2 Cor 11:4
Car, si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Évangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien.
Jean 8:24
C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés; car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés.
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Les chrétiens de Corinthe étaient tentés de suivre un autre Jésus et un faux évangile que certains faux apôtres, qui s’étaient glissés parmi eux, promulguaient. Paul les ramène à la vérité de l’Evangile, pour qu’ils ne s’en détournent pas et démontrent la réalité de leur foi en Jésus-Christ – le vrai, et l’authentique Jésus-Christ.
Quant aux faux apôtres, Paul écrit:
Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ.
14 Et cela n’est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière.
15 Il n’est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres. (2 Cor. 11:13-15)
L’autre Jésus des Témoins de Jéhovah
L’autre Jésus des Témoins de Jéhovah est l’archange Michel, selon leur dire. Cet autre Jésus est considéré le Fils de Dieu certes, mais, selon eux, n’est pas de la même nature que Dieu le Père, loin de là. Même si Jésus est appelé dieu, selon eux, c’est dans un sens moindre. Plutôt, la nature de Jésus serait angélique, et c’est pourquoi les Témoins de Jéhovah ont un Jésus qu’ils ne peuvent et ne veulent absolument pas adorer.
Mais Dieu est très, très clair pour quiconque veut bien le voir, que le vrai Jésus n’est pas un ange, car Hébreux 1:5 dit: « Auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit: Tu es mon Fils… » Aussi est-il rajouté: « Et lorsqu’il introduit de nouveau dans le monde le premier-né, il dit : Que tous les anges de Dieu l’adorent ! » (v. 6).
Et au cas où il n’est pas clair de quelle sorte d’adoration, il n’y a qu’une sorte d’adoration, de prosternation, comme il est parfois traduit. Cette prosternation, ou adoration, si on veut bien le reconnaître, est spécifiquement rejetée par les anges, comme on le voit clairement non une fois, mais même deux, dans Apocalypse 19:10 et 22:8.
Et je tombai à ses pieds pour l’adorer ; mais il me dit: Garde-toi de le faire ! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu. (Apoc. 19:10)
Cette prosternation et cette adoration est non seulement commandée, comme on l’a vu, à tous les anges vis-à-vis du Fils, mais elle est donnée dans Apocalypse 5:12-14 tout autant et également au Père (Celui est assis sur le trône) et au Fils (l’Agneau).
12 Ils disaient d’une voix forte : L’agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange.
13 Et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s’y trouve, je les entendis qui disaient : A celui qui est assis sur le trône, et à l’agneau, soient la louange, l’honneur, la gloire, et la force, aux siècles des siècles !
14 Et les quatre êtres vivants disaient: Amen ! Et les vieillards se prosternèrent et adorèrent.
Mais pourquoi serait-ce étonnant ? Dieu a dit clairement dans Jean 5:23:
afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé.
Il n’y a absolument aucune tension entre le Fils et le Père, car ils sont parfaitement un. Le Fils est l’image du Père, l’empreinte de Sa Personne.
Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître. (Jean 1:18)
C’est pourquoi, dans Jean 12:41, quand l’apôtre Jean cite Esaïe 6 parlant du Seigneur Jésus, il mentionne que le prophète Esaïe a dit ces choses lorsqu’il l’a vu dans sa gloire– c’est-à-dire, quand Esaïe a vu Jésus dans sa gloire. C’est Jésus dont il est question dans Esaïe 6:1-3 :
1 L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple.
2 Des séraphins se tenaient au-dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes ; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler.
3 Ils criaient l’un à l’autre, et disaient: Saint, saint, saint est l’Eternel des armées ! toute la terre est pleine de sa gloire !
Ainsi, cet autre Jésus et sa nature angélique et non divine des Témoins de Jéhovah change toute la donne et c’est pourquoi aussi ils ne croient pas à Son oeuvre parfaite et toute-suffisante pour le salut parfait de ceux qui s’y confient.
Mais même pour ceux qui reconnaissent la pleine divinité du Fils, on peut quand même trouver le moyen de se donner un autre Jésus.
D’autres Jésus encore….
Par exemple, il y a l’autre Jésus des Catholiques. Un autre Jésus, même s’il est pleinement Dieu, c’est un autre Jésus, un qui ne sauve pas parfaitement, mais qui est aidé de la « co-médiatrice Marie », et qui sauve jusqu’à un certain point ceux qui le méritent par leurs œuvres et/ou qui finissent de payer pour leurs péchés en les purgeant dans le purgatoire. Cet autre Jésus, le Jésus des Catholiques, sauve du péché originel, mais ensuite, chacun sera jugé selon ses oeuvres, s’il fait plus de bien que de mal, selon la manière populaire de le voir. (Sur la plupart de ces points, l’autre Jésus des églises sacrementalistes (Anglicane, Orthodoxe, etc., est pas mal le même que l’autre Jésus des Catholiques…)
L’autre Jésus des protestants libéraux n’est guère mieux. On parle d’un Jésus de Nazareth, bien qu’une bonne personne, mais uniquement humain, car la Bible n’est qu’un livre humain avec des mythes et des valeurs, et n’a pas été écrit pour être pris littéralement, mais pour nous inspirer à nous améliorer, et devenir de bonnes personnes…. Mais cet autre Jésus n’est qu’un mythe lui-même, et ne peut sauver aucunement. C’est une incrédulité de fonds par rapport à ce que dit vraiment la Bible, et une arrogance qui élève l’homme, au lieu de reconnaître l’esclavage de fonds au péché, et notre besoin d’un Sauveur avant de faire face à notre Créateur lors du jugement dernier.
Il y a aussi l’autre Jésus du mouvement pentecôtiste/charismatique, qui, encore là, ne sauve pas parfaitement mais provisoirement ceux qui ne perdent pas leur salut avant de s’être bien rendu au ciel… Car ils enseignent mordicus que le salut que leur Jésus offre peut se perdre.
Un autre encore, c’est l’autre Jésus des évangéliques inclusifs, qui professent croire tout ce que la Bible dit sur l’évangile, et sur le Jésus de l’évangile, mais qui enfin de compte en fait juste leur opinion, et reconnaissent, selon eux humblement, mais en réalité à tort, que ceux qui croient en Jésus selon leur propre moyen de comprendre les choses sont tout autant sauvés. Alors ils croient enfin de compte à un Jésus genre extensible ou genre accordéon, qu’on peut adapter selon sa propre manière de voir. Mais ce n’est pas le vrai Jésus. Le vrai Jésus, en qui il faut mettre sa confiance, définit bien ses termes, définit bien la repentance et la foi et la justification, etc… Il est le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par Lui. Jean 14:6.
John Stott est un exemple d’évangélique inclusif. Il disait que malgré leurs différences – entre les évangéliques et les Catholiques – ces différences n’atteignaient pas le ciel…
« Nous ne pensons pas que les évangéliques ni les Catholiques Romains devraient hésiter à partager un temps de prière lorsqu’ils se rencontrent dans leurs foyers respectifs . . . Au nom de Christ, les Catholiques Romains et les évangéliques peuvent répondre aux besoins humains ensemble . . . Nous ne les avons ni ignorés, ni discrédités ni minimisés [les éléments qui nous divisent]; puisqu’ils sont réels et dans certains cas sérieux . . . Du même coup, nous savons et avons expérimenté que les murs de notre séparation n’atteignent pas le ciel. » (Stott et Meeking, ERCDOM, page 89)
Aussi, dans son livre La vérité évangélique John Stott expose d’un côté très droitement et bibliquement en trois chapitres un très beau et bon développement de la vérité de l’Evangile, et d’un autre côté, dans la préface, il relativise et annule tout ce qu’il dit dans le reste du livre. Il dit:
« J’essaie donc de ne pas oublier que les trois grand courants de pensée chrétiens (catholique, libéral et évangélique) ne s’excluent pas toujours, car à côté de leurs points de divergence, ils présentent des convergences. Nous nous réjouissons évidemment, et nous rendons grâces à Dieu, de ce que la grande majorité des croyants chrétiens sont attachés au Symbole des Apôtres et à celui de Nicée, et que l’immense majorité des Protestants continue de professer de nombreuses vérités de la Réforme. Autrement dit, les vérités évangéliques essentielles ne sont pas la propriété exclusive des évangéliques. Par ailleurs, les évangéliques considèrent (en toute humilité, je l’espère) certaines vérités bibliques et historiques qu’ils ont toujours défendues comme un dépôt confié à toute l’Église. » (Page 11).
J. I. Packer est un autre exemple très explicit d’évangélique inclusif qui présente enfin de compte un autre Jésus, celui qu’on peut définir comme on veut. Il dit, malgré les différences qu’il reconnait entre la manière de définir les choses entre les catholiques et les évangéliques que
« … Ce qui amène le salut, après tout, n’est pas une certaine théorie sur ce qu’est la foi en Christ, la justification, et l’église, mais la foi elle-même en Christ Lui-même ». (J. I. Packer, “Why I Signed It,” p. 37)
Faux. La foi en Christ, c’est la foi en ce qu’Il révèle, dans la Bible, sur ce qu’est la foi, la justification, etc.
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Pour plus de détails sur les évangéliques inclusifs, voir le livre : À la dérive quant à l’Evangile (PDF)
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CONCLUSION.
Cet article n’est pas exhaustif. Le point c’est que toute église qui ne prêche pas ou qui ne prêche plus le vrai évangile présente un autre Jésus, peu importe la dénomination (Méthodiste, Baptiste, Luthérien, etc).
Ce qu’il faut n’est pas un autre Jésus. C’est le Jésus que Dieu présente dans la Bible : le Fils unique venu du Père, Celui qui est de la mème nature que le Père, et Qui s’est fait homme, et Qui est le seul moyen de salut, parce qu’Il est le seul qui a payé une fois pour toutes pour tous les péchés, en mourant une fois pour toutes sur la croix du calvaire. Il est ressuscité, et est remonté au ciel, et reviendra pour ceux qui l’attendent pour leur salut. Ceux-ci, par la repentance et la foi, se sont convertis à Lui pour devenir enfants de Dieu et être sauvés en promesse, et sont garantis le salut final et l’entrée au ciel, de par ce que Christ a fait pour eux à la croix du calvaire. C’est ce Jésus le vrai Jésus et ce message le vrai évangile.
Par PASTEUR RAYMOND — M’fallait plus qu’un sauveteur
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Une réflexion au sujet de « Un autre Jésus ? »