La conversion (par étapes) de Ruben SAILLENS, qu’en penser selon la Bible ?

Par Pasteur Raymond

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L’évangéliste Ruben Saillens (1855-1942) nous a laissés tellement de beaux cantiques, tellement riches de vérités bibliques. N’en voici que quelques uns des centaines qu’il a composés ou traduits:

  • À l’agneau sur son trône
  • Redites-moi l’histoire
  • Torrents d’amour et de grâce
  • Brisant ses liens funèbres
  • C’est un rempart que notre Dieu
  • Comme un phare
  • Dans sa gloire, notre maître
  • Debout, sainte cohorte
  • Demain peut-être, je te croirai
  • De Dieu l’amour Éternel
  • Il faut pour te suivre
  • Il me conduit
  • Jusqu’à la mort
  • La croix reste debout
  • La lutte suprême
  • Le cri de mon âme
  • La voix de Christ nous appelle
  • Mort avec Christ
  • Ô Jésus, je me repose
  • Par toi, Jésus, la joie abonde
  • Quand je contemple cette croix
  • Romps-nous le pain de vie
  • Seigneur, que n’ai-je mille voix
  • Si vous saviez quel Sauveur je possède
  • Terre, chante de joie
  • Ton église triomphante
  • Tu dors dans ce tombeau
  • etc, etc, et etc…

Mais au-delà de cette richesse littéraire chrétienne musicale, cet homme a marqué sa génération et plusieurs qui ont suivi de par un dynamisme et leadership indiscutable, de par l’implantation d’une église baptiste très influente à Paris, et des années de ministère d’évangélisation et de réveil. Il y a bien des choses à apprendre et à apprécier de la vie de cet homme et de son épouse, Jeanne, même si on se doit de noter, malheureusement, que certaines failles qui commençaient à apparaître dans son ministère se sont accentués avec le temps et ont fini par faire dériver ce qui a suivi de son influence dans les milieux évangéliques et baptistes. C’est une tendance qui nous guette tous, pour nous qui professons foi en Jésus-Christ. Attention!

« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes » (Mat. 5:13)

Dans cet article, nous nous attarderons particulièrement sur la question de sa conversion, ou plutôt de « ses conversions », selon ce qu’on comprend de son témoignage et de la biographie qu’a écrit sa fille Marguerite Wargenau-Saillens.


Ressources biographiques:

  • Ruben et Jeanne Saillens : évangélistes, par leur fille Marguerite Wargenau-Saillens (MWS), 399 pages.
  • Article, court et succinct résumé biographique de l’essentiel (écrite d’une perspective malheureusement inclusive) que je citerai sous le terme, article de Vesoul: https://eglisebaptiste-vesoul.fr/biographies/biographie-ruben-et-jeanne-saillens/
  • Thèse doctorale de Sébastien Fath: : Immigrés de l’intérieur? Socio-histoire de l’implantation baptiste en France 1810-1950 Une autre manière d’être chrétien en France

Perdant sa mère à deux ans, Ruben Saillens est élevé dans le sud de la France par sa grand-mère. Cette femme pieuse, craignant Dieu, était une « fille du réveil ». Son père grandit dans l’église réformée, mais se convertit suite à l’influence des dissidents (les Moraves) et se rattache après ça à une église libre (réformée).

C’est en 1871, à l’âge de 16 ans, qu’il se convertit et se fait baptiser par son père (MWS, p. 12).

« M. Eck assistait à nos réunions, il parlait avec simplicité, bonne humeur et énergie, avec un véritable talent, n’hésitant pas à exhorter avec force et directement. Bientôt, il eut une place à part parmi les chrétiens de Lyon. Il y eut à Lyon, par le moyen de cet humble chrétien un véritable réveil au cours de cette année 1871. C’est alors, et par le ministère de M. Eck, que je ressentis les premiers mouvements de vraie repentance et de foi, puis le premier désir d’activité au service du Maître. (MWS p. 15).

« Hélas ! que de fautes, que de chutes, suivirent cette conversion. Pourtant, celle-ci, bien qu’incomplète, fut sincère » . MWS p. 16..

Quant à Jeanne Saillens, elle était la fille du grand pionnier baptiste Jean-Baptiste Crétin, et de son épouse Catherine.

« À l’âge de quatorze ans, elle avait accepté sincèrement le salut par Jésus-Christ et reçu le baptême des mains de son père ; mais ce ne fut que deux ou trois ans plus tard, sous l’influence d’un jeune Suisse, Paul Besson, devenu ensuite missionnaire dans la République argentine, qu’elle fit des expériences religieuses personnelles et profondes. Elle donna alors entièrement sa vie à Dieu et comprit la nécessité de la sanctification par le Saint-Esprit » (MWS, p. 33)

C’est dans l’église baptiste de Lyon, dirigé à ce moment-là par J.B. Crétin, que Ruben et sa famille sont introduits aux convictions baptistes. Ruben a l’occasion d’apprendre à connaître Jeanne, une des filles du pasteur. Les deux sont impliqués aussi dans le chapitre local de l’Union Chrétienne de jeunes gens (UCJG), l’équivalent français du YMCA (Young Men’s Christian Association) qui était en ce temps-là évangélique et inter confessionnel.

En 1873, il débute une formation missionnaire en Angleterre, dirigée par Grattan Guiness. À un moment donné, il aura l’occasion de rencontrer brièvement Moody et Sankey, puis aussi Spurgeon. Sa formation est coupée court pour se joindre à temps-plein à Paris à la Mission Mac All (inter confessionnelle aussi).

Vient son service militaire à Marseille en 1875 et les semences d’évangélisation qui le ramèneront là, nouvellement marié, pour un ministère d’évangélisation à Marseille qui durera plusieurs années. Fort du soutien de la mission de Hudson Taylor et de l’UCJG, l’oeuvre grandira et multipliera les salles d’évangélisation, jusqu’à 9 (1882), avec 4 hors Marseilles, jusqu’en Corse. À travers ces années-là, il est mis-à-part en 1879 comme pasteur.

En 1883, il retourne à Paris avec la Mission Mac All, et fait une tournée de collecte de fonds aux Etats-Unis, pour les besoins autant de Paris que de l’oeuvre à Marseille,

1886 Crise : « conversion » / « seconde conversion » ?

« Ruben déclare, après avoir rappelé sa conversion à l’âge de seize ans, ‹ incomplète bien que sincère ›, être tombé à l’âge de 20 ans dans une ‹ faute grave › et confesse, jusqu’à l’âge de 27 ans des écarts ‹ tout en étant chrétien sincère ›. [ … ]

Racontant le paroxysme et l’aboutissement de ses angoisses, il recourt à des expressions très fortes, telles que ‹ descendre en enfer, écrasement intérieur, impuissance à tout, perte de tout sommeil, ne pouvant manger ni boire, prostration agonie de l’esprit ›. Et soudain un texte du prophète Zacharie (au chapitre 3) relatif au souverain sacrificateur Josué, en butte lui aussi aux accusations de Satan et ‹ couvert de vêtements souillés › qui s’en voit dépouillé et revêtu par ordre de l’ange de l’Eternel d’un vêtement de fête. Et Ruben, s’appliquant ces paroles, reçoit alors la Grâce pleine et entière qui ne le quittera plus, dans une ‹ illumination › et des transports de joie.

De son côté, Jeanne souffre pour son mari et avec lui, au point que sa foi chancelle et qu’elle se met à étudier les systèmes philosophiques et les religions non chrétiennes. Elle est ainsi amenée à saluer l’unicité du christianisme dans le traitement de la question du péché et dans celle de l’assurance du salut éternel. La lumière se fait en elle, elle retrouve son Sauveur elle aussi dans une seconde conversion. Son amour pour Jésus la soutiendra désormais plus que jamais dans les épreuves au centre même de sa vie chrétienne ». (Article de Vesoul, emphase originale)

« Cette crise dura pour RS. plusieurs années, il la considéra toujours comme sa vraie conversion » (MWS, p. 99).

« Voici comment il en parle lui-même dans un testament daté de 1922 :

‹ À l’âge de seize ans, je fus touché par la grâce divine. Cette conversion fut incomplète, bien que sincère. À l’âge de vingt ans, je tombai dans une faute grave, et jusqu’à vingt-sept ans, tout en étant chrétien sincère, je me laissais aller à des écarts pour lesquels je me sens plein de confusion, bien que Dieu m’ait donné par son Saint-Esprit l’assurance de son pardon. En octobre 1886, je reçus la grâce entière dans un profond sentiment du péché qui m’avait manqué jusque là, en lisant Zacharie III. Depuis lors, je n’ai jamais perdu le sens de la communion de Dieu et l’assurance du salut, bien que je n’aie pas toujours été ce que j’aurais dû être ; ma vie a été en meilleure harmonie avec ma foi. Je rends grâce à Dieu pour son don ineffable. Je remercie aussi ma chère femme pour sa patience et sa tendresse qui m’ont tant secouru dans les crises morales de ma vie ›.

Tel est le document. Nous regrettons vivement que notre cher père n’ait pas écrit lui-même avec plus de détails les étapes de sa conversion » (MWS p. 100).

« Jeanne, ne sachant encore rien, fut conduite par l’Esprit de Dieu à envoyer à son mari, alors en tournée missionnaire à Nice, un sermon de Spurgeon. C’était en 1884. C’est peut-être la lecture de ce sermon qui l’éclaira. ‹ Le sermon de Spurgeon que tu m’as envoyé, écrit-il, m’a fait beaucoup de bien. Tu sais que je n’aime pas à parler de mes impressions intimes, mais j’ai la conscience que, ce jour, j’ai commencé une nouvelle vie. Je sens maintenant une paix intérieure qui me fait douter que j’aie jamais été converti auparavant. Prie beaucoup pour moi… › » (MWS p. 101)

« Il raconte ainsi le point culminant, puis l’aboutissement de ses angoisses :

‹ Le tourment de mon âme fut tel, qu’il me semblait descendre en enfer, que ma perte était assurée, ma volonté comme brisée, je ne savais sur quoi m’appuyer. Ce fut comme un écrasement intérieur, une connaissance expérimentale d’un fond de péché, d’une impuissance à tout. Cette épreuve fut vraiment dramatique : pendant plusieurs jours, je restai dans une angoisse croissante, perdant tout sommeil, ne pouvant manger, ni boire, plongé dans un état de prostration dont il me semblait que je ne sortirais jamais, véritable agonie de l’esprit, quand soudain jaillit devant moi ce texte de Zacharie : N’est-ce pas là un tison arraché du feu? Or, Josué était couvert de vêtements sales. L’ange dit à ceux qui étaient devant lui : Otez-lui les vêtements souillés. Puis il dit à Josué : Vois, je t’enlève ton iniquité et je te revêts d’habits de fête › (Zacharie III).

‹ Ce que l’ange avait dit à Josué, je me l’entendis dire à moi-même, cette expérience, je la réalisai à la lettre. À l’angoisse des jours précédents, succéda une illumination, une joie, un épanouissement, un véritable transport qui me fit pleurer à mon tour des « pleurs de joie ». Ma foi s’était entièrement renouvelée, je me mis à chanter des cantiques que j’avais autrefois composés, absolument comme si je venais de les écrire; ils me paraissaient tout nouveaux, car je les avais écrits comme du dehors, sans l’expérience des choses dont je parlais. J’en composai de nouveaux pour chanter l’amour de Dieu, pour lui dire ma reconnaissance. J’allai, saisi par une force invincible; en même temps, je percevais que Dieu me mettait à part pour une œuvre spéciale, à laquelle les épreuves ne manqueraient pas”. ›

Baigné dans un océan d’amour, il accepte cette grâce souveraine qui non seulement pardonne, mais encore purifie et réhabilite.

C’est au moment de cette expérience qu’il écrit : La porte de la grâce, le cantique de sa conversion. C’est un cantique qu’il chantera souvent en solo dans les réunions d’appel ou qu’il fera chanter. C’est la dernière strophe de ce cantique que Mme Saillens a voulu qu’on mît sur son faire-part de mort :

Et je vis sur le seuil
Debout dans la lumière,
Jésus ! Quel doux accueil
Il fit à ma misère !
Je l’attendais. Pourquoi,
Dit-il, pauvre âme lasse
Viens-tu si tard ? C’est moi
C’est moi qui suis la grâce ! » (MWS p. 102-103)

« C’est bien Jésus, sa croix et son sang qui sont la grâce purifiante dont Ruben Saillens vient de faire l’expérience ineffaçable.
Désormais, il prêchera la Bonne nouvelle, non pas seulement avec d’heureuses images, des phrases poétiques, mais avec la puissance de quelqu’un qui a éprouvé ce que peut accomplir la grâce de Dieu dans un cœur d’homme. Cette grâce devient le thème favori de tous ses discours. … » (MWS p. 103)

Jeanne Saillens

« Jeanne à souffert, avec son mari et pour lui, de cette crise douloureuse, mais elle souffre aussi pour elle-même et profondément. Elle à compris, comme elle l’écrit à sa mère, que Dieu a brisé l’idole de son coeur.
Sa foi chancelle. Si Dieu n’a pu garder du péché Son enfant, l’Évangile est-il vrai ? Chez elle, le péché se manifeste par l’incrédulité et le doute intellectuel. Elle remet tout en question. Avec les moyens dont elle dispose et les livres qu’elle peut se procurer, elle se met à étudier les systèmes philosophiques et les religions non chrétiennes. Elle passe par une période d’angoisse et d’obscurité. Mais ses recherches l’amènent à la conclusion qu’aucune religion non chrétienne ne donne la solution du péché et encore bien moins l’assurance d’un salut éternel. Aucun chef religieux n’a donné sa vie pour le monde… La lumière se fait. Elle brille de nouveau : du cerveau, elle illumine le coeur. Il est réchauffé. Jeanne retrouve son Sauveur. Dès ce jour, elle lui voue un amour ardent qui la soutiendra à travers sa longue vie de service. « Il faut rencontrer Jésus », dira-t-elle souvent à ses interlocuteurs.
Pour elle aussi, c’est une seconde conversion. » (MWS p. 103-104)

LE PROBLÈME DE SA TERMINOLOGIE

*** Ambiguïté : « Seconde conversion »? « Conversion incomplète mais sincère » ? Quelles sont ces choses ? Où trouve-t-on ces concepts dans la Bible? Ruben Saillens s’est-il fait baptisé après ce qu’il a vu être sa « vraie conversion »? Pourquoi continuait-il de parler d’être chrétien avant cette pleine conversion ? N’en demeure pas moins qu’il y a des éléments brouillés, pas clairs…

« La visite de M. Eck, en amenant Ruben Saillens à ce qu’il appelle sa ‹ première conversion ›, lui avait donné le désir de se consacrer entièrement au service de Dieu, et tout spécialement aux missions en pays païens ». (MWS, p. 47)

Selon sa fille, donc, il parlait lui-même de « première conversion », et par implication au minimum mais peut-être aussi directement, de seconde conversion.

Aussi, il ne semble pas qu’il ait été baptisé après cette « vraie et complète conversion », et s’il parlait de sa première comme étant incomplète mais sincère, ça nourrit l’ambiguïté. Ceci est dommage, parce que ça promulgue l’idée erronée de seconde conversion et l’idée de conversion incomplète et par extension des conversions à demi-mesure. Car les conversions incomplètes, ça fait quoi? C’est efficace ou non ?

Non, de fait, bibliquement, il n’y a pas de conversions incomplètes… ni de secondes conversions… La nouvelle naissance dans Jean 3, le sceau du Saint-Esprit au moment du salut dans Éphésiens 1:13-14, ne peuvent se faire en demi-mesure, d’une façon incomplète. Et pour faire justice à Ruben Saillens, soulignons que dans Le mystère de la foi, son propre livre d’exposé des doctrines évangéliques, écrit vers la fin de sa vie, il traite de la conversion (singulier), sans présenter du tout d’aspect d’étapes, sans mentionner de possibilité d’un premier (incomplet) et d’un deuxième, etc, conversion…. Alors, pardonnons-lui ce que je pense est un faible choix de terminologie dans son propre témoignage, de cette expérience profonde et rénovatrice, de tout ce qui semble, qu’il a eu à 31 ans, qui a réglé des choses et affermi le moment dans sa jeunesse qu’il est devenu chrétien.

Faut-il toujours trancher personnellement le moment de sa conversion, pour ceux qui font profession, aussi sincère que ce soit, et ensuite, ont des doutes à propos de leur conversion, et ensuite viennent à une pleine confiance et assurance de leur salut ? Pas nécessairement, mais c’est important de se garder dans les limites de ce que Dieu dit dans la Bible.

Quelques balises bibliques importantes à garder en tête:
Paul parle du moment que l’on a cru (« le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru » Rom. 13:11). On voit aussi l’aspect de moment de passer de la mort à la vie, dans Jean 5:24 : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. » Actes 26:18 parle de passer des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu…

Même si l’on ne se souvient pas nécessairement de la date précise, savoir qu’il y a un moment où l’on a clairement compris qu’on était perdu dans nos péchés et dans notre incrédulité, et qu’on ait mis notre foi en Christ et son oeuvre expiatoire à notre égard, c’est là que c’est clair pour nous que c’est le moment où Christ nous a fait passer de la mort à la vie.

Un certain degré de confusion est maintenu quand il y a des doutes d’être sauvé, et sans aller au fond de ses doutes et de la question, i.e. sans venir à une claire conclusion d’être perdu ou non, il y a plutôt l’idée que, si on était perdu, c’est-à-dire, au cas où l’on serait perdu, alors, on vient à Jésus pour régler la question et pour avoir l’assurance de son salut pour régler les doutes. Ça semble peut-être plus simple, mais ce n’est pas une approche recommandable, quand on considère les principes bibliques suivant:

  • Dieu n’est pas un Dieu de confusion, de désordre (1 Cor. 14:33). Soit, le Saint-Esprit témoigne à l’enfant de Dieu qu’il est enfant de Dieu (Rom. 8:16). Soit, Il convainc le non-croyant de péché, de justice et de jugement; de péché, parce qu’il ne croit pas en Jésus (Jean 16:8-9). Pour lui-même, le Saint-Esprit est clair d’un côté ou de l’autre. Et ce témoignage ou cette conviction n’est pas comme criée, mais plus comme une voix douce (1 Rois 19:11-13), insistante (patiente), et claire, pour qui veut bien l’entendre. C’est de notre côté qu’on tend à être bouché, parce que le coeur de l’homme est naturellement tortueux (Jérémie 17:9).
  • S’il y a des doutes, et des difficultés de vraiment savoir ce qu’il y en est, Dieu n’en ai pas la source. Premièrement, ça peut venir du fait d’être un homme irrésolu, avec un cœur qui aurait besoin d’un bon lavage (Jacques 1:6-8; 4:6-8). 1 Jean 3:18-22 parle aussi sur l’importance de marcher dans l’obéissance, d’une manière conséquente, en tant qu’enfant de Dieu, autrement, on nourrit les doutes et on ne rassure pas son cœur.

Jacques 1:5-8
« 5 Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée.
6 Mais qu’il la demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre.
7 Qu’un tel homme ne s’imagine pas qu’il recevra quelque chose du Seigneur:
8 c’est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies.
»

Jacques 4:4-10
« Adultères que vous êtes ! ne savez-vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu ? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu.
5 Croyez-vous que l’Ecriture parle en vain ? C’est avec jalousie que Dieu chérit l’esprit qu’il a fait habiter en nous.
6 Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente ; c’est pourquoi l’Ecriture dit: Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.
7 Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous.
8 Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs ; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus.
9 Sentez votre misère ; soyez dans le deuil et dans les larmes ; que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse.
10 Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera
. »

1 Jean 3:18-22
« Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité.
19 Par là nous connaîtrons que nous sommes de la vérité, et nous rassurerons nos cœurs devant lui ;
20 ¶ car si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses.
21 Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance devant Dieu.
22 Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable.
»

Deuxièmement, quand il y a des doutes profonds, ça peut venir aussi du fait peut-être de ne pas vraiment le connaître, de ne pas vraiment être sauvé. 2 Corinthiens 13:5 dit: « Examinez-vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? à moins peut-être que vous ne soyez réprouvés (pas vraiment sauvé) ».

  • Dieu se laisse trouver, et promet tel, pour ceux qui le cherchent de tout leur coeur (Jér. 29:13).

Jérémie 29:13
« Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur. »

Dans tous les cas et en bout de ligne, on pourrait peut-être appliquer le principe de Philippiens 3:13-16, d’oublier ce qui est en arrière, et se porter vers ce qui est en avant, pour qu’au point où nous sommes parvenus, nous marchions d’un même pas… Mais d’une manière ou d’une autre, il ne faut pas nourrir l’ambiguïté de dire qu’il y a des conversions incomplètes, des premières et secondes conversions, etc

Pour ce qui est de Ruben et Jeanne SAILLENS, nous pouvons apprendre beaucoup de bonnes choses d’eux, mais le choix de leur terminologie concernant leur(s) conversion(s), malheureusement, n’est pas à suivre.

Pour vous, mon ami, êtes-vous converti? Etes-vous passé de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière, de la puissance de Satan à Dieu, en vous repentant de vos péchés, et en mettant votre foi en Jésus-Christ, qui est mort pour vous et ressuscité ? Si oui, vous êtes vous fait baptiser en témoignant de votre foi comme Jésus l’a commandé ?

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Cet article est pris des notes de cours, Histoire de l’Eglise, particulièrement des églises baptistes.
Nous écrire pour avoir ces notes. PasteurRaymond@hotmail.com

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