La Parole de Dieu pour le monde entier #4 — C.T. Studd

La foi et là où elle nous amène.

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C.T. Studd, 1860-1931

Un bateau manqué, et une visite par temps perdu à un théâtre pour se divertir. Voilà qui a changé bien des choses.

Car au lieu d’être du divertissement typique, voilà que M. Vincent entend l’évangile et cela pour la première fois de sa vie. L’évangéliste, D. L. Moody, avait loué la salle de théâtre pour l’occasion d’une campagne d’évangélisation. Touché, M. Vincent se convertit.

La vie changée, il se met à chercher à gagner ses amis et ses connaissances, dont un certain Edward Studd, qui était à la retraite, étant revenu des Indes, où il avait fait une fortune.

M. Vincent réussit de peine et de misère à amener M. Studd à une des réunions de la campagne d’évangélisation de Moody. Mais une fois que celui-ci a entendu l’évangile, il continua d’assister aux réunions et se convertit. On est en 1877, en Angleterre.

Ma foi trouve enfin son repos
À Christ, je viens brisé.
Je me fis, non sur un crédo,
Mais en sang versé.

Ref. Je n’ai plus besoin d’arguments,
Son plaidoirie est là:
C’est assez que Jésus soit mort,
Et qu’Il soit mort pour moi.

Que Jésus sauve me suffit,
Sa promesse, j’y crois.
Moi, grand pécheur, je viens à Lui,
Par grâce, Il me reçoit.

C’était fini son ancienne vie. Les courses de chevaux, etc, fini. Maintenant, il se donna en entier à faire connaître l’évangile. Il se met à inviter des prédicateurs pour venir chez lui et prêcher l’évangile à ceux qui accepteraient bien de venir entendre ce message précieux.

Ses propres fils, les trois aînés, non-convertis, désintéressés, sont finalement gagnés, et le même jour, indépendamment, par un de ces prédicateurs invités par leur père.

L’un de ses fils, Charles Thomas Studd, ou plus souvent juste appelé C.T. Studd, décrit ainsi sa conversion, où il a accepté le cadeau gratuit, le don gratuit du salut en Jésus-Christ:

« Je me suis mis à genou, et j’ai dit “merci” à Dieu. Et directement là, à ce moment précis là, la joie et la paix sont entrés dans mon âme. Je savais que j’étais né de nouveau, et la Bible qui avait été si sèche et ennuyante pour moi auparavant, est devenue tout. »

Sur la Parole, je me fie,
La Parole de Dieu.
Le salut est en Jésus-Christ,
Par Son sang, pour qui veut.

Ref Je n’ai plus besoin d’arguments,
Son plaidoirie est là:
C’est assez que Jésus soit mort,
Et qu’Il soit mort pour moi.

Saint-Bien-Aimé qui m’as sauvé,
O Jésus mon Sauveur,
En retour pour Te remercier,
Voici prends tout mon coeur.

Malheureusement, pour les prochains six ans, Charles laisse son coeur se refroidir, et s’adonne tout entier à exceller au Criquet. Il devient une sensation nationale dans ce sport.

Son père meurt deux ans après sa conversion, et l’un de ses frères, bon joueur lui-même au criquet, était en feu pour le Seigneur. Il jouait au criquet, mais ce n’était pas sa passion. Le Seigneur Jésus était sa passion, et Le faire connaître était ce qui était sur le coeur de son frère George.

En feu pour le Seigneur,
Soit en feu pour Dieu, mon coeur.
Que mes las tièdeurs soient consumés
Et que mes distractions soient brûlées.

Refrain:
En feu pour le Seigneur,
Je veux être enflammé pour Toi, Seigneur.

En feu pour les perdus,
Oui, les gagner à Jésus.
Que le feu duquel ils sont si près,
Me motive à les en arracher.

Deux vieilles dames priaient, et persévéraient dans la prière que Dieu ramène le jeune Charles de son rétrograde. Dieu a répondu à leur prière justement par G.B. Studd. Celui-ci tombe malade, très malade. À son chevet, présumant que son frère est sur son lit de mort, il se mit à réfléchir sur son frère et ses valeurs.

Maintenant, que vaut toute cette popularité du monde à Georges? Qu’est-ce que vaut toute la gloire et la flatterie, d’être une personne fameuse? Qu’est-ce que ça valait de posséder toutes les richesses de ce monde, quand un homme vient à être face à face avec l’éternité?

Une voix semblait lui répondre: vanité des vanités, tout est vanité. Est-ce que ça valait vraiment la peine de poursuive l’honneur et la gloire de ce monde? Le sport, le Criquet, n’était que des choses passagères. La gloire qu’il avait d’être un star, cette gloire fuirait bien vite elle aussi. Qu’est-ce qu’il aura dans l’éternité de tout ça? Rien. Non, valait mieux vivre pour le Seigneur, sa cause éternelle, sa mission.
Dieu a utilisé cet événement pour réveiller l’esprit de Charles. Il a épargné aussi son frère, qui en fait, s’est remis de sa grave maladie.

En feu d’un feu du ciel,
Pur et sage et non charnel,
Que mon coeur soit entier de ferveur,
Plein d’amour, de foi et de douceur.

En feu pour le Seigneur,
Je veux être enflammé pour Toi, Seigneur.

En feu et dévoué,
À mes frères bien-aimés:
Suivre le modèle de Jésus,
Servir humblement, sans retenu.

Pour quelques mois, Charles s’est mis à chercher la face de Dieu sur sa volonté dans sa vie. Où aller, que faire? Comment le servir?

En cherchant la face du Seigneur à ce sujet, il a vu son propre besoin de recevoir la plénitude du Saint-Esprit. Et voyant ce besoin biblique, avec la foi simple, comme celle d’un enfant, il a reçu cette plénitude, dans un abandon total à la volonté de Dieu et la foi en la promesse de Dieu.

La réponse de Dieu ensuite ne tarda pas à venir. Dieu l’appelait à servir à temps plein, et à aller en Chine comme missionnaire. Sa famille s’y opposait, mais pour lui, le choix était clair, servir Dieu et abandonner sa famille ou préférer sa famille à Dieu, ce qui lui était impensable. Sa famille trouvait qu’aller en Chine ferait qu’il gaspille ses talents et ses prouesses. Il pourrait se servir de sa grande influence et sa notoriété en Angleterre pour influencer beaucoup de jeunes gens pour le Seigneur. Ça serait mieux que d’être perdu quelque part à l’intérieur de la Chine.

Mais devant toute l’opposition humaine, c’était à Dieu qu’il voulait obéir, et, cherchant vraiment la pensée du Seigneur sur ce qu’il devait faire, il tomba sur le passage: Mat. 10:26 « et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison ».

À partir de là, il n’avait pas de recul, ni de regard en arrière. Pour la Chine, il s’est préparé, et est allé sous la mission de Hudson Taylor. Il avait 23 ans.

Servant Christ comme missionnaire en Chine, il était là deux ans avant d’hériter une fortune laissée par son père, qu’il savait qu’il allait toucher à l’âge de 25 ans. Mais pour lui, les choses étaient claires. La Parole de Dieu allait le guider.

En feu pour la Parole,
En faire à vie ma boussole.
Oui, la lire et l’entendre prêcher,
Mettre en pratique ses vérités.

En feu pour le Seigneur,
Je veux être enflammé pour Toi, Seigneur.

La Parole était claire:
Luc 12:33 « vendez ce que vous possédez, et donnez-le en aumônes. Faites-vous des bourses qui ne s’usent point, un trésor inépuisable dans les cieux, où le voleur n’approche point, et où la teigne ne détruit point.»
Mat. 6:33 « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent, mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. »

Il avait eu le temps d’y penser, et quand il est arrivé à l’âge d’avoir son héritage, Dieu lui rappela son engagement à cet effet, et c’est ce qu’il a fait. Il a écrit quatre chèques de 5000 livres, et cinq chèques de 1000 livres, tous des dons à des oeuvres missionnaires et chrétiennes. Plus tard, s’étant garanti du montant exact de son héritage, fit d’autres dons, se laissant un dernier 3,400 livres en sa possession.

Rentre dans l’histoire, une personne qui va lui devenir importante. Dans sa mission, travaillant ailleurs en Chine, était une jeune femme Irlandaise, Priscilla Steward, qui avait elle aussi accepté l’appel missionnaire, après s’être convertie. Dieu, les ayant mis en contact l’un envec l’autre, ils ont clairement vu le Seigneur vouloir les unir pour servir ensemble en tant que mari et épouse.

Priscilla Steward Studd, 1864-1929

Avec ce dernier 3,400 livres qui restait, et la date de leur mariage qui s’approchait, c’est elle qui l’encouragea, « Charlie, qu’est-ce que le Seigneur a dit au jeune homme riche de faire? « de tout vendre ». Vint donc cette réponse: « Alors, donc, nous commencerons devant le Seigneur étant clairs de tout à notre mariage. »

Celui qui met en Jésus
Une pleine confiance,
Jamais ne chancelle plus,
Complète est sa délivrance.

Refrain
Par la foi, nous marcherons,
Par la foi, nous triomphons.
Par la foi, mon Rédempteur,
Me rendra plus que vainqueur!

Il donna en don les derniers 3,400 livres qui lui restait, et pour commencer leur mariage, il n’avait qu’un peu d’argent, l’argent qu’il avait avant de recevoir son héritage.

Ont-ils regretté ce sacrifice? Pas une seconde! Ils croyaient dans la promesse formelle qu’ils verraient un bénéfice au centuple de tout ce qu’ils donnaient.

Par la foi je marcherai,
En comptant sur tes promesses,
Par lui je triompherai
En tout de mes détresses.

Refrain
Par la foi, nous marcherons,
Par la foi, nous triomphons.
Par la foi, mon Rédempteur,
Me rendra plus que vainqueur!

De fait, choisissant de vivre d’une façon simple – même pour leur mariage, ils n’ont pas acheté d’habit de mariage, ils ont mis juste des habits qu’ils possédaient déjà – était pour eux la manifestation de ce qui comptait vraiment: pas cette vie, pas les conforts de cette vie, mais le trésor au ciel. Ce qu’ils pouvaient faire qui compterait pour l’éternité, ça c’était ce qui comptait.

Dieu a pourvu à leurs besoins, ils ont appris à vivre autant dans l’abondance, que dans la disette, et ils ont vu Dieu pourvoir par des façons inattendues et juste à temps, en nombre occasions.

Ils n’étaient pas obligés de faire ainsi. Ils ont choisi de donner tout cet héritage, et de vivre au jour le jour par la foi dans la provision de leur Dieu. Ils ont appris à être heureux, en étant pauvres aux standards de ce monde, par choix et par sacrifice personnel, pour la cause des missions, de l’avancement de l’oeuvre de Dieu.

Mais entre se fier sur cette bonne marge de manoeuvre qu’aurait pourvu leur héritage, et s’attendre à Dieu de jour en jour, il n’y a pas de comparaison. Rien qu’un exemple, d’un moment où ils arrivaient à zéro dans leur fond pour vivre, et voilà que le postier partait pour chercher la poste, et serait de retour dans deux semaines, et en dehors de cela, aucune autre communication avec l’extérieur venait. Dans la prière pour la provision de Dieu, au retour du postier, leur sac était donné, et le voilà vide, en termes de dons. Aucune des lettres n’avaient des provisions. Tournant le sac à l’envers, et secouant fort, une dernière lettre finit par tomber, dont ils ne reconnaissaient pas l’expéditeur. Voyant la signature au bas de la lettre, ils ne connaissaient pas du tout la personne: la lettre disait: j’ai reçu, pour une raison ou une autre, de Dieu l’ordre de vous envoyer un chèque de 100 livres. Je ne vous ai jamais rencontré, je n’ai qu’entendu parler de vous, et cela très peu, mais Dieu m’a empêché de dormir par cet ordre. Pourquoi Il me commande de vous envoyer ce chèque, je ne le sais pas, vous le saurez mieux que moi. Dans tous les cas, le voici, et j’espère que cela vous aidera. »

Par la foi, nous marcherons,
Par la foi, nous triomphons.
Par la foi, mon Rédempteur,
Me rendra plus que vainqueur!

Pour dix ans, ils ont servi en Chine, dans la bataille spirituelle pour les âmes des gens. Ils ont connu de grandes difficultés, autant que de grandes victoires.

Une de ses grandes victoires : Un homme à la fin d’une réunion, tout en arrière, a répliqué au message qui venait d’être apporté sur le texte d’Hébreu 7:25 « Il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui. » Le reste de la congrégation étant parti, l’homme disait: « ce que vous dites là, ne fait aucun sens. Je suis un meurtrier, je suis un adultère, j’ai brisé toutes les lois de Dieu et des hommes, fois après fois. Je suis un accroc confirmé de l’opium. Il ne peut pas me sauver.» Lui montrant l’évangile, il s’est converti, et non pas d’une vaine profession de foi. C’était sérieux. C’était un homme transformé.

« Je dois retourner à la ville où j’ai commis tous ces crimes, et je dois leur porter la bonne nouvelle. »

Il l’a fait, et a suscité des foules, puis les autorités locales l’ont pris pour le faire battre de 2000 coups de bambous. Étant laissé pour mort, quelques amis l’ont pris et l’ont soigné. Une fois mieux, il est retourné pour prêcher l’évangile encore. Cette fois, gêné de le faire battre de nouveau, il l’ont mis en prison, mais de là, il prêchait au gens dans la rue, à partir de sa petite fenêtre. Exaspéré de ne pouvoir le faire taire, les autorités l’ont finalement libéré.

Les Studd ne quitteraient pas la Chine pour cause de maladie (en fait, ils ont tous les deux frôlé la mort pour cause de maladie). Non, ils ne quitteraient pas à cause des difficultés de santé, mais seulement à la direction du Seigneur, ce que Seigneur donna après dix ans de services.

Ils avaient 4 petites filles, de bas âges, et ils n’avaient pas les fonds pour faire le voyage. Par la foi, ils sont retournés, avec l’aide de Dieu, en Angleterre, laissant derrière des églises de gens qui s’étaient convertis et qui continueraient pour Sa gloire.

Ils ont récupéré dans leur santé, et ont eu un ministère en Angleterre et aux États-Unis auprès de nombreux étudiants dans les écoles bibliques.

De 1900, à 1906, Dieu les conduit en Inde pour oeuvrer là. Dieu lui avait donné à coeur les Indes depuis sa conversion, et voilà, que là, l’appel était pour y aller. C’était justement, ce M. Vincent, qui lui aussi avait fait fortune aux Indes, qui lui rappelait le désir de son père, M. Edwards Studd, que son fils aille aux Indes pour prêcher l’évangile.

C’était en Inde que leurs quatre filles ont décidé de personnellement suivre le Seigneur et de se faire baptiser. Dans la présence d’autres missionnaires, il eut la joie de baptiser lui-même ses quatre filles.

De retour en Angleterre, Dieu a pourvu d’une façon spéciale pour l’éducation de leurs quatre filles; pour eux-mêmes, ils étaient sans provision, mais Dieu n’est pas limité.

Mais à l’âge de 52 ans, la santé brisée par son service en Chine, puis en Inde, le test d’un pas de plus par la foi, pour le Seigneur est venu.

Un missionnaire Allemand, Charles Kumm, lui partageait à propos des vastes régions d’Afrique où il n’y avait aucun missionnaire. Saisissant cette nouvelle, l’appel de Dieu était clair dans son coeur de son devoir d’y aller, et de former une mission pour tâcher d’aller là où Christ n’avait jamais encore été prêché.

Impossible, lui disait-on. Même son épouse n’y voyait pas la sagesse de Dieu. Il avait la santé brisé, il avait 52 ans. Mais par la foi, il était prêt à aller où Dieu le voulait, peu importe l’état de sa santé, peu importe son âge. Et il savait dans son coeur que là où Dieu voulait qu’il aille, c’était à ceux qui n’avaient jamais encore reçu la Parole de Dieu.

Seigneur, puisque Tu mourus pour me donner la vie.
Le sacrifice de mon coeur ému serait bien trop petit.

Ref. J’irai où tu voudras, mais accompagne-moi.
Charge-moi autant qu’il le faudra, mais soutiens ma foi.
Défais tout lien, sauf celui tissé par Ton amour.
Oh! Jésus mon roi, je m’abandonne à Toi pour toujours!

Je te suivrais, Seigneur, pour vivre sous Ta croix.
Je laisse le monde et ses attraits, mes gains ne comptent pas.
– Missionnaire David Livingston

Par la foi, il croyait fermement que Dieu ne serait pas limité par la faiblesse de sa santé et de son âge avancé. Bien au contraire, dans la faiblesse, c’est là que la puissance de Dieu serait le plus manifeste.

« … et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. » (2Co 12:9-10)

Il s’embarqua donc, par la foi et par obéissance à ce que lui poussait de faire le Saint-Esprit, accompagné d’un jeune homme de 21 ans, Alfred Buxton, qui était convaincu lui-aussi de suivre l’appel du Seigneur à atteindre ces âmes perdues du milieu du continent Africain.

C’était loin, c’était dans les régions dangereuses, autant par rapport aux maladies tropicales, que les cannibales. Ils étaient Anglais, la région était sous administration Belge. Jamais ils obtiendront permission, leur a-t-on dit. Jamais il aurait la santé de faire le voyage, et l’oeuvre une fois rendu.
Impossible, impossible, impossible, aux yeux humains.

Mais aux yeux de la foi en la toute puissance de Dieu, devant le clair commandement d’aller et de faire de toutes les nations des disciples, comment pourrait-il être incrédule et ne pas croire que Dieu ne pourrait pas les rendre dans cette énorme région, pleine de nombreuses tribus, qui n’avaient encore jamais encore même entendu le précieux nom du Seigneur Jésus-Christ.

Les yeux de la foi sont des yeux qui voient clairement. Le doute et la confusion ne vont pas de pair avec la foi en la Parole de Dieu et l’obéissance à celle-ci. Ils savaient que Dieu les appelaient à y aller, et par la foi, ils ont, pas à pas, fait tout pour se rendre jusqu’au bout du chemin qui les mèneraient où Dieu les voulait.

Qu’il est doux de croire en Jésus,
Simplement Le prendre au mot,
Se fier à Ses promesses,
En Lui, trouver le repos.

Ref. Jésus, Jésus, Tendre Maître,
Que Tu es digne de foi.
Jésus, Jésus, Précieux Jésus,
Que ma foi grandisse en Toi
.

Qu’il est bon et doux de prendre,
Sa sûre Parole, tel,
Se satisfaire à entendre,
« Ainsi parle l’Eternel. »

Dieu travailla bien dans le coeur de Mme. Studd qui bien vite était convaincue de l’appel pour Charles d’y aller et de commencer cette oeuvre en Afrique.

Elle-même ne pouvant y aller, étant convaincue que Dieu voulait qu’elle Le serve en Angleterre pour l’organisation, et la paperasse, les lettres, etc, de tout ce qui concernait la mission. Même après avoir été déclarée invalide, et devant être au lit douze heures par jour, elle se poussait et a accompli le nécessaire pour l’organisation de la mission à partir de l’Angleterre. Dieu a appelé bien des missionnaires pour aller se joindre à l’oeuvre de C.T. Studd en Afrique. Plusieurs missions ont été établies, les églises dans les tribus commencées, les convertis formés dans les vérités de la Parole de Dieu. Et tout cela, sans que personne dans leur mission ne demande des dons. Ce n’était qu’au Seigneur qu’ils sont allés pour l’implorer à pourvoir pour tous les besoins et les fonds nécessaires. Ils se confieraient en Christ, car il est bon et doux de mettre sa confiance en Jésus, le Tout-puissant, le Sage.

Des batailles spirituelles, ils en ont vu, contre le prince de ce monde, qui n’allait pas lâcher prise de toutes ces régions enténébrées, sans faire payer le prix. Mais le prix a été payé. Les heures dans la prière, la prédication de la Parole, l’appel à la repentance et la foi en Christ avec les oeuvres dignes de la repentance, la confrontation du péché et de la tentation de ne croire que de la tête sans changer, les difficultés entre missionnaires, les attaques du diable, le besoin sans cesse de s’attarder dans la prière pour surmonter toutes les difficultés, les maladies, les épreuves, tout cela se passait à travers ces années-là. Certes, la mission qu’il établit, fort à bien des points, n’est peut-être pas le modèle en tout point, à certains égards de doctrine, mais l’exemple en matière de foi et d’obéissance, de feu et de flamme, de soumission au Saint-Esprit, apprenons-en.

Lui faire encor plus confiance,
Et du péché renoncer,
Mettre en Lui ma dépendance,
Soumis à Sa volonté.

Ref. Jésus, Jésus, Tendre Maître,
Que Tu es digne de foi.
Jésus, Jésus, Précieux Jésus,
Que ma foi grandisse en Toi.

Son âge avançait, et il était critiqué de rester sur le champ missionnaire. Ça vaudrait la peine de lire un extrait d’une de ses lettres pour voir son coeur, sa passion, sa foi, son obéissance au Seigneur Jésus, qui l’avait poussé à rester tant que le Seigneur ne faisait pas clair de quitter. Dans cet extrait, il répond à quelqu’un qui pensait qu’il devait retourner en Angleterre.

Si je m’étais inquiété des commentaires des gens, je n’aurais jamais été un missionnaire, et il n’y aurait jamais eu une mission pour atteindre le coeur de l’Afrique. Comme Miché dit: « La Parole que Dieu me donne à dire je le dirai, » alors l’oeuvre que Dieu me donne à faire, je ferai tout en mon pouvoir pour l’accomplir ou je mourrais dans le processus.
Voyant qu’il y a une quarantaine d’année selon le commandement de Dieu j’ai quitté ma mère, mes frères, mes amis, ma fortune et tout ce qui est compris d’habitude comme étant ce pour lequel il vaut la peine de vivre, et ayant continué ainsi depuis ce temps-là jusqu’à maintenant, ayant été appelé un fou et un fanatique fois après fois, mais j’ai vécu de manière à démontrer que les conseillers de ce monde sont ceux qui sont fous, je ne crois pas que j’aimerais finir en étant apeuré à faire mon devoir par les commentaires des hommes. « Maudit l’homme qui se confie dans l’homme » ne constitue pas un très bon oreiller pour un homme mourant, mais il y a beaucoup de consolation dans cette autre phrase: « Heureux celui qui se confie dans le Seigneur. »
Et pensez-vous que je puisse consentir à ignorer les cries de ces gens qui veulent tellement entendre l’évangile et qui ont une soif aiguë d’avoir des personnes pour les enseigner? Si je ne peux pas leur envoyer des enseignants parce qu’il n’y a pas d’enseignants à leur envoyer, et bien, je peux remplir au moins quelque peu le trou béant moi-même. Si je ne suis pas aussi efficace que les jeunes dans la force de leur âge, au moins je suis plus efficace qu’un absent, que personne. Et si d’autres ont manqué à entendre et à répondre à l’appel désespéré d’hommes pécheurs qui s’en vont en enfer, qui cependant désirent savoir comment aller au ciel, au moins ma présence peut les assurer qu’il y en a toujours quelques-uns qui, pour les sauver, comptent la vie et tout ce qu’ils ont de cher, comme n’étant rien en comparaison.
Dieu connaît tout de ma santé et de mon besoin de repos et de tout ce qui est considéré comme étant absolument nécessaire d’avoir afin de pouvoir vivre dans ces régions-ci. Je ris de joie devant le fait que je n’ai rien de tout ça, et je me réjouis à être un mort vivant avec une joie merveilleuse, afin de remplir la place que d’autres ont laissé inoccupée peu importe leur raison pour en avoir fait ainsi.

Écoutons l’appel du Berger!
Il sait ses brebis en danger;
Il les appelle avec amour,
Espérant toujours leur retour.

Ref. Cherchons-les! Cherchons-les!
Savons-nous le prix d’une âme?
Cherchons-les! Cherchons-les!
Le Bon Berger les réclame.

Ne peut-il pas compter sur nous?
Ne voulons-nous pas aller tous
Dire à tous ceux qui sont perdus
Que nous les voulons pour Jésus?

La conversion de bien des cannibales, d’hommes violents, débauchés, ont produit des fruits de repentance à la gloire de Celui mort pour eux. Bien de ces convertis ont payé le prix pour leur foi en Jésus-Christ. Prenons par exemple, Adzangwe, l’un des pires cannibales et leaders dans le crime, pleins de débauche. Une fois sauvé, plein de zèle pour le Seigneur, il est allé évangélisé un nombre de chefs d’autres tribus voisines, a été emprisonné pour sa foi et son témoignage, et en prison, en a amené plusieurs au Seigneur. Un autre converti a été battu pour sa foi et une fois battu s’est levé pour aller serrer la main du chef qui l’a fait battre pour le remercier du privilège de souffrir pour le Seigneur Jésus. Cela l’a fait être battu de nouveau, et après la deuxième fois, il est resté à terre pour prier pour le chef. Cela l’a fait être mis en prison. D’autres chrétiens sont ensuite allés voir le chef pour lui demander de les maltraiter aussi, puisqu’ils croyaient dans le même Seigneur que l’autre.

Ce fruit, bien encourageant, ne fit pas perdre à C.T. Studd la grande soif d’aller toujours plus loin. Toujours plus loin, atteindre de nouvelles régions, de nouvelles tribus. Pas vivre pour son propre confort personnel. Vivre aussi simplement que possible, pour pouvoir maximiser son implication et son travail pour le Roi des rois, pour le Seigneur des Seigneurs, pour l’évangile et la conversion des âmes perdues. Telle était la vision de celui qui avait renoncé à la haute vie de luxe qu’il avait connue comme star national du criquet. Tel était le battement de coeur de celui qui donna en entier son héritage pour se fier plutôt à la provision au jour le jour du Seigneur.

Telle était la vision qu’il donna à ceux qu’ils formaient comme disciple. Telle était la vision qu’ont attrapée plusieurs de ceux qui s’étaient convertis, et qui eux aussi voulaient aller au-delà, pour gagner de nouvelles tribus au loin.

Le premier, en 1930, un petit homme “insignifiant”, du nom de Zamu, handicapé d’un pied à cause d’un ulcer, sentit que Dieu l’appelait comme missionnaire, comme Dieu l’avait fait pour M. Studd, Bwana, comme il était connu par les africains. Il était questionné pour voir le sérieux de ses convictions d’appel.

« Et que dire de ton pied, Zamu? » « Dieu est vivant. Vint la réponse.

« La nourriture là-bas est bien différente: pas d’huile de palme, pas de sel. » « Dieu est vivant!»

« Tu risques de mourir de faim, ou d’être tué. » « Dieu est vivant! »

« Et qu’en sera-t-il de ta femme, Zamu? » « Elle viendra avec moi, Dieu est vivant ».

Oui, le Dieu de Zamu était bien vivant. Et avec foi en ce Dieu vivant, Zamu est parti à des centaines de kilomètres au sud vers des tribus ennemis. Reçu assez bien au début, surtout par la curiosité et l’étonnement suscité de voir un africain qui ne buvait pas, ne commettait pas de débauche, n’était pas colérique, etc. Mais après, les choses sont devenues assez froides quand ils ont compris que son message de repentance coupait droit dans leur désir de continuer à pécher.

Le message qu’il leur apportait, était le même que M. Studd avait apporté dans le centre de l’Afrique. C’était le même message que Christ avait apporté lors de sa venue. Ce n’est pas un message flatteur. Non, un message de profonde repentance.

Parmi la foule, les invités,
Quel est devant la porte,
L’homme qui vante les qualités
Et les vertus qu’il apporte?

Ref. Viens sans mérite, Sans autre gage,
Qu’un très profond repentir au coeur.
Non comme un sage, Non comme un juste,
Mais comme un simple pécheur.

À ceux qui disent, comment donner
Le prix qui nous rachète?
Notre évangile répond: Venez,
Simplement tel que vous êtes.

Entrez coupable, fuyez le sort,
Que le péché mérite.
Car pour l’injuste, le Juste est mort,
Et notre entrée est gratuite.

Zamu et son épouse seraient bien morts de faim, abandonnés et rejetés par ces gens qu’ils essayaient de gagner, mais le frère du chef se convertit et l’aida en partageant sa nourriture avec lui et son épouse. À partir de ce premier missionnaire africain, la vision missionnaire s’est multipliée dans le coeur des autres convertis, et d’autres sont allés pour le rejoindre dans son oeuvre. D’autres sont partis pour atteindre d’autres nouvelles régions et d’autres tribus. Cette vision missionnaire qui fit partir C.T. Studd pour l’Afrique, s’est perpétuée chez les Africains convertis pour se propager dans le continent. Certes, peu en pourcentage ont accepté de se convertir, de se repentir, mais pour les quelques-uns le faisant, quelle gloire à les atteindre avec l’évangile !

Cette vision missionnaire, elle est biblique, et elle est de jour. Il y a encore des régions qui n’ont jamais entendu. La passion à partager sa foi, C.T. Studd l’avait autant en Angleterre, quand il y était, qu’en Afrique. Cette passion pour les millions, ça commence par une passion pour l’âme du voisin. Cette passion commence, une âme à la fois. L’avons-nous cette passion, cette compassion? Que ceci puisse être notre prière:

Oh, mets une âme sur mon coeur,
Seigneur, je veux l’aimer.
Pour Toi qui aimes le pécheur,
Je voudrais la gagner.

Seigneur, mets Tes paroles en moi,
Conduit par Ton Esprit.
Je voudrais parler de la croix,
Où pour elle Tu souffris.

Les dernières quelques années de sa vie, malade, fatigué, épuisé, C.T. Studd entreprit et s’acharna sans repos à finir ce qui lui était tellement chère au coeur: de traduire la Parole de Dieu en Kingwana, une langue marchande, une langue simple, de commerce, que nombreuses tribus connaissaient pour le commerce entre tribus. La Parole de Dieu avait été traduite en certaines langues tribales, mais combien de tribus n’avaient encore rien de la Parole de Dieu écrite.

Cela pesait tellement lourd sur son coeur. C’est la Parole de Dieu dont l’homme a besoin, partout où l’homme est sur cette terre.

Oh, la Parole pour le monde, oui, pour le monde entier,
Oh qui paiera le plus grand des coûts, que tous y aient accès ?

Oui, C. T. Studd était prêt à payer le plus grand des coûts pour leur donner la Parole de Dieu en Kingwana. Il se donna donc corps et âme au travail de traduire la Parole de Dieu et réussit à aboutir. Il finit le Nouveau Testament. Il paya le coût parce que, pour ainsi dire, le Nouveau-Testament le finit aussi, car quelconque force qui lui restait y était passée au complet dans ce projet si important. Il réussit aussi à traduire les Psaumes et un peu des Proverbes, avant que le Seigneur ne le rappelle.

Cet homme, né en 1860, converti en 1878, dédié à Christ en 1884, s’est donné jusqu’à la fin, sans relâche, jusqu’à sa mort en 1931, à Ibambi, au Congo. Que de souffrance à la fin, mais oh quelle joie d’avoir fini sa course fidèlement, sans que sa passion ne diminue d’un iota. Il ne regrettera jamais s’être donné à Christ et de l’avoir suivi, pas à pas, par la foi et l’obéissance, pour accomplir ce qui avait été dit d’être impossible.

Son épouse est décédée trois ans avant lui. Les derniers dix-huit ans de sa vie, il n’avait vu sa femme que deux semaines, lui étant en Afrique et elle en Angleterre pour organiser la mission. Elle avait réussi à faire le voyage une fois pour voir la mission. Ce sacrifice, d’être si loin de l’un de l’autre, ils l’ont fait, non par plaisir, mais pour la grande commission, pour le Seigneur Jésus-Christ, pour la cause de l’évangile et leur désir brûlant de faire tout en leur pouvoir de le faire connaître aux millions qui ne l’avaient jamais encore entendu. Non, ils n’avaient pas abandonné leur responsabilité familiale, et aussi Dieu leur donna leurs quatre filles, et leurs quatre gendres, en temps et lieu, à Le connaître, à Le servir. Ils avaient été fidèles à bien élever dans le Seigneur leurs filles quand ils les avaient encore dans leur foyer, et pour la suite, ils ont confié leurs filles et leurs familles respectives au Seigneur pour ce qui concernait chacun. Le dernier à décider à vraiment suivre le Seigneur fidèlement, un de leur quatre gendres, le fit finalement l’année où C.T. Studd est décédé. Dieu est fidèle, il vaut la peine de Lui obéir et de s’attendre à Lui.

Quel héritage ! Un héritage qui a continué, une fois que M. et Mme Studd ont passé de ce monde à leur héritage céleste. La mission a continué. Des missionnaires se sont ajoutés. Dieu a pourvu les fonds nécessaires. L’évangile pour ceux qui n’avaient jamais encore entendu était toujours aux coeurs de ceux qui ont répondu à l’appel avec les Studd. L’oeuvre des Studd n’était pas l’oeuvre des Studd. C’était l’oeuvre de Dieu. L’oeuvre des Studd était fidèle à la Bible en bien des points. Pas en tout point, mais apprenons des points où ils étaient fidèles. Et cela, sans contredit, est le degré brûlant de dévouement, de foi et de simple obéissance à la grande commission donnée par le Seigneur Jésus-Christ.

Nous aussi, prêchons l’évangile, partout où nous sommes, mais cherchons particulièrement à oeuvrer pour atteindre ceux qui n’ont jamais encore entendu!

Chrétiens, qu’en est-il de nous? Sommes-nous endormis? Sommes-nous ralentis, soit par manque de foi, par manque d’obéissance, par manque de passion, par manque d’amour, pour notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ? Ou faisons-nous vraiment le maximum, pour vivre pour les choses éternelles?

Peut-être vous n’êtes pas encore converti? Venez à moi, vous dis Jésus. Sans tarder, repentez-vous sincèrement et tournez-vous au seul Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ.

Pour nous qui sommes déjà venus au Seigneur, faisons quelque chose avec ce qu’on entend aujourd’hui de la Parole de Dieu.

Est-ce que Dieu nous appelle à prêcher la Parole? À être missionnaire? À apporter l’évangile dans de nouvelles régions? Cherchons-nous la face de Dieu à cet égard?

« Qui enverrais-je? Qui ira pour nous? », demande encore le Seigneur Dieu tout puissant.

Notre réponse, est-elle comme celle d’Esaïe: « Seigneur, me voici, envoie-moi. » ?

Oh, la Parole pour le monde, oui, la Parole de Dieu.
Oh, qui ira jusqu’au bout du monde, pour la Parole de Dieu?

Oh, la Parole pour le monde, oui, pour ce monde perdu.
Oh, qui paiera le plus grand des coûts, pour le Seigneur Jésus?

Oh, la Parole pour le monde, oui pour le monde entier,
Pour ce, il faut d’ici jusque là, La croire et L’observer.

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Livres et ressources consultés:
C.T. Studd, Cricketer & Pionneer, par Norman Grubb. CLC publications, 1933.
http://www.wholesomewords.org

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Dans la même série: La Parole de Dieu pour le monde entier:

#1 William Carey / #2 Adoniram Judson / #3 Zinzendorf et les frères Moraves

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