«POURQUOI LES MÉCHANTS PROSPÈRENT-ILS?» Ps. 73 — Remède contre l’envie, les doutes et les murmures.

Pourquoi les impies connaissent-ils la réussite, le succès, et la popularité ?
Dans le Psaume 73, le psalmiste Asaph partage son trouble personnel avec l’ENVIE, les DOUTES, et les MURMURES, et ce qui en fin de compte, l’a ramené des ces choses.

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1. L’ENVIE.

Pourquoi y a-t-il des impies qui sont prospères, qui connaissent l’abondance? v. 3
Comment sont-ils insouciants et connaissent-ils la tranquilité, sans être troublés par l’abus qu’ils font à leur conscience, … et à leur entourage? v. 4-8
Pourquoi sont-ils si populaires et ont-ils une si grande suite? v. 10

Psaume 73. D’Asaph.
« Oui, Dieu est bon pour Israël, Pour ceux qui ont le cœur pur.
2 Toutefois, mon pied allait fléchir, Mes pas étaient sur le point de glisser ; Car je portais envie aux insensés, En voyant le bonheur des méchants.
4 Rien ne les tourmente jusqu’à leur mort, Et leur corps est chargé d’embonpoint ;
5 Ils n’ont aucune part aux souffrances humaines, Ils ne sont point frappés comme le reste des hommes.
6 Aussi l’orgueil leur sert de collier, La violence est le vêtement qui les enveloppe ;
7 L’iniquité sort de leurs entrailles, Les pensées de leur cœur se font jour.
8 Ils raillent, et parlent méchamment d’opprimer ; Ils profèrent des discours hautains,
9 Ils élèvent leur bouche jusqu’aux cieux, Et leur langue se promène sur la terre.
10 Voilà pourquoi son peuple se tourne de leur côté, Il avale l’eau abondamment,
11 Et il dit : Comment Dieu saurait-il, Comment le Très-Haut connaîtrait-il ?
12 Ainsi sont les méchants : Toujours heureux, ils accroissent leurs richesses.
»

Ce n’est pas à dire que tous les impies sont prospères…

Ce n’est pas à dire non plus que si l’on ne connait pas la prospérité comme il est décrit, on doit ne pas être impie.

Non, on peut être pauvre parce qu’on est paresseux (Proverbes 20:4; 6:10-11) et qu’on ne travaille pas quand on pourrait travailler. L’impiété de la paresse n’a jamais rendu personne riche…

On peut être pauvre aussi parce qu’on gaspille nos ressources sur l’alcool, les drogues, etc, ou sur la loterie, les jeux d’argent.

« L’amour de l’argent est une racine de tous les maux » (1 Timothée 6:10).

Alors, même si ce n’est pas tous les impies qui sont décrits dans Ps. 73:3-12, certes, il y en a qui sont très prospères, qui ont la belle vie, une bonne santé, une heureuse vieillesse, et pour qui le mal, la criminalité ou la fraude semble réussir.

Pourquoi donc ? Ne sont-il pas à envier? C’était une question qui donnait du fil à retordre au psalmiste.

Il les voyait de loin, et leur portait envie.

2. LES DOUTES.

Ça le faisait douter de même de la valeur de s’être tourné à Dieu et lavé son coeur, et poursuivi l’innocence et l’intégrité (v. 13).

« 13 C’est donc en vain que j’ai purifié mon cœur, Et que j’ai lavé mes mains dans l’innocence »

Sa conversion ne l’avait pas rendu plus riche, ne lui avait pas donné d’avoir un tel bonheur insouciant…

3. LES MURMURES.

Plutôt que d’apprécier la main guidante de Dieu, et la discipline par amour que Dieu applique aux siens (voir Héb. 12), il en faisait un sujet de murmure (v. 14).

« 14 Chaque jour je suis frappé, Tous les matins mon châtiment est là. »

Asaph trouvait donc lourd les châtiments de Dieu dans sa vie.
C’est avec une certaine amertume que « son coeur s’aigrissait… », « qu’il se sentait « percé dans les entrailles… » (v. 21).

Il savait au fond que ce n’était pas une bonne chose de les joindre dans leurs vains propos (v. 15) , mais il ne savait pas pourquoi (v. 16).

« 15 Si je disais : Je veux parler comme eux, Voici, je trahirais la race de tes enfants.
16 Quand j’ai réfléchi là-dessus pour m’éclairer, La difficulté fut grande à mes yeux …
»

LE REMÈDE ?

Asaph a lutté avec l’envie, les doutes et les murmures jusqu’à ce qu’il ait pris le temps de rentrer dans les sanctuaires de Dieu et remettre ses pensées à l’endroit.

« 16 … La difficulté fut grande à mes yeux,
17 Jusqu’à ce que j’eusse pénétré dans les sanctuaires de Dieu, Et que j’eusse pris garde au sort final des méchants.
18 Oui, tu les places sur des voies glissantes, Tu les fais tomber et les mets en ruines.
19 Eh quoi ! en un instant les voilà détruits ! Ils sont enlevés, anéantis par une fin soudaine !
20 Comme un songe au réveil, Seigneur, à ton réveil, tu repousses leur image.
»

A. Trois choses donc ont ouvert son coeur au remède:

1) aller dans le sanctuaire de Dieu.

Il dit qu’il trouvait dure de savoir quoi penser de la difficulté de la question du bonheur des impies, jusqu’à ce qu’il ait « pénétré les sanctuaires de Dieu … » (v. 17)

2) tendre l’oreille au conseil de Dieu, Sa Parole.

Au v. 24 il parle « Tu me conduiras par ton conseil, »

C’est la Parole de Dieu qui avait remis les pendules à l’heure. Le psalmiste s’est fait ramené de sa mauvaise manière de penser par les vérités de la Parole de Dieu que nous allons voir au point B.

3) la confession de la folie de ses pensées d’envie, de doutes et de murmures..

Il a avoué et confessé combien il avait eu tort de laisser son coeur devenir amère et d’avoir envié les méchants dans leur bonheur appartent.

« 21 Lorsque mon cœur s’aigrissait, Et que je me sentais percé dans les entrailles,
22 J’étais stupide et sans intelligence, J’étais à ton égard comme les bêtes.
» v. 21-22

B. Deux choses constituent le remède: 1) le sort final des impies et 2) l’appréciation de qui Dieu est et de sa relation avec lui.

1) Le sort final des impies

« … Et que j’eusse pris garde au sort final des méchants. » v. 17

Il est comme de quelqu’un qui regarde par des jumelles une personne qui semble bien heureuse, dans l’abandonce et l’opulence, et qui est tenté de l’envier, jusqu’à ce qu’il prenne du recul et voit que cette personne heureuse est complètement inconsciente de la situation très précaire qu’elle est, sur le bord d’une falaise, ou sur un sentier glissant, sans parler du risque d’un glissement de terrain…

Soudain, la réalisation qu’ils vont connaitre une terrible ruine dans une chute mortelle ne fait-elle pas dissiper toute tentation à l’envie (v. 18-19)?

« 18 Eh quoi ! en un instant les voilà détruits ! Ils sont enlevés, anéantis par une fin soudaine !
19 Comme un songe au réveil, Seigneur, à ton réveil, tu repousses leur image.
»

Dieu dit dans Deutéronome 32:35.
« A moi la vengeance et la rétribution, Quand leur pied chancellera ! Car le jour de leur malheur est proche, Et ce qui les attend ne tardera pas

La ruine dont il parle est l’étang ardent de feu et de soufre (Apoc. 21:8), où il y aura des grincements de dents et des tourments éternels (Mat. 13:50), une place de ténèbres (Jude 13).

« 2) l’appréciation de qui Dieu est et de sa relation avec lui. » v. 17

Qu’est-ce qui a détourné son coeur de la tentation d’envier l’impie, de douter, et de murmurer ? Non seulement, la considération du sort final des méchants, mais bien plus important, d’un côté très positif, était ce qu’il réalisait qu’il avait avec Dieu. Il avait une relation vivante et éternelle avec le seul vrai Dieu, le Dieu créateur, le Dieu qui vaut la peine de chercher, de trouver. Le Dieu à qui il vaut s’attacher, plus que tout dans ce monde corrompu et passager. L’attachement à Dieu est le remède ultime à toute tentation d’envier les impies ou d’aimer les choses de ce monde.

Heb 13:5
« Ne vous livrez pas à l’amour de l’argent ; contentez-vous de ce que vous avez ; car Dieu lui-même a dit : Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point. »

De revenir à son attachement à Dieu l’a ramené à la raison. Même s’il perdait tout dans ce monde, même si son corps tomberait en ruine dans cette vie, et qu’il aurait 0 qualité de vie, il avait Dieu! Il avait tout!

« 25 Quel autre ai-je au ciel que toi ! Et sur la terre je ne prends plaisir qu’en toi.
26 Ma chair et mon cœur peuvent se consumer: Dieu sera toujours le rocher de mon cœur et mon partage.
»

Plus que simplement la personne de Dieu, mais les oeuvres de Dieu sont à chérir et à proclamer.

« 27 Car voici, ceux qui s’éloignent de toi périssent ; Tu anéantis tous ceux qui te sont infidèles.
28 Pour moi, m’approcher de Dieu, c’est mon bien : Je place mon refuge dans le Seigneur, l’Eternel, Afin de raconter toutes tes œuvres.
»

Cette juste perspective coupera court à toute tentation de murmures. Quand on murmure, on proclame en bout de ligne que Dieu n’est pas bon, qu’Il n’est pas au contrôle des circonstances. Mais quand on est convaincu que Dieu est bon, et qu’Il est le Tout-puissant, pour faire même tourner le mal en bien envers ceux qui l’aiment, qui sont appelés à son dessein, alors il n’y a aucune, vraiment aucune circonstances qui fera que murmurer soit légitime pour l’enfant de Dieu. C’est pourquoi, il est dit aux régénérés de tout faire sans murmures ni hésitation…

« Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. » (Romains 8:28)

« Faites toutes choses sans murmures ni hésitations, afin que vous soyez irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d’une génération perverse et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde, portant la parole de vie… » (Phil. 2:14-16)

CONCLUSION.

Le Psaume 73 est écrit par un croyant, quelqu’un qui s’était converti à Dieu, et dont le coeur a été purifié par Dieu. Certainement ceux d’entre nous qui connaissons Dieu devons nous rafraichir la pensée de ces vérités du sort final des impies et de la personne de Dieu, pour que nous ne tombions pas sous la tentation d’envier les perdus, de douter ou de murmurer.

Mais, il y a aussi une application à ceux qui ne sont pas encore venus à Christ. Peut-être remarquez-vous aussi la prospérité que peuvent connaître ceux qui ne craignent pas Dieu?
Peut-être avez-vous aussi remarqué que les vrais enfants de Dieu peuvent connaître bien des difficultés de par le fait qu’ils suivent Dieu? Que ce soit la moquerie, le rejet, ou simplement de se compliquer la vie en faisant ce qui est juste, sans prendre de détour et de raccourci comme font la plupart. Eh bien, pour vous aussi, voyez le bon sens de vous convertir à Dieu et faire de Lui votre trésor, déjà maintenant et pour l’éternité. Renoncez à la poursuite du vain bonheur qu’offre ce monde, considérant le sort final des impies.

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