Matt. 3:1-12 — Le ministère de Jean-Baptiste

◆ Matthieu 3:1-12 [lire]

1 En ce temps-là parut Jean Baptiste, prêchant dans le désert de Judée.
2 Il disait: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.
3 Jean est celui qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète, lorsqu’il dit: C’est ici la voix de celui qui crie dans le désert: Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers.
4 Jean avait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins. Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.
5 Les habitants de Jérusalem, de toute la Judée et de tout le pays des environs du Jourdain, se rendaient auprès de lui;
6 et, confessant leurs péchés, ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain.
7 ¶ Mais, voyant venir à son baptême beaucoup de pharisiens et de sadducéens, il leur dit: Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir?
8 Produisez donc du fruit digne de la repentance,
9 et ne prétendez pas dire en vous-mêmes: Nous avons Abraham pour père! Car je vous déclare que de ces pierres-ci Dieu peut susciter des enfants à Abraham.
10 Déjà la cognée est mise à la racine des arbres: tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu.
11 Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu.
12 Il a son van à la main; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point.


Avez-vous déjà mangé dans la présence de quelqu’un qui mangeait des choses bizarres? Quand ma famille et moi restions en Afrique, nous mangions régulièrement à chaque matin du riz avec du beurre d’arachide (ou beurre de cacahouète). Si vous aimez le beurre d’arachide, vous aimerez ça, même si ça parait étrange pour la plupart des gens. On met du riz dans un bol, on y verse du lait, on y saupoudre un peu de sucre, et on rajoute du beurre d’arachide. On mélange un peu, et on déguste (je viens peut-être de lever le coeur à plusieurs lecteurs).

Il y a près de deux mille ans, nous aurions eu l’occasion de manger avec un dégustateur de sauterelles. Non sans moins, ce dégustateur serait habillé assez simplement, en peau de chameau, avec une ceinture de cuir. Jean-Baptiste avait une mission à accomplir, et n’était pas préoccupé par les conforts de ce monde. Son appel l’avait emmené à prêcher dans le désert selon ce qui était dit de lui dans l’Ancien Testament (Esaïe 40:1-3).

LA REPENTANCE ET L’IMMINENCE DU ROYAUME DES CIEUX

Cela faisait quatre cent ans qu’il n’y avait pas eu de prophètes en Israël. Les quatre cent ans de silence étaient finalement arrivés à terme avec la voix tonnante de Jean-Baptiste qui prêchait dans le désert: « Repentez-vous, car le royaume de Dieu est proche ».

Jean-Baptiste était le prophète que Dieu avait promis d’envoyer pour préparer la venue du Messie. Il venait pour prêcher dans le désert, vêtu d’une façon semblable à Élie, de qui d’ailleurs il tirerait l’esprit et la puissance (Luc 1:16). Il avait était dit qu’Élie serait envoyé avant le Jour du Seigneur, pour ramener les coeurs des pères aux enfants et vice-versa (Mal. 4:4-6). L’équivalence précise de Jean-Baptiste avec Élie dépendrait de la réception que donnerait le peuple à Jésus-Christ, et de par extension, à Jean-Baptiste.

« Car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu’à Jean; et, si vous voulez le comprendre, c’est lui qui est l’Elie qui devait venir. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende » (Mat. 11:13).

« Les disciples lui firent cette question: Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Elie doit venir premièrement? Il répondit: Il est vrai qu’Elie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste. » (Mat. 17:10-13)

Le royaume des cieux est un synonyme entièrement équivalent à l’expression « Royaume de Dieu ». L’Évangile de Matthieu était écrit particulièrement pour une audience Juive. Les Juifs avaient une aversion et une peur d’utiliser inutilement le nom de Dieu. Ils craignaient d’enfreindre la loi: « Tu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain; car l’Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain. » (Exode 20:7). La crainte d’enfreindre cette loi était telle que les Juifs de l’Ancien Testament, dans leur lecture de la loi, évitaient même de prononcer le nom de l’Eternel, et prononçaient à la place le mot « Seigneur ». C’est d’ailleurs pourquoi la prononciation exacte du nom Hébreu de Dieu a été perdue (traduit « Éternel » dans nos versions françaises, et parfois connu sous le terme « Yahweh », et improprement « Jéhovah »). Les diverses traditions Juives à l’égard du nom de Dieu dépassaient souvent l’esprit de la loi de Moïse sur laquelle étaient basées ces traditions. Cependant, il semble que dans les temps modernes, nous allons de l’autre extrême avec une légèreté trop accrue à l’égard du nom de Dieu. Tout au moins, l’apôtre Matthieu voulait être sensible à l’égard de son audience Juive, et avait évité d’utiliser à répétition le terme « royaume de Dieu », préférant utiliser un terme référant à Dieu « royaume des cieux ». Ça serait un exemple de ce dont Paul parle dans 1 Corinthiens 9:19-23.

Le royaume des cieux/de Dieu réfère au rétablissement promis d’Israël avec le descendant de David assis sur son trône, lequel était présenté comme étant Dieu lui-même incarné (Esaïe 9:5-6; Ps. 110). C’est pourquoi ce rétablissement parfait du royaume d’Israël était aussi présenté dans les prophètes sous l’aspect d’un royaume que Dieu établirait, qui durerait à jamais et qui remplacerait tous les royaumes du monde en étant un royaume et une domination mondiale (Daniel 2:44). Tout en étant un royaume terrestre, il serait un royaume parfait où la justice de Dieu régnerait, et où la condition d’entrée était élevée: la repentance et la confiance en Dieu (Esaïe et d’autres prophètes).

C’est justement dans ce contexte-là qu’on voit le rapport très étroit entre les deux points principaux de Jean-Baptiste: la repentance et l’imminence du royaume de Dieu. Car il dit: « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche ». Il n’y avait aucune surprise dans ce message. Jean-Baptiste accomplissait sa tâche de préparation à l’avènement du Roi d’Israël en rappelant aux gens leur besoin de se repentir, surtout considérant que le royaume des cieux était à la porte.

Jumelé à l’annonce de l’imminence du royaume de Dieu était le jugement avec lequel il viendrait. Pour ceux qui refuseraient de se repentir, un grand jugement était à la porte. Deux illustrations servent à Jean-Baptiste pour décrire le jugement terrible qui arrive. Premièrement, la hache est déjà placée sur le bas de l’arbre (Mat. 3:9). Le jugement est très imminent. Deuxièmement, la différentiation entre le blé et la paille. Le cultivateur de l’époque prenait la récolte et allait à son aire où il battait la récolte. Jetant en l’air le blé battu, le vent prenait la paille et le grain plus lourd tombait plus au centre de l’aire. Par ce procédé, le cultivateur séparerait le grain d’avec la paille. Comme un bon agriculteur de ce temps-là, Jésus-Christ jettera la paille, qui ne vaut rien, et la brûlerait dans le feu. Le grain serait conservé. Le feu qui brûlera ceux qui refusent de se repentir ne s’éteindra pas!

Dans quel sens Jean-Baptiste pouvait-il annoncer que le royaume de Dieu était à la porte, quand deux mille ans plus tard, nous sommes toujours en attente de la venue du royaume de Dieu? Dans la mesure précise que le Roi était sur le point de se présenter, et qu’Israël avait l’opportunité de recevoir Son Roi et de le voir établir Son Royaume. Seulement, les Juifs n’ont pas reçu leur Roi, selon les prophéties (Esaïe 49:4; 50: 6; 53; Zach 12:10), et l’établissement du royaume était mis en attente jusqu’à sa deuxième venue, à une date future et non-révélée (Act. 1:3-8).

LA REPENTANCE

La repentance que Jean-Baptiste prêchait est une repentance de coeur, en préparation au Messie qui viendrait sous peu. C’était une repentance qui concernait particulièrement la nation d’Israël vis-à-vis de Dieu et le Roi que leur enverrait Dieu.

La repentance consistait à se détourner de ses péchés, dans une certaine tristesse, mais surtout selon l’efficacité d’une évidence de changement de coeur, qui se manifesterait par une direction de vie différente. La repentance passait entièrement par reconnaître la terrible gravité de ses péchés contre Dieu, et de s’en détourner! Nous voyons l’allusion à cette terrible nature offensive et abominable du péché, quand on voit l’avertissement du jugement de Dieu sur les pécheurs, jugement qui viendra avec l’arrivée du Roi (non la première arrivée, mais la deuxième, celle encore à venir).

Pour nous aujourd’hui, la nature du péché n’a pas changé, pas plus que la nature du message que nous avons à proclamer. Notre message est par excellence un appel aux gens de se repentir et croire en Jésus-Christ (Marc 1:15; Act. 20:21). La manière que nous allons percevoir les gens va déterminer l’emphase de notre message les concernant. Si nous voyons les gens surtout comme des « pauvres victimes » du péché, et des personnes qui font, après tout, de leur mieux, selon ce qu’ils connaissent, et bien, l’emphase ne sera aucunement sur la repentance, mais plutôt simplement à leur partager la connaissance supplémentaire dont ils ont besoin pour atteindre réellement Dieu. Parfois, nous avons une emphase trop placée sur si les gens ont compris ou non l’évangile. Si quelqu’un qui professe l’évangile ne donne pas d’évidence d’avoir été sauvé, on dira souvent qu’il semble qu’il n’ait pas compris l’évangile. Ceci atténue sa responsabilité de se repentir, et semble faire de lui une pauvre victime d’un manque de capacité de comprendre. Il faut faire attention que nos expressions reflètent bien l’emphase de la Bible placée sur la repentance et la foi.

De plus, il est parfois communiqué dans le milieu évangélique, que les diverses religions humaines sont la manifestation du désir des hommes de s’approcher de Dieu, que la religion des hommes n’est qu’une évidence que l’homme naturel essaie du mieux qu’il peut à atteindre l’homme. Dans ce contexte, ce n’est pas une chose grave que les hommes ont leurs religions humaines. C’est actuellement tout un compliment. Mais cette approche est contraire à la Parole de Dieu. Actuellement, l’homme dans sa rébellion contre Dieu rejette la vérité, se choisit de se faire une religion à son image, et adore la créature plutôt que le Créateur (Rom. 1:18-25). Ce n’est donc pas un compliment, mais un grand tort et un grand problème. La religion humaine n’est qu’une manifestation du coeur rebelle, endurci, corrompu et aveugle de l’homme. Dans ce contexte, si nous voyons l’homme naturel comme la Bible nous le présente, nous ne pourrons pas faire autrement que de lui parler avec l’emphase biblique correctement placée sur la repentance, avant même de lui parler de son besoin de croire en Christ. Dans un sens, nous ferons ce que Jean-Baptiste devait faire: appeler les gens à la repentance, pour qu’il puisse ensuite croire en Christ.

Dans ce contexte, nous devons faire attention qu’avec les enfants, nous ne devancions pas le travail de conviction du Saint-Esprit, à cet égard, qui les pousse à la repentance. Faire une prière et demander à Christ d’entrer dans son coeur ne devraient pas être des expressions utilisées à moins d’avoir soigneusement expliqué leurs significations. Un enfant peut se convertir en croyant en Christ, selon Matthieu 18. C’est ce que Dieu veut. Mais nous ne devons pas trop simplifier le message et manquer de souligner le besoin d’une vraie et sincère repentance de coeur qui se manifesterait dans la vie de tous les jours.

Jean-Baptiste était très clair pour ne pas donner de fausse confiance à ceux qui voulaient se séduire avec « une apparence de piété, tout en reniant ce qui en fait la force » (2 Tim. 3:5). D’ailleurs, c’est précisément sur ce point-là, qu’il avertit si sévèrement les Pharisiens et les Sadducéens. Les Pharisiens étaient des hommes religieux très pieux, très sévères sur la mise en pratique de la loi et de leurs traditions. Ils ne se voyaient pas comme grand pécheur, et ne voyaient pas grandement leur besoin de se repentir. Les Sadducéens étaient surtout de la classe des riches et étaient très libéraux dans leur manière de penser, et certes pas strictes sur la loi; ils ne croyaient pas non-plus au surnaturel (miracles, anges, résurrection, etc). Ces personnes religieuses et chefs du peuple se considéraient définitivement comme enfants d’Abraham, au sens d’avoir part à la bénédiction de Dieu, et héritiers en promesse du royaume de Dieu. Jean-Baptiste est obligé de les confronter sévèrement à l’erreur de leur préconception: non, ils n’étaient pas des enfants d’Abraham, pas au sens d’avoir part à la bénédiction d’Abraham. On ne devenait pas enfants d’Abraham par simple naissance physique de parents Juifs. On le devenait plutôt par la repentance et la foi, la même foi qu’Abraham avait eue. C’est là qu’on retrouve souvent dans les Ecritures cette distinction entre la postérité physique d’Abraham et sa descendance spirituelle ( Jean 8:37-45; Rom. 9:7-8; Rom. 10:1-4; Gal. 3:6-7).

Ce que Jean-Baptiste faisait était de leur enlever l’assurance dans leur profession erronée de foi en Dieu. Ils étaient convaincus à tort d’être corrects vis-à-vis de Dieu, sans s’être inquiéter de ce que Dieu voulait et disait. Combien souvent devons-nous en faire au tant? Avec certaines personnes, nous n’avons qu’à leur expliquer l’évangile, la bonne nouvelle de Jésus-Christ; car ces personnes-là sont déjà brisées dans leur coeur de leurs péchés. Avec d’autres personnes nous devons d’abord confronter et exposer l’erreur de leur sentiment de bien-être et d’insouciance vis-à-vis de Dieu. Nous devons d’abord décrier leur confiance erronée dans une relation imaginaire qu’ils ont avec Dieu, non-basée sur la vérité, mais actuellement le fruit d’une auto-dépendance orgueilleuse et abominable vis-à-vis de Dieu. Jean-Baptiste ne ménage pas ses paroles: « race de vipères »… Jésus-Christ y était allé aussi tout autant explicitement dans Matthieu 23.

Pour ceux, donc, qui refuseraient de se repentir, un feu les brûlera éternellement.

Pour ne pas donner de faux sentiments de sécurité, il prêchait justement la vraie repentance qui serait évidente d’une façon tangible dans la vie. La vraie repentance se verrait en ce qu’il y aurait des fruits de la repentance.

LES FRUITS DE LA REPENTANCE

En ce qui concerne les fruits de la repentance, on peut en entrevoir plusieurs. La première évidence que quelqu’un se repentait suite au message de Jean-Baptiste était l’acceptation de se faire baptiser par lui. C’était un pas tangible, une évidence qu’une décision claire avait était prise. Avec le baptême, il y aurait un contraste net avec le « avant » et le « après ». Celui qui se faisait baptisait par Jean-Baptiste disait d’une façon publique et claire: « regardez, quand Jean-Baptiste disait qu’il fallait se repentir de ses péchés, c’est à moi que ça s’applique: je suis pécheur, je l’avoue, et je m’en repens, et je me prépare à la venue de celui qu’il annonce ».

Bien sûr ça ne s’arrêtait pas là, car ceux qui se faisait baptiser devait manifester les fruits qui convenaient à la repentance. Ils devaient démontrer une nouvelle direction de vie. Ils devaient démontrer qu’ils avaient pris au sérieux ce message décrivant la gravité du péché. Ils ne devaient pas continuer tout bonnement dans leurs vices passés, dans leur débauche, leurs vols, leurs mensonges, etc… (Luc 3:10-14). Mais le premier fruit de la décision interne de prendre au sérieux le message de Jean-Baptiste était de se faire baptiser.

Nous voyons le même phénomène avec le baptême de Jésus-Christ. Jésus-Christ était celui que Jean-Baptiste annonçait. Oui, Jésus-Christ viendrait. Il baptiserait du Saint-Esprit et de feu. Ceux qui mettraient en lui leur confiance recevront le Saint-Esprit. Cela a commencé lors de la Pentecôte, suivant l’ascension de Christ, après sa mort et sa résurrection (Act. 2). Les disciples avaient reçu des languettes de feu sur leur tête et le Saint-Esprit dans leur coeur. Depuis ce temps-là, tous les croyants reçoivent le Saint-Esprit dans leur coeur au moment de leur nouvelle naissance.

Mais Jésus-Christ aussi commanderait le baptême d’eau. Lui aussi durant son ministère terrestre baptisait ses disciples (Jean 4:1). Quand il est parti, il a commandé à ses disciples de faire des disciples « en les baptisant au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit » (Mat. 28:19-20). Pourquoi? Justement, cela pourvoirait aussi une première évidence tangible et concrète que quelqu’un a prit au sérieux son appel à se repentir et croire en la bonne nouvelle. Cela pourvoira aussi un premier fruit de la repentance – non pas que ce premier fruit serait une garantie absolue de la réalité intérieure du salut; l’histoire de Simon le magicien est un exemple assez clair de cela (Act. 8). Mais, une profession de foi, sans fruit de repentance, serait une profession de foi qui ressemblerait plus à celle des pharisiens et des sadduccéens, qu’à la profession de foi d’une personne humble et sincère qui se repent et croit en Jésus-Christ comme Sauveur.

Mais Jésus-Christ aussi commanderait le baptême d’eau. Lui aussi durant son ministère terrestre baptisait ses disciples (Jean 4:1). Quand il est parti, il a commandé à ses disciples de faire des disciples « en les baptisant au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit » (Mat. 28:19-20). Pourquoi? Justement, cela pourvoirait aussi une première évidence tangible et concrète que quelqu’un a prit au sérieux son appel à se repentir et croire en la bonne nouvelle. Cela pourvoira aussi un premier fruit de la repentance – non pas que ce premier fruit serait une garantie absolue de la réalité intérieure du salut; l’histoire de Simon le magicien est un exemple assez clair de cela (Act. 8). Mais, une profession de foi, sans fruit de repentance, serait une profession de foi qui ressemblerait plus à celle des pharisiens et des sadduccéens, qu’à la profession de foi d’une personne humble et sincère qui se repent et croit en Jésus-Christ comme Sauveur.

CONCLUSION

Nous, de même, nous appelons à l’action. Qu’allez-vous faire de ce message? Si votre besoin est de vous repentir et croire en Christ, allez vous agir en conséquence, ce qui veut dire le faire dans votre coeur, et en démontrer la réalité tangiblement et concrètement dans les eaux du baptêmes?

Si vous avez déjà cru, mais n’avez pas obéi encore au commandement de Christ de vous faire baptiser, comment pouvez-vous endurer une seconde de plus de demeurer dans la désobéissance, et dans l’inaction. Auriez-vous vraiment pris au sérieux sa description de la gravité du péché et de la désobéissance? Si oui, alors comment pourriez-vous rester une seconde de plus dans la désobéissance? Vous êtes-vous vraiment repenti? Ces question seront toujours-là jusqu’à ce qu’il y a manifestation évidente du fruit de la repentance.

Christ vous appelle aussi à l’action, à l’obéissance. La foi qui sauve est une foi agissante, qui produit du fruit, et le premier fruit évident et le désir d’obéir à Christ, à commencer par le baptême et continuant dans une nouveauté de vie!

Paul prêchait « la repentance et la pratique d’oeuvres digne de la repentance » (Act. 26:20).

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