Hébreux 9:27
« Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement… »
À la surface, Il semble que l’offre de salut est un offre unique, et que l’homme n’a que juste une chance de l’accepter. Mais combien est fausse une telle idée. Certes, nous n’avons qu’une vie, mais cette vie est une suite multipliée d’opportunités et d’occasions, d’attendrir nos coeurs, d’écouter nos consciences,
de chercher Dieu, de répondre que ce soit à Sa révélation générale, à Sa révélation spéciale, et/ou à la conviction du Saint-Esprit.
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Dieu patiente longtemps envers le pécheur.
Esaïe 42:3 « Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n’éteindra point la mèche qui brûle encore ; Il annoncera la justice selon la vérité. »
Le début de ce verset utilise deux illustrations pour communiquer que Dieu ne coupe pas court ou prématurément l’occasion de se repentir et croire et d’être sauvé.
1) Il ne brisera point le roseau cassé,
2) Et il n’éteindra point la mèche qui brûle encore.
Quand seulement il n’y a rien à faire de plus, jugera-t-Il. Car Dieu n’a pas envoyé Son Fils pour juger, mais pour sauver les pécheurs.
« Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. » (Jean 3:17).
C’est pourquoi le jugement des perdus est SI justifié.
Ça fait longtemps que Dieu avertit :
« Aujourd’hui, si vous entendez Sa voix, n’endurcissez pas vos coeurs… » (Héb.3:15)
« Il résiste aux orgueilleux, mais Il fait grâce aux humbles » (Jac 4:6)
« On ne se moque pas de Dieu, ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi » (Gal. 6:7)
« Ainsi, Il fait miséricorde à qui Il veut, et Il endurcit qui Il veut » (Rom. 9:18)
L’endurcissement dont il est question dans ce dernier verset est un jugement de confirmation des gens qui se sont, dans l’orgueil de leur coeur, déjà endurcis. Mais Dieu ne désire pas juger, bien au contraire (cf. 2 Pierre 3:9; Es. 30:18; Jonas 4:2). Justement, Il ne juge pas à la première occasion. Bien au contraire. Plutôt, Il avertit, Il plaide. Il patiente. Il appelle à s’humilier et à se repentir. Le Saint-Esprit convainc de péché, de justice et de jugement (Jean 16:18).
Mais en bout de ligne, le jugement est selon cette parole:
Jean 3:18-21
« 18 Celui qui croit en lui n’est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
19 Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
20 Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées ;
21 mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu’elles sont faites en Dieu. » (Jean 3:17)
Clairement, Dieu n’est pas l’auteur du mal, en aucun point (Deut. 32:4; Jac. 1:13; 1 Jean 1:5 ; Ps. 5:5). Il n’a absolument aucune part de responsabilité à la perdition des perdus. Toute son oeuvre de salut vient faire ressortir la noirceur exécrable du péché en celui pour qui c’est le cas, ce qui révèle son fonds absolument haineux de préférer les ténèbres à la lumière, et refuser toutes les occasions et toutes les opportunités de toute l’oeuvre salvatrice de Dieu à son égard. La patience de Dieu est abusée, rejeté. Même si Dieu démontrait plus de patience et de grâce, à un point donné, ça ne changerait jamais le coeur impénitent des incrédules, des méchants qui préfèrent les ténèbres à la lumière.
Esaïe 26:10 « Si l’on fait grâce au méchant, il n’apprend pas la justice, Il se livre au mal dans le pays de la droiture, Et il n’a point égard à la majesté de Dieu. »
Christ est spécifique qu’Il n’a aucune part à la perdition des perdus. C’est eux qui sont entièrement responsables pour leur perdition à cause de leur rejet de son offre du salut. Jésus dit dans Jean 12:44-48:
« 44 Celui qui croit en moi croit, non pas en moi, mais en celui qui m’a envoyé ;
45 et celui qui me voit voit celui qui m’a envoyé.
46 Je suis venu comme une lumière dans le monde, afin que quiconque croit en
moi ne demeure pas dans les ténèbres.
47 Si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde point, ce n’est pas moi qui le
juge ; car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde.
48 Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles a son juge ; la parole
que j’ai annoncée, c’est elle qui le jugera au dernier jour. »
Cette parole annoncée par Jésus est la Parole de la Bonne Nouvelle, qui non seulement offre le salut, mais avertit des conséquences du péché et du rejet du salut offert.
Pour les sauvés, nous sommes les premiers à dire que notre salut est de Dieu, par Dieu et pour Dieu, comme le sont toutes choses d’ailleurs (Rom. 11:36). « Car celui qui agit selon la vérité vient à la lumière. » Celui qui vient à la lumière n’a absolument aucun mérite. Il reconnaît entièrement que de A à Z,
« le salut vient de l’Eternel » (Jonas 2:9). C’est Dieu qui cherche la brebis perdue (Mat. 18:11-14). C’est Dieu qui nous a aimés le premier (1 Jean 4:19), quand nous étions encore ses ennemis, détestables de par notre haine et nos péchés… (Rom. 5:6-8; Tite 3:3; Col. 1:21). C’est Dieu qui a fait brillé la lumière dans nos coeurs… (2 Cor. 4:6). Pour venir à la lumière, il faut absolument admettre ne pas être de la lumière, mais des ténèbres.
Ses brebis entendent Sa voix (Jean 10:3, 16, 27), même si Sa voix dit des choses qui ne sont pas du tout flatteuses. Mais Ses brebis entendent Sa voix, se reconnaissent dans ce qu’Il dit sur eux, et reconnaissent l’amour avec lequel Il parle et agit (1 Jean 4:16) et viennent à Lui de leur condition perdue, aveugle, et détestable (Tite 3:3).
Ceux qui ne sont pas Ses brebis n’entendent pas Sa voix. Ils rejettent ce qu’Il dit, n’en reconnaissent pas l’amour, et ne se voient pas dans ce qu’Il dit sur eux. Ils ne veulent pas admettre leur méchanceté. De leur fonds menteur, ils ne croient pas en Lui parce qu’Il dit la vérité (Jean 8:43-45).
Ceux qui préfèrent les ténèbres à la lumière ne veulent jamais admettre qu’ils sont si mauvais que ça. Ils veulent continuer à cacher leurs mauvaises oeuvres. Plutôt que d’avouer leur méchanceté, ils trouvent, au contraire, la manière de retourner la situation à l’envers en reniant Dieu, que ce soit Son existence ou Sa bonté fondamentale (cf. Héb. 11:6). D’un coeur tortueux, ils trouvent une manière à rejeter le blâme, et préfèrent le mettre sur Dieu, comme justement dans ce que insinue le genre de question que l’on traite dans cette étude:
« pas de 2e chance d’être sauvé…» ?
Car, comme on le voit, c’est tout le contraire. Les éternellement perdus seront coupables d’avoir rejeté tant de chances, tant d’occasions.
Comme il est dit de la génération qui ont rejeté Jésus-Christ, dans Jean 12:37 :
« Malgré TANT de miracles qu’il avait faits en leur présence, ils ne croyaient pas en lui, … »
D’une façon similaire, Romains 2:4-5 expose aussi le refoulement répété, le refus décidé et l’endurcissement aggravé face à tout effort de la part de Dieu à les mener à la repentance, d’où la longue accumulation à petit feu d’un jugement on ne peut plus justifié.
« Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? Mais, par ton endurcissement et par ton cœur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu… » (Rom. 2:4-5)
Qu’en est-Il de vous ? Si vous ne vous êtes pas encore repenti pour venir à Christ, faites-le aujourd’hui. Prenez cette occasion qui se présente encore à vous.
Rappelez-vous, en ce qui vous concerne, Christ « ne brisera point le roseau cassé » et « n’éteindra point la mèche qui brûle encore… ». Tant qu’il y a quelconque espoir, Il ne va pas l’éteindre. Il plaide bien au contraire que vous veniez à Lui.
« Aujourd’hui, si vous entendez Sa voix, n’endurcissez pas vos coeurs… » (Héb. 3:15)
« Et il me dit : C’est fait ! Je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif je donnerai de la source de l’eau de la vie, gratuitement. » (Apoc. 21:6)
« … que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut, prenne de l’eau de la vie, gratuitement. » (Apoc. 22:17)
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Pour aller plus loin théologiquement: Que penser de la doctrine de la double-prédestination?
Si la doctrine de la prédestination trouve sa source clairement dans la Bible, il en est tout le contraire par rapport à celle de la double-prédestination. Car si c’est entièrement juste que la doctrine de la prédestination mette de l’avant que Dieu est l’auteur du salut des croyants, comme on le voit dans tant de versets (eg. Jean 15:16; Eph. 1:3-12; Act. 13:48, etc), il est entièrement selon la logique humaine, une logique non seulement faillible comme l’homme, mais ténébreuse et tortueuse comme l’est le coeur humain (Jér. 17:9), que d’attribuer à Dieu être l’auteur de la perdition des perdus. Car, hormis quelques passages obscures, tirés hors-contexte (Eg. Prov. 16:4 [voir verset 5]*), la doctrine de la double-prédestination n’a pas de versets explicites pour défendre cet abominable enseignement. Elle n’a qu’un saut de logique, mal-fondé, à partir des versets qui établissent clairement la doctrine de la prédestination. Le saut de logique est celui-ci : Si Dieu prédestine les croyants au salut, alors, il s’en suit qu’Il prédestine les autres à la perdition…
Mais il y a une raison très simple pour laquelle la Bible ne donne pas de versets clairs que les perdus sont prédestinés par Dieu à la perdition: c’est justement parce que ce n’est pas le cas. Mais plus spécifiquement, la Bible a tellement de versets qui établissent la raison de la perdition des perdus : leur propre incrédulité (1 Pierre 2:7; Jean 3:18-19; 2 Thess. 1:8-9, etc.).
Un passage qui semble mettre les deux aspects en perspective (que Dieu a le crédit du salut des croyants, et que l’homme pécheur est responsable de sa propre perdition) est Romains 9:22-23 :
« Et que dire, si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience des vases de colère formés pour la perdition, et s’il a voulu faire connaître la richesse de sa gloire envers des vases de miséricorde qu’il a d’avance préparés pour la gloire ? »
Cette phrase « Dieu a supporté avec une grande patience…» donne le contexte qu’Il n’est pas l’auteur/la cause de la perdition des perdus, au contraire, Il endure longtemps ceux qui font le mal. De plus, le temps du verbe « formés/préparés pour la perdition » est au passif en français, mais est de forme moyenne/passive en Grec, qui pourrait bien se traduire, au moyen, « qui se sont préparés eux-même pour la perdition. . .» (Ce qui irait bien avec le reste des Ecritures, que de par leur résistance, leur endurcissement, leur impénitence, leur incrédulité, ils sont très bien préparés eux-même pour la perdition). Dans tous les cas, clairement en contraste avec ça sont deux choses: 1 ) le verbe proetoimasen, préparer d’avance, qui inclut explicitement, dans le préfixe même du verbe, l’idée de préparer d’avance, et 2) ce verbe est à l’actif, démontrant hors de tout doute que Dieu est l’auteur de cette préparation d’avance des vases de miséricorde.
Le fait est, comme nous avons déjà introduit dans la section, Tout est joué, Rien n’est joué (dans cet article), il y aura à jamais une tension que seul Dieu pourra départager. Mais restons avec ce que Dieu révèle, que cette prédestination donne à Dieu la totalité de la gloire de notre salut, mais il dit bien qui Il a choisit de prédestiner, qui sont ceux à qui Il a choisit de faire grâce (Mat. 13:12; Luc 8:18; Jean 9:39-41; Luc 10:21-22; Jac. 4:6)**. Le paradoxe demeurera à toujours, car les humbles sont ceux qui diront éternellement: « J’étais totalement perdu; je n’avais absolument rien, aucun mérite. J’avais besoin que tout me soit donné… C’est de Dieu, par Dieu et pour Dieu, c’est Lui qui m’a cherché, c’est Lui qui m’a choisi. J’étais aveugle; j’étais coupable; j’étais des ténèbres. Il m’a aimé en premier. C’est Lui qui m’a fait devenir une créature nouvelle. C’est Lui qui me permet de l’aimer en retour. Il m’a appelé à venir à Lui et Il m’a accueilli dans Sa grâce. Il m’a ouvert les yeux, Il m’a fait passé des ténèbres à la lumière, etc… »
Les incrédules ne pourront jamais, jamais réussir à blâmer Dieu sur quoi que ce soit de leur perdition, encore moins réussir à dire que leur perdition était déterminée d’avance, car, comme Dieu connaît vraiment et le dit explicitement, « ils ont préféré les ténèbres à la lumière… ».
Peu importe ce qu’on fait de ce paradoxe, il faut rester dans les paramètres bibliques, avec le fait que ce que Dieu dit est totalement significatif quand Il commande aux hommes à le craindre, à le chercher, à se repentir, à Lui faire confiance, en même temps que de reconnaître que c’est de Dieu, par Dieu et pour Dieu que sont toutes choses. On ne peut faire de Dieu un dieu arbitraire, avec « un conseil secret » – parce que ce qui est dit d’une façon simple n’est pas en fin de compte ce qu’il faut comprendre – comme fait la théologie 5 points calviniste. Il ne faut pas en fin de compte non plus, faire de Dieu un dieu spectateur, suivant la tendance arménienne, et faire de l’homme celui sur qui son éternité dépend, car il en est absolument incapable (Mat. 19:25-26).
Mat. 19:25-26 « Les disciples, ayant entendu cela, furent très étonnés, et dirent : Qui peut donc être sauvé ? Jésus les regarda, et leur dit : Aux hommes cela est impossible, mais à Dieu tout est possible. »
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* Que Dieu est préparé le méchant pour le malheur n’est pas la même chose que de dire que
Dieu a fait quelqu’un être méchant. Le verset 5 démontre que Dieu ne fait de personne
quelqu’un de méchant et hait sa méchanceté et l’avertit du jugement préparé pour ceux qui sont
méchants.
** Mat. 13:12 parle qu’on donnera à celui qui a, ce qui est paradoxale. Celui qui a est
quelqu’un qui avoue ne rien avoir et avoue avoir besoin de se faire donner tout… Mais celui
qui croit avoir (Luc 8:18), on ôtera cela… Jean 9:39-41 montre qui Dieu sauve en fin de
compte: les aveugles (ceux qui s’avouent totalement aveugles, dans le besoin), mais ceux qui
croient voir demeurent dans leur péché, et Dieu les confirment dans leur cécité pour l’éternité…