« Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même,
qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. »
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Nous vivons dans un temps où, pour l’ensemble, « chacun fait ce qui lui semble bon », comme au temps des juges en Israël (Juges 17:6; 21:25).
Quand Jésus-Christ nous appelle à Le suivre, c’est sérieux. On ne peut pas suivre le cours de ce monde, vivre comme bon nous semble et être content de « suivre » le Seigneur à notre manière, au degré qu’on veut, quand ça fait notre affaire, etc. On doit s’humilier et accepter Sa seigneurie, et s’y soumettre et y obéir.
Marc 8:34-36
« Puis, ayant appelé la foule avec ses disciples, il leur dit : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive.
Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera.
Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme ? »
Pour où passe donc le fait de suivre Jésus-Christ en tant que Son disciple ?
1. La conversion
D’abord, pour devenir son disciple, il faut se convertir, tel que Dieu définit la conversion dans la Bible. Christ avertit que ce ne sera pas tous ceux qui se pensent et se disent chrétiens qui rentreront dans le royaume de Dieu (Mat. 7:21-23). Il faut être certain, selon ce que Dieu dit, qu’Il nous connaît réellement comme l’un des siens.
2. Se faire baptiser, se joindre à une assemblée fidèle et le servir
Dans Actes 2:40-42, les personnes qui se sont converties à Jésus-Christ se sont fait baptisées pour témoigner publiquement de leur foi et se sont joints à l’assemblée des croyants, pour grandir et servir leur Seigneur.
Devenir régulier à s’assembler avec ses frères et soeurs en Christ n’est pas une option. C’est commandé :
« N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour. » (Hébreux 10:25)
Ça doit devenir une priorité de faire comme Marie a fait, et comme Christ a invité Marthe à faire. Marthe s’occupait à divers soins domestiques pendant que Christ enseignait, tandis que Marie, pour sa part, a tout mis de côté pour s’asseoir au pied de Jésus et recevoir son instruction (Luc 10:38-42). Pour nous aussi, le ménage, ou toute autre responsabilité, doit venir avant ou après, mais pas pendant les réunions où la Parole de Dieu est enseignée dans notre église.
Nous devrions devenir des croyants sur qui on peut compter d’être présents aux réunions, de devenir membres, de s’impliquer dans les ministères de l’église, d’être participants aux frais de l’église par notre fidélité dans les dîmes et offrandes. Rendons à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu (Mat. 22:21).
Si se tenir ensemble n’est pas important, il y a manque d’amour fraternel.
Nous ne sommes pas appelés à une promenade agréable et tranquille, mais à renoncer à soi-même, et ceci, chaque jour!
« Puis il dit à tous : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. » (Luc 9:23)
Nous ne sommes pas appelés à assister à l’église quand ça fait notre affaire.
Nous sommes appelés à 1) à s’aimer ardemment (1 Pierre 1:21), 2) à offrir un culte à Dieu, régulier, saint, fidèle, en esprit et en vérité, à chanter à Sa louange des cantiques spirituelles, des hymnes, des psaumes (Jean 4:24; Eph. 5:19-21), 3) à croître dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ (2 Pierre 3:9), 4) à témoigner fidèlement aux perdus (Phil. 2:16), 5) à renoncer aux convoitises de ce monde (1 Pie 2:11), 6) à le servir fidèlement (Col. 3:4), etc., etc., etc.
M. Blandin
Nous avons besoin aujourd’hui d’un engagement envers le Seigneur, comme il se faisait à l’ancienne. Quand j’étais l’école biblique, un compagnon de classe m’avait raconté cette histoire à propos de son père : Il travaillait comme vendeur dans un magasin de rayon. Un jour son gérant vient le voir et lui dit,
« – M. Blandin*, ce dimanche, notre magasin célèbre son 10e anniversaire d’ouverture, et donc, nous demandons à tous nos employés exceptionnellement de venir travailler ce jour-là. (*nom changé)
– Monsieur, avec tout le respect que je vous dois, vous savez quand vous m’avez engagé, je vous ai dit que je ne travaillerai jamais le dimanche; c’est le jour du Seigneur, et ma place est à l’église pour l’adorer, et apprendre de Lui, avec mes frères et soeurs. Je ne vous prends pas par surprise quand je vous dis que je ne viendrai pas travailler ce dimanche.
– Monsieur Blandin, faites une exception, comme tout le monde. Dans tous les cas, je vous avertis que si je ne vous vois pas ici dimanche, lundi, quand vous rentrez au travail, je vais vous congédier.
– Ça vous appartient, monsieur, mais pour ma part, je serai à l’église ce dimanche.»
En rentrant au travail lundi matin, M. Blandin s’attendait à être congédié, mais qu’importe, le Seigneur passe avant et s’occupera de lui. Il s’est mis au travail et à un moment donné, son gérant vient le voir et qu’elle ne fût pas sa surprise quand il a entendu ceci:
« Bonjour M. Blandin, ça va bien ? Eh bien, j’ai réfléchi à votre cas cette fin de semaine, et enfin de compte, j’aime avoir des hommes de principes dans mon équipe d’employés. Je ne vous congédie donc pas, et même je vous donne une augmentation. »
C’est à cela que Dieu nous appelle, à Le suivre coûte que coûte, par principe, par amour, par abandon, par soumission, par obéissance, par gratitude, etc. Après tout, Dieu nous a tout donné en nous donnant Son Fils (Jean 3:16), et Son Fils nous a tout donné en donnant sa propre vie pour nous sauver du péché et de la mort éternelle (Jean 10:11).
Dieu aurait pu permettre à M. Blandin d’être congédié et vivre des temps difficiles (Il aurait toujours pourvu cependant à ses besoins–Mat. 6:33). Il a à la place choisit de tourner la situation à l’envers. Comme il est écrit dans Hébreux 11:32-40, qu’il y en ait eu qui ont goûté à la délivrance miraculeuse de Dieu vis-à-vis de la persécution, qu’il y en ait eu d’autres dont il est dit « eux dont le monde n’était pas digne… » et qui ont goûté plutôt à la persécution et au martyr brutal de toute forme, Dieu est un DIEU MERVEILLEUX, et il vaut la peine de Le suivre sérieusement, coûte que coûte !
Qu’en est-il de nous ? Sommes-nous vraiment sérieux à suivre Jésus-Christ ?
Ou sommes-nous comme ceux de Philippes de qui Paul parlait: « Car je n’ai personne ici qui partage mes sentiments, pour prendre sincèrement à cœur votre situation ; tous, en effet, cherchent leurs propres intérêts, et non ceux de Jésus-Christ » (Phili. 2:19-20).
Peut-être le besoin est fondamentalement de vraiment vous convertir à Jésus-Christ, pour ceux qui ne sont jamais venus à Lui ?
Qu’en est-il, mon ami ?