; en ce qui concerne ces derniers, on réfère particulièrement aux réveils centrés sur une mauvaise théologie sur le baptême de l’Esprit, et les prodiges, miracles, dons spirituels qui sont recherchés dans ce contexte.

Les 14 articles suivants sont traduits, avec permission, de ce site: romans1015.com. Ce site présente beaucoup de bonnes informations, mais aussi un mélange de réveils bien bibliques, et d’autres mal-fondés, voir même non-bibliques. Nous partageons ces 14 articles dans le but de donner un aperçu varié et de divers lieux de quelques réveils notoires, parmi tant d’autres, avec leurs forces et leurs faiblesses et cherchant à les comprendre à la lumière des principes de la Parole de Dieu, pour faire la part des choses, tirer motivation et/ou en apprendre des leçons importants. Dans ces 14 articles, nos commentaires, notes et mises-en-garde sont marqués par des crochets [[ ]]

Le réveil silisien de prière juvénile de 1708

Cette carte montre la région connue à l’époque sous le nom de Silésie, le long de la frontière entre la Pologne et la Tchécoslovaquie.

Introduction

En 1708, le long de la frontière entre la Pologne et la Tchécoslovaquie, dans la région connue à l’époque sous le nom de Silésie, un réveil s’est amorcé parmi les enfants. La toile de fond historique de ce réveil est constituée de nombreuses guerres, la plupart de nature religieuse.

La plupart des conflits opposaient les États luthériens et catholiques. Les piétistes, un mouvement issu du luthéranisme, sont venus s’ajouter à ce mélange.

Les piétistes, tout en continuant à se réclamer du luthéranisme, préféraient se réunir en petits groupes en dehors des limites de l’Église luthérienne établie, dans ce que l’on appelait des conventicules (que les autorités civiles interdisaient dans certaines régions). Ces conventicules n’étaient rien d’autre que des réunions secrètes ou publiques pour le culte, à l’instar des disciples qui se réunissaient en privé dans le Cénacle ou dans des maisons privées pour le culte, au lieu de se rendre dans les synagogues.

L’Église luthérienne établie s’est fortement opposée à ces réunions, qui échappaient à la supervision et au contrôle de l’Église luthérienne.

Les enfants associés à ce réveil étaient en grande partie des piétistes. Les représentants du pouvoir religieux qui se disputaient le contrôle, imposant souvent des restrictions aux fidèles piétistes, ont créé l’élan nécessaire à l’émergence de ce réveil de la prière des enfants.

Oppression religieuse

Dans les années 1500, la Silésie était protestante à 90 %. Mais avec le transfert des pouvoirs politiques, on assiste à un mouvement de rétablissement du catholicisme dans la région. L’impulsion de ce renouveau est due en grande partie à la forte oppression exercée par les catholiques sur les protestants. Les Habsbourg catholiques avaient systématiquement affaibli leur « opposition » par :

▪ La politique de réduction de l’Eglise, qui s’est déroulée tout au long des années 1600.
▪ Fermeture de plus de 1.200 bâtiments ecclésiastiques.
▪ La fermeture des écoles protestantes.
▪ Les enfants protestants ont été forcés d’aller dans les écoles catholiques.
▪ Exil des pasteurs protestants et de leurs familles.
▪ La foi évangélique a été rendue illégale, tout comme la possession d’une Bible de Luther et de littérature évangélique.
▪ Les Jésuites auraient été des « troupes d’assaut politico-ecclésiastiques ». Dans la ville de Freystadt, 30 familles avec 56 enfants, identifiées par les Jésuites comme évangéliques, ont eu 3 mois pour se convertir au catholicisme ou leurs biens seraient vendus.
▪ Les déplacements vers les églises au-delà de la frontière en Saxe, Bohème ou Moravie (Allemagne et Tchèquie) sont interdits.

Cette persécution religieuse a conduit à :
▪ Des réunions de prières clandestines.
▪ Des églises de maison.
▪ Des services religieux tenus dans les montagnes, les forêts ou les champs.
▪ Déplacement vers les églises frontalières pour le culte – ce qui impliquait de parcourir de longues distances pour entendre un sermon et célébrer le culte dans un bâtiment d’église.
▪ Des églises et des réunions de prière dirigées par des laïcs.
▪ La spiritualité silésienne se fonde sur l’autorité de la Bible (sola scriptura) et représente un défi pour les traditions catholiques.

La prière extraordinaire

Ce renouveau a commencé par une prière extraordinaire, autour du 28 décembre 1707, le jour des Saints Innocents. Le lieu était les montagnes de Silésie, dans la ville de Sprottau, une région où le culte évangélique avait été interdit pendant cinquante ans. C’est là que les enfants, garçons et filles âgés de 4 à 14 ans, ont commencé à se réunir trois fois par jour dans les champs à l’extérieur de la ville pour prier (à 7 heures du matin, vers midi et vers 16 heures).

Certaines de ces réunions duraient de 3 à 5 heures.

Les enfants avaient pour habitude de former deux grands cercles et de prier. Le cercle intérieur contenait les garçons et le cercle extérieur les filles. Souvent, ils s’agenouillaient, parfois ils se prosternaient. Ils chantaient des hymnes luthériens, lisaient des psaumes et des textes de dévotion, et terminaient par une bénédiction. Ces enfants semblaient immunisés contre la crainte de leurs parents de faire de même. Les responsables de l’église étaient furieux que la prière ait lieu en dehors du bâtiment de l’église, mais c’était comme si rien ne pouvait empêcher ces enfants de se rassembler pour prier.

Un père, inquiet de voir ses enfants défier l’Église et les autorités gouvernementales, a tenté d’enfermer son fils et sa fille dans leur chambre. Mais lorsqu’il apprit qu’ils avaient l’intention de sauter par la fenêtre pour se réunir pour prier, il céda et les autorisa à partir.

Le réveil se répand

Très vite, les adultes se joignirent aux enfants qui se réunissaient pour prier. Lorsque les adultes virent les enfants chanter et prier, cela les toucha puissamment et « les fit fondre en larmes ».

Dans quelques villes, le nombre d’enfants rassemblés atteignit 300 à 1 000.

Les autorités gouvernementales ont ordonné que les rassemblements cessent, mais les enfants n’ont pas voulu. À un endroit, un bourreau fut envoyé avec un fouet pour disperser les enfants qui se réunissaient sur la place du marché. Mais lorsqu’il les a vus prier, il a été tellement ému par ce qu’il a vu qu’il n’a pas pu le faire.

À la grande irritation du clergé luthérien non piétiste, des événements surnaturels se produisaient.
Lorsqu’ils se produisaient, ils préféraient ne pas en parler. Il y eut des événements tels que :
▪ Lorsqu’une troupe de cavalerie – essayant d’intimider les enfants – a fait semblant de les charger, les enfants n’ont montré aucune réaction et ont continué leurs prières.
▪ On a tiré sur les enfants avec des fusils « sans balle » [à blanc], mais ils n’ont pas eu peur.
▪ Les lettres des livres de prières utilisés par les enfants ont commencé à émettre de la lumière.
▪ Des colombes volaient autour des enfants, assez près pour qu’on puisse les toucher.
▪ Il a été rapporté que les enfants avaient aussi des rêves et des visions. [hmm…]

A Breslau, les enfants catholiques romains se sont joints aux enfants luthériens et piétistes luthériens pour prier, bien que des ordres stricts aient été donnés aux parents pour qu’ils gardent leurs enfants à la maison. Pendant ce temps, ces enfants se rassemblaient pour prier et des milliers d’adultes luthériens et catholiques se rassemblaient pour observer.

Cette passion pour la prière s’est répandue comme un feu. En l’espace de cinq jours, ce réveil de la prière chez les enfants a été observé dans cinq principautés différentes de Silésie. Un contemporain de l’époque, Johann Wilhelm Petersen, a parlé de cette propagation rapide :

« …La prière des enfants s’est répandue dans cinq principautés différentes du pays de Silésie en l’espace d’environ cinq jours. Si, au même moment, une tempête de vent rapide, un typhon, s’est développé et s’est manifesté si rapidement et a été déplacé comme par une main, sans une divinité cachée, nous ne pouvons pas concevoir une telle impulsion. »

Un mouvement spontané ou un mouvement de propagation

Les rapports documentés indiquent que le réveil de la prière des enfants ne s’est pas vraiment répandu, mais qu’il était spontané, poussé par une impulsion de Dieu. La raison de cette opinion est que les prières des enfants se seraient répandues dans toute la Silésie en seulement 5 jours, et ce sans aucune communication entre eux. Les groupes de prière d’enfants de toute la région utilisaient également la même routine de prière, ce qui indiquait que c’était la main de Dieu qui dirigeait le mouvement.

Lorsqu’on leur a demandé qui les avait incités à participer à ces réunions de prière, les enfants ont répondu qu’ils le faisaient « de leur propre chef ».

À certains endroits, on a vu des groupes de 3 000 à 4 000 personnes se rassembler pour prier, mais les rassemblements étaient très ordonnés et bien menés.

« Il n’y a guère qu’un village à Ligniz où ils se réunissent chaque jour en plein air, dans la plus grande tranquillité et la plus profonde introversion d’esprit…, pour tenir des heures de prière, comme cela se pratique dans les montagnes et dans d’autres lieux. Certains ministres regardent et font des clins d’oeil à cette pratique, d’autres s’insurgent contre elle, et très peu se réjouissent de la voir ». – Heinrich Wilhelm Ludolf

Quelques observations sur ces enfants et leurs réunions de prière :
▪ Ils n’ont pas reçu d’instructions sur la manière de mener ces réunions de prière.
▪ Ils agissaient en fonction de leurs propres désirs intérieurs, et ils ne pouvaient souvent pas attendre la prochaine heure de prière.
▪ On dit qu’ils avaient un tel amour pour la prière qu’ils oubliaient tout, y compris dormir et manger.
▪ Le temps n’était jamais si mauvais qu’il les dissuadait de se réunir.
▪ Les enfants qui, auparavant, étaient sauvages et turbulents et qu’il fallait traîner à l’église, ne pouvaient plus être tenus à l’écart des réunions de prière.
▪ Le comportement des enfants a été noté comme étant bien au-dessus de leur âge, car ils étaient extrêmement disciplinés. On a parlé d’une « dévotion peu commune ».
▪ Les enfants agissaient contre les ordres des autorités civiles et parentales lorsqu’on leur demandait de ne pas prier.
▪ Ils choisissaient parmi eux un lecteur qui se tenait au milieu du cercle et qui dirigeait ensuite les chants et les prières.
▪ Ils ont surmonté les menaces et les obstacles qui tentaient de les arrêter.
▪ En plein air, ces rassemblements de prière se tenaient en dehors des villages, des villes et des cités.
▪ Ils étaient le plus souvent à genoux pendant toute la durée de la prière.
▪ Ils se prosternaient souvent sur le visage.
▪ Lorsque les ministres tentaient de diriger les prières des enfants, ces derniers désapprouvaient, car ils disaient que les ministres ne priaient pas assez longtemps.
▪ Les rassemblements typiques comprennent

  1. Sept chants
  2. Une prière entre chaque chant
  3. La lecture d’un psaume de repentance
  4. Souvent la prière pour qu’on leur rende leurs églises, que les catholiques leur ont enlevées.
  5. La lecture d’un chapitre de la Bible
  6. Conclusion en levant les mains et en chantant deux autres chants, puis lecture de Nombres 6:24-26

Toute l’opposition au réveil de la prière des enfants est venue des catholiques et de l’orthodoxie luthérienne, tandis que les piétistes luthériens ont accueilli favorablement le mouvement.

Les adultes qui ont documenté les prières des enfants ont dit qu’ils demandaient :
▪ Le pardon
▪ Une meilleure compréhension de la Parole de Dieu
▪ Que Dieu envoie son Saint-Esprit sur le peuple
▪ Que Dieu envoie un réveil
▪ Que Dieu les favorise
▪ Qu’ils deviennent des messagers de Dieu

Un défaut

S’il y avait une faute à reprocher aux enfants, c’est qu’ils portaient parfois des pierres pour les lancer sur ceux qui tentaient de les arrêter dans leurs prières.

Cette image représente les autorités en place à l’époque (Joseph Ier, empereur du Saint Empire romain, et Charles XII de Suède). Sous leur image, on peut voir deux cercles d’enfants en train de prier, avec un chef au milieu du cercle.

Le centre du réveil

Le réveil de la prière des enfants est devenu le catalyseur du réveil et du renouveau dans toutes les églises, et même si le réveil a commencé dans la partie nord de la Silésie, il a fait son chemin dans toute la région, avec la ville très méridionale de Teschen (aujourd’hui Cieszyn) qui est devenue le centre du réveil, et son influence s’est fait sentir dans toute l’Europe centrale.

L’église de Jésus (l’église luthérienne Jesuskirche de Teschen, aujourd’hui Cieszyn) était l’une des églises que les catholiques permettaient aux protestants de la région d’avoir, bien que l’argent pour le soutien de l’église devait provenir de dons personnels, ce qui était contraire à la façon dont les églises catholiques étaient financées. Les églises catholiques étaient financées par l’État.

Les gens marchaient toute la nuit pour arriver à Teschen et participer aux offices. Des milliers de personnes se rassemblaient, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’église, et beaucoup passaient des heures à prier et à chanter des hymnes avec ferveur.

Les pasteurs piétistes ont été invités à venir à Teschen pour superviser ce que le Seigneur faisait. Bien que l’église de Teschen, avec ses multiples balcons, puisse accueillir 5 000 personnes, elle était tellement inondée de fidèles que les services commençaient à 6 heures le dimanche matin et se poursuivaient tout au long de la journée, dans différentes langues (allemand, polonais et bohémien, ou tchèque). Le nombre de fidèles hebdomadaires atteint 40 000.

Des personnes extérieures à l’église s’investissent dans la prière, les confessions et le chant passionné de cantiques. Ce qui avait commencé par des groupes d’enfants dans les champs s’est transformé en un mouvement qui s’est répandu dans toute la région.

La formation de disciples

À notre époque, de nombreuses églises n’ont aucun plan pour former les nouveaux chrétiens. Pourtant, au cours de ce réveil, des soins pastoraux ont été mis en place immédiatement après la conversion d’une personne. Grâce à ces soins, les nouveaux convertis ont pu recevoir la communion huit jours seulement après leur conversion. En effet, des cours spéciaux étaient organisés pour les préparer à recevoir la communion. En plus de ces cours, de nombreux autres cours bibliques spéciaux étaient prévus, ainsi qu’un programme complet de réunions de prière.

Attaques contre le réveil

Arthur Wallis, dans son livre In the Day of Thy Power (Au jour de ta puissance), a déclaré que

« Si nous trouvons un réveil qui n’est pas dénoncé, nous ferions mieux de regarder à nouveau pour nous assurer qu’il s’agit bien d’un réveil » . – Arthur Wallis

Certains pasteurs ont écrit que le « réveil de la prière des enfants » était l’oeuvre de l’homme ou du diable.

Pourquoi les attaques
▪ Les catholiques craignaient l’érosion de leur pouvoir politique.
▪ Le clergé luthérien, opposé au piétisme, était si catégorique qu’il s’est allié aux catholiques pour renoncer au réveil.
▪ Le clergé évangélique non piétiste aurait préféré voir la fin de la campagne de sensibilisation la plus réussie en Silésie plutôt que de la voir teintée de piétisme.
▪ Un pasteur a déclaré que « beaucoup de membres du clergé en Silésie se sont déchaînés contre le réveil ».
▪ Des étiquettes dévalorisantes ont été attachées à ceux qui se sont joints à ce réveil. Des noms comme quakers, piétistes, et même païens.
▪ Le mouvement a été qualifié d’hérétique parce que les prières se déroulaient en dehors du bâtiment de l’église. Si elles avaient eu lieu à l’intérieur, sous le contrôle du clergé, elles auraient été acceptables.
▪ Lorsque les enfants ont été interrogés sur l’interdiction de prier dans la cour de l’église, ils ont répondu à la question par une question :

« Pourquoi il [le ministre] ne leur permettait pas de prier dans la cour de l'église, alors qu'il leur permettait auparavant de jouer avec des billes et des balles au même endroit?»

Le réveil se propage des enfants aux adultes

Lorsque les adultes se rassemblèrent pour observer les merveilles de la prière de leurs enfants, tout s’arrêta, et il ne fallut pas longtemps avant qu’ils n’entrent eux aussi dans ce que Dieu faisait. Plusieurs décennies après ce réveil, sa puissance s’est encore fait sentir, jusqu’à la fondation de la première dénomination protestante dont le coeur était les missions : l’Église morave (Réveil morave de 1727).

Résultats du réveil
▪ Des réveils d’enfants en prière sont apparus à plusieurs reprises au cours des décennies suivantes.
▪ Dieu a utilisé la « folie de ces enfants » contre la sagesse de ce monde. En effet, leurs prières ont tourné le coeur de nombreuses personnes vers Dieu.
▪ Certains des enfants les plus mal élevés sont devenus des leaders de groupes de prière, et les enfants ont accordé autant d’attention et de révérence au leader de leur groupe qu’à un pasteur.
▪ Les enfants sont devenus plus désireux que jamais d’aller à l’école, alors qu’ils avaient auparavant un grand désintérêt pour l’éducation.
▪ L’oeuvre régénératrice du Saint-Esprit s’est manifestée à grande échelle.
▪ On a dit que les prières des enfants avaient « réveillé le peuple » et qu’elles avaient « un pouvoir dans la bataille surnaturelle entre le bien et le mal ».
▪ Les ale-houses (bars) étaient souvent vides, étant « peu fréquentés », et dans certains endroits, ils étaient tous fermés.
▪ Non seulement de plus en plus d’enfants étaient « réveillés » au fur et à mesure que le mouvement se répandait, mais de nombreux adultes dans les foules qui se rassemblaient pour les regarder pleuraient, réfléchissaient, se repentaient et étaient réveillés.
▪ Des lettres écrites par des témoins oculaires du réveil de la prière des enfants ont circulé dans toute l’Europe.
▪ Avec la traduction de ces rapports de témoins oculaires en anglais, sous la forme de Praise Out of the Mouths of Babes…, la Grande-Bretagne et toutes ses colonies ont également reçu la nouvelle, donnant de l’inspiration à des milliers de lecteurs.

Après que le pasteur principal de l’église Jesus à Teschen a traduit l’ouvrage de Jonathan Edwards intitulé A Faithful Narrative of the Surprising Work of God [Le récit fidèle de l’oeuvre surprenante de Dieu], des parallèles entre ce que Dieu a fait en Nouvelle-Angleterre et en Silésie ont été observés.

Le révérend Caspar Neumann

Caspar Neumann (1648-1715)

Caspar Neumann, le principal ecclésiastique luthérien de la ville de Breslau (aujourd’hui Wroclaw), était un fervent opposant au réveil de la prière des enfants, mais dans son récit de témoin oculaire du réveil, il avait beaucoup de bonnes choses à dire. Nous le citons ici avec notre traduction du vieil anglais :

Dieu se plaît à visiter notre pays d’une manière dont on n’avait jamais entendu parler. Car quelle chose étrange et inexplicable que les enfants d’un pays entier se lèvent et manifestent leur désobéissance,
qu’ils prient au vu et au su de tous ;
qu’ils prient aux yeux du monde entier ;
et qu’ils prieront plus qu’on ne peut le désirer ou le permettre ; alors qu’en général, les enfants doivent être contraints de prier avec beaucoup de travail.
La chose est si difficile et si contraire au bon sens qu’aucun homme, avec tout son pouvoir et toute sa ruse, n’aurait pu produire une telle insurrection universelle pour la prière, un zèle si peu commun pour prier, que les enfants en oublient de manger et de dormir, certains veillant presque toute la nuit, par impatience, et d’autres jeûnant jusqu’à la nuit, afin d’être plus à même de prier. Tant de patience dans la gelée et le froid, et dans les temps les plus difficiles ; tant de constance, de modestie et d’ordre inébranlables observés par la plupart d’entre eux à leurs heures de prière ; la prompte obéissance qu’ils accordent à leurs compagnons, qui les dominent parfois assez sévèrement ; la dévotion sincère de la plupart d’entre eux, dont on ne trouve guère d’équivalent chez les personnes âgées ; les réponses faites par certains d’entre eux lorsqu’on leur demandait des comptes, de sorte que l’on avait de quoi s’étonner de leur sens et de leur compréhension ; leurs députations et leurs messages aux magistrats et au clergé pour obtenir conseils et assistance ; et enfin, le zèle et l’angoisse jamais entendus, allant jusqu’à l’évanouissement de certains, lorsqu’on les empêchait de force de vaquer à leurs heures de prières. Toutes ces choses sont si inhabituelles dans la jeunesse, et si étranges à mes yeux, que je dois m’en remettre au jugement de Dieu, et suspendre le mien.

Sources
▪ Kinderbeten par Eric Jonas Swensson
▪ Praise out of the Mouth of Babes, or, a Particular Account of Some Extraordinary Pious Motions and Devout Exercises, Observ’d of Late in Many Children in Silesia par Anonyme

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Cours sur le Réveil, Vidéos: (pour regarder ces vidéos, clickez les liens ci-bas; mais pour télécharger les fichiers audios, ça sera plus facile de le faire à partir du lien des notes pdf)

  1. Réveil Vidéo no. 1 Réveil du Pays de Galles de 1904, qu’en penser?
  2. Réveil Vidéo no. 2 Réveil du Pays de Galles de 1904, qu’en penser? suite
  3. Réveil Vidéo no. 3 Principes bibliques sur le réveil.
  4. Réveil Vidéo no. 4 Conte Zinzendorf et les chrétiens Moraves et Mme Binny et le Temple Baptiste de Charlotte
  5. Réveil Vidéo no. 5 Premier Grand Réveil (Angleterre) et C. G. Finney
  6. Réveil Vidéo no. 6 Le faux évangile de la théologie de C. G. Finney
  7. Réveil Vidéo no. 7a; no. 7b Le réveil silésien 1708 et le réveil de Corée 1907 et de Mandchourie 1908
  8. Réveil Vidéo no. 8 Les réveils sous D. L. Moody
  9. Réveil Vidéo no. 9 Les réveils sous David Brainerd, 2e Grand réveil et Réveil de Jamaique 1860
  10. Réveil Vidéo no. 10 Les réveils de 1863 durant la guerre civile américaince
  11. Réveil vidéo no. 11 Réveil sous Billy Sunday
  12. Réveil Vidéo no. 12 Le réveil du Pays de Galles de 1859; conclusion

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