CE SI GRAND SALUT QUI MOTIVE LA CRAINTE DE DIEU — 1 Pierre 1:17-22

La foi qui sauve est un acte de foi, de confier notre âme en Jésus-Christ, qui est mort pour nos péchés et ressuscité pour notre justification.

La foi qui sauve pourvoit une assurance de savoir que notre sort éternel est sécure, car il est dans les mains du Dieu fidèle qui tiendra promesse sur la base de l’oeuvre expiatoire accomplie et parfaite que Jésus-Christ, le Fils de Dieu, a fait à notre égard.

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Mais cette assurance n’est pas incompatible avec le fait d’avoir une sainte crainte à l’égard de Dieu. Bien au contraire, la foi qui sauve, qui était dans son essence de prendre Dieu au sérieux par rapport à son état perdu et son offre gratuit et gracieux de salut parfait, va se perpétuer dans une crainte de Dieu, qui n’est autre chose que de prendre Dieu au sérieux, d’une façon tangible, dans nos actes, nos pensées et nos attitudes, dans la vie de tous les jours, en attendant le retour de Jésus-Christ, notre Sauveur.

L’apôtre Pierre nous appelle donc, nous qui invoquons Dieu comme notre Père, à la crainte de Dieu.

Voyons ce qu’on peut apprendre de ce si grand salut qui motive la crainte de Dieu, dans ce que nous dit 1 Pierre 1:17-22.

1 Pierre 1:17-21
Et si vous invoquez comme Père celui qui juge selon l’œuvre de chacun, sans acception de personnes, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre pèlerinage,
18 sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères,
19 mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache,
20 prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous,
21 qui par lui croyez en Dieu, lequel l’a ressuscité des morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance reposent sur Dieu.

I. L’audience de l’appel à la crainte: ceux qui invoquent Dieu

Quoi que tous sont appelés à craindre Dieu en tant que ses créatures (Ps. 33:8-9), ici, dans le contexte, Pierre s’adresse à ceux qui invoquent Dieu comme Père céleste.

II. L’objet de la crainte : Celui qui juge d’une façon impartiale.

On ne prend pas Dieu à la légère.
On ne commence pas à croire qu’en tant qu’enfant de Dieu, on peut s’en permettre. Comme des enfants gâtés…

On ne commence pas à croire qu’on est mieux que d’autres, et que c’est pour ça que Dieu est notre Père. Non! Il nous a adoptés dans Sa famille et est devenu notre Père céleste par ar pure grâce. Dieu est impartial et juste.

L’histoire de JONAS : Jonas qui a commencé à prendre pour acquis sa relation avec Dieu, et oublie ce qu’était la crainte de Dieu…
Dieu appelle le prophète Jonas à prêcher à Ninive, et Jonas ne veut pas et va dans la mauvaise direction. Dieu l’arrête en chemin par une grosse tempête et les mariniers idolâtres, eux, commencent vraiment à craindre Dieu, contrairement à Jonas qui réclamait craindre Dieu, mais qui osait désobéir à Dieu carrément. Les mariniers sont épouvantés de l’idée que Jonas ferait cela et c’est eux qui se détournent de leur idolâtrie et commencent sérieusement à craindre Dieu. Pendant ce temps, Jonas est épargné par Dieu au fond de l’océan car il est avalé par un grand poisson, et du sein du ventre de celui-ci, il prie, mais vous remarquerez qu’il continue dans sa prière avec son idée que les païens, et les idolâtres, et les gens comme ceux de Ninive ne méritent pas la grâce de Dieu. Quand Dieu l’envoie une deuxième fois, Jonas y va, mais avec un coeur complètement contraire à celui de Dieu. Car Jonas veut le jugement de Ninive. Après tout, ils ne méritent pas la grâce de Dieu. Et donc, quand Dieu les épargne par pure grâce, vu leur repentir profond, Jonas est très fâché. Il est obstiné aussi, car il s’asseoie en dehors de la ville pour voir ce qui lui arriverait. Il espérait toujours que le feu du ciel tombe sur la ville. Mais Dieu a pitié de Jonas pour un peu, pour lui apprendre ce qu’il a besoin d’apprendre et lui donne de l’ombre par une ricin. Mais il lui enlève le ricin le lendemain, et Jonas se fâche encore. Puis Dieu conclut en montrant l’ironie que Jonas se fâche d’avoir perdu le ricin, pour lequel il n’avait aucune part, et Dieu, lui, le Créateur, n’aurait-il pas compassion de ses créatures dans la ville de Ninive.

Dieu est un Dieu de grâce, mais la grâce ne peut se mériter. Quand on s’humilie profondément, Dieu se plait à faire grâce. Mais il est facile de commencer à prendre pour acquis la grâce de Dieu et penser qu’il faut en être digne, le mériter…

C’est comme ça que Jonas prend pour acquis la crainte de Dieu et oublie ce que c’est. C’est dans ce contexte-là que Pierre nous rappelle que Dieu est impartiale et ne fait pas de favoritisme. On ne peut rien faire pour essayer de penser qu’on puisse acheter ou mériter la faveur de Dieu.

III. La motivation de la crainte : l’oeuvre de salut opéré à notre égard.

A. Racheté de la vaine manière de vivre héritée de nos pères.

Tous les perdus, peu importe leur culture, vivent des vies vaines… Culture religieuse, irréligieuse, tout autant vaine…

Juifs, païens, religions ancestrales, religions dites chrétiennes. Des traditions et des traditions, mais la fin c’est la mort éternelle tout autant…

La vanité.

Apprendre à ses enfants le savoir-vivre dans quelconque société, c’est la vanité. La mort s’en suit.

C’est comme travailler à faire des briques.
Chercher ce qu’il faut, et le tout est défait à mesure…
Toute l’énergie, les efforts perdus à mesure…

Apprendre le savoir-vivre dans une société dite civilisée est vain quand c’est pour cette vie seulement. C’est l’éternité, et ne pas perdre son âme, qui compte.

B. Racheté, non par aucun paiement d’or, d’argent ou de quoi que ce soit…

Indulgences… Non.
Messes pour les morts… Non.
Mais aussi, les dons pour les pasteurs, les prédicateurs… Non.

Une fois, un mécanicien, apprenant que j’étais pasteur a insisté que je ne pais pas pour le travail qu’il venait d’avoir fait sur mon véhicule. Il a dit que ça l’aiderait avec Dieu…
Il n’a pas voulu entendre ma tentative de lui dire que ce n’était pas comme ça avec Dieu.

Rien ne vaut pour le paiement de nos fautes, que d’accepter ce que Christ a fait à notre égard.

C. Racheté par le sang de Christ : la mort expiatoire de Christ à notre place. C’est tout!

Puisque la sentence que nous méritons pour nos péchés et nos fautes est la mort, il n’y a que la mort expiatoire de Christ à notre place qui puisse nous racheté du péché et de la mort. Christ ayant souffert, lui juste pour nous injuste, ne pouvait être retenu par la mort, parce qu’il ne devait rien à la mort, et il a vaincu la mort en ressuscitant à jamais (voir Actes 2:24).

CONCLUSION

Craignez-vous Dieu ? Est-ce la continuation de la foi qui sauve? Vous êtes-vous converti à Dieu en vous repentant de vos péchés et en vous confiant en Jésus-Christ?

Un si grand salut motive la crainte de Dieu. Autant que la crainte de Dieu peut motiver se convertir à Dieu et accepter ce si grand salut, comme l’a fait Corneille, le centenier Romains (Act. 10-11).

Qu’en est-il de vous, cher ami?

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