Jésus-Christ et Sa perspective à l’épreuve de tout découragement (partie 1)

Introduction

Découragé ? Qui de nous en sont exempts… ?

Considérons Christ:

Hébreux 12:2-3 « ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée. »

Dans cette étude, nous allons faire plus que juste considérer Christ et ce qu’Il a fait, mais nous allons considérer la perspective de Christ, pourquoi Il a fait ce qu’Il a fait. Ceci nous aidera à comprendre comment Il a fait tout ce qu’Il a fait, et fera tout ce qu’Il fera, sans se décourager.

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La perspective de Jésus-Christ:

Esaïe 42:4
« Il ne se découragera point et ne se relâchera point,
Jusqu’à ce qu’il ait établi la justice sur la terre,
Et que les îles espèrent en sa loi.
»

Pourquoi ne se découragera-t-Il pas? Pourquoi ne se relâchera-t-Il point?

À notre perspective (naturelle), comment ne s’est-Il pas découragé en face de ce que Dieu Lui demandait ? Sa mission n’était-elle pas matière à au moins un peu de découragement?

De plus, nous, comment ne serions-nous pas cause de découragement au Seigneur? Avec notre faiblesse de foi, nos inconséquences, notre lenteur à lui faire confiance, à lui obéir, etc.,… Son oeuvre ne peine-t-il pas souvent avec les ouvriers avec lesquels il a pour travailler…?

Ce conflit de perspective (entre celle qui nous vient naturellement, que nous aurions toujours tendance à penser, et celle de Christ) se voit très clairement dans Mattieu 16:21-24.

Matthieu 16:21-24 « Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour.
22 Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit: A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas.
23 Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes.
»

Si c’était de nous, nous comprendrions très bien Pierre pour ne pas vouloir que Son bien-aimé Maître aie à souffrir. Notre tendance n’est-elle pas d’être surpris quand il se fait reprendre si sévèrement par le Seigneur Jésus-Christ? « Arrière de moi, Satan! » Aïe..

À la fin du verset 23, la réponse de Christ est littéralement: Tu ne penses pas aux [choses] de Dieu, mais aux [choses] des hommes. Mais il y a plus fort: ce n’est pas juste penser froidement, comme avoir des idées qui nous passent par la tête, mais le verbe grec implique plus que cela, c’est s’entretenir avec des idées, penser avec intérêt, avec attachement… D’ailleurs, le terme est traduit même par « affectionnez-vous » dans Colossiens 3:2.

Colossiens 3:2 « Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. »

Si la manière de penser des hommes, manifestée par la réaction de Pierre, est autant mauvaise et satanique, dans sa meilleure expression – celle où il a les meilleures intentions envers Christ – imaginez combien elle est mauvaise dans sa pire expression.

Mais, pourquoi la manière de pensée de l’homme naturel, autant « bien-intentionnée » qu’elle peut l’être, est-elle si grave ? Parce qu’elle ne prend pas en compte la gravité de la nature du péché – que le péché mérite vraiment la mort éternelle, le jugement éternel, la souffrance éternelle (Rom. 3:23; 6:23; Apoc. 20:11-15). Mais pire encore, si pire même est possible, elle ne prend pas en compte non plus que le problème du péché ne puisse être résolu que par l’amour et la fidélité de Dieu à pourvoir Son Fils unique en substitut parfait de par Sa mort expiatoire et Sa résurrection (cf. Rom. 3:23-26).

Si Christ confronte si sévèrement Pierre et sa manière de raisonner, c’est parce que de son côté, Il s’affectionnait aux choses de Dieu. Cette affection ne le laisse aucunement découragé de devoir passer par la croix du Calvaire. Et le comble, c’est qu’Il ne ressent aucun découragement par rapport à Pierre, celui qu’Il a dû reprendre. Celui-ci, n’est-il pas Simon Pierre, un de ces disciples, un de ses apôtres, en qui Il avait investit des années de formation, celui même à qui Il venait de confier les clés du Royaume (Matt. 16:18). Mais même si celui-ci était encore si immature et mauvais dans sa manière de penser, il n’y avait pas lieu à se décourager. Christ sait très bien qu’est-ce qu’Il va faire dans la vie de Pierre même, pour que Pierre devienne un pilier dans l’avancement de Son oeuvre dans ce monde. Car la perspective de Christ, Sa considération des faits, était une perspective à l’épreuve de tout découragement.

À travers cette étude, voyons Sa perspective sur plusieurs points et comment Il n’en a pas été découragé.

I. Sa perspective de la volonté de Dieu ne l’a pas découragé.

Psaume 40:7-12 (Héb. 10:7-8) « 7 Tu ne désires ni sacrifice ni offrande, Tu m’as ouvert les oreilles ; Tu ne demandes ni holocauste ni victime expiatoire.
8 Alors je dis : Voici, je viens Avec le rouleau du livre écrit pour moi.
9 Je veux faire ta volonté, mon Dieu ! Et ta loi est au fond de mon cœur.
10 J’annonce la justice dans la grande assemblée ; Voici, je ne ferme pas mes lèvres, Eternel, tu le sais !
11 Je ne retiens pas dans mon cœur ta justice, Je publie ta vérité et ton salut ; Je ne cache pas ta bonté et ta fidélité Dans la grande assemblée.
12 Toi, Eternel ! tu ne me refuseras pas tes compassions ; Ta bonté et ta fidélité me garderont toujours.
»

– « Je veux faire ta volonté » (v. 9) (LSG) pourrait ne pas être bien compris dans toute sa force.

La Darby et l’Ostervald viennent à la rescousse:

– « C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir… » (Darby)

– « Mon Dieu, j’ai pris plaisir à faire ta volonté… » (Ostervald)

La volonté de Dieu est comme Paul dit, « ce qui est bon, agréable, parfait » (Rom. 12:1-2). Elle est alignée avec la vérité, la justice, la fidélité de Dieu, aussi bien qu’avec l’amour et la bonté de Dieu. Cette paire thématique précieuse (bonté/fidélité, ou encore amour/vérité [cf. Eph. 4:16]) est un refrain répété très souvent dans la Bible. La bonté et la fidélité de Dieu sont ce qui est à proclamer, à annoncer (v. 10-11). Quand on désire les proclamer et les communiquer aux autres (v. 11), c’est parce qu’on s’y est réfugié personnellement (v. 12); on les prend pour soi-même (v. 12).

Les proclamer à qui ? La grande assemblée (le monde entier même…).

L’expression de Sa volonté Sa loi/Sa Parole.

Donc, il vaut l’avoir, Sa loi, au fond de son coeur. Et quand on l’a au fond du coeur, Sa loi, on va l’avoir aussi sur les lèvres, c’est pourquoi, Il proclame la justice, la fidélité, la bonté de l’Eternel!

Comme il est écrit: « … J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ! » … 2 Cor. 4:13

Dans la prochaine partie, nous verrons que Christ n’a pas été découragé non plus par la mission à laquelle Dieu l’envoyait.

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