Le pentecôtisme diffère des églises néo-testamentaires non seulement dans ce qui a trait à ses origines et à l’autorité qu’il reconnaît et suit, mais aussi par rapport à quel esprit l’anime et le dirige.
[Cet article est le chapitre III du livre : Le faux évangile du mouvement pentecôtiste/charismatique.]
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Nouvelle révélation
La Bible enseigne que le Saint-Esprit allait être envoyé pour conduire les disciples de Christ dans toute la vérité (Jean 16:13). « Ta Parole est la vérité » rappelle Jésus dans sa prière en Jean 17:17. Comme nous l’avons vu dans le chapitre précédent, la Parole de Dieu, la vérité, c’est la Bible, que le Saint-Esprit a complété depuis longtemps avec les écrits du Nouveau Testament (cf. Rom. 16:26). C’est par la Bible que le Saint-Esprit aujourd’hui continue à conduire les enfants de Dieu. La Parole de Dieu, la Bible, est « l’épée de l’Esprit » (Eph. 6:17). Le Saint-Esprit ne donne pas de nouvelles révélations aujourd’hui comme le prétendent les pentecôtistes1. L’ère des apôtres et des prophètes est passée (cf. Eph. 2:20); le temps de révélation est complet, avec la fin des dons de révélation (dons de prophéties et de connaissance), comme c’était prédit dans 1 Corinthiens 13:8-13. Le ministère du Saint-Esprit consiste à « rappeler toutes les choses que [Jésus a] dites » (Jean 14:26), et non pas à nous donner aujourd’hui de nouvelles « paroles » de Dieu. Tout esprit qui prétend donner une nouvelle révélation de Dieu aujourd’hui n’est pas le Saint-Esprit que Jésus, dans Jean 16:7, avait promis d’envoyer.
Baptême
Non seulement l’esprit dans lequel le pentecôtisme croit est censé donner des révélations extra-bibliques illicites, mais il est également crédité d’un baptême qui est différent du « baptême de l’Esprit » tel que la Bible le présente.
Les pentecôtistes ont réinterprété ce qu’est le « baptême du Saint-Esprit » et enseignent que c’est une expérience émotionnelle à rechercher après le salut.La Bible enseigne que le baptême du Saint-Esprit est l’acte par lequel Dieu intègre les croyants au corps de Christ – ni plus ni moins. « Car c’est par un seul Esprit que nous avons tous été baptisés pour former un seul corps » (1 Cor. 12:13a). De plus, la Bible enseigne que le baptême du Saint-Esprit se produit au moment même où l’on place sa foi en Christ. Elle enseigne que tous les (vrais) croyants ont été baptisés par le Saint-Esprit et qu’Il habite en eux d’une façon permanente. Romains 8:9 déclare : « Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas ».
Selon les pentecôtistes, seuls certains croyants sont « baptisés de l’Esprit », alors que la Bible montre clairement que le Saint-Esprit baptise tous les croyants dans le corps du Christ. Après qu’ils professent croire en Christ, les pentecôtistes recherche activement et ardemment « le baptême de l’Esprit », mais l’esprit qui opère ce genre de « baptême » n’est pas le Saint-Esprit, car le baptême qu’opère le Saint-Esprit de Dieu, le Saint-Esprit de la Bible, c’est le baptême de tous les croyants dans le corps de Christ au moment de leur salut, de leur foi en Christ.
Une partie de la confusion qui règne dans le pentecôtisme au sujet du « baptême » du Saint-Esprit vient d’une compréhension tordue de la doctrine biblique de la « plénitude » du Saint-Esprit. 1 Corinthiens 12:13, cité plus haut, explique la signification de l’action baptisante du Saint-Esprit. Être baptisé par l’Esprit signifie être immergé, ou placé complètement, dans le corps du Christ. Être rempli de l’Esprit signifie être sous son contrôle et se laisser guider par Lui (Éphésiens 5:18). Le baptême de l’Esprit est un événement unique que Dieu accomplit au moment de la conversion (la nouvelle naissance). L’état d’être rempli de l’Esprit peut et doit se produire chaque jour dans la vie du croyant. Le fait d’être rempli de l’Esprit est mentionné sept fois dans le Nouveau Testament. Pierre est décrit comme étant rempli de l’Esprit à deux reprises dans le même chapitre (Actes 4:8, 31). Paul a également été rempli de l’Esprit à plusieurs reprises (Actes 9:17, 13:9).En contraste, nulle part dans les Écritures, ni dans toute l’histoire de l’Église, on ne trouve quelqu’un ayant été « baptisé par l’Esprit » (intégré dans le corps de Christ) plus d’une fois.
C’est pourquoi, d’un côté, il est commandé aux chrétiens d’être « remplis du Saint-Esprit » (Eph. 5:18), tandis que, de l’autre côté, nous ne voyons nul part dans la Bible le commandement d’être « baptisés du Saint-Esprit ». Cela s’explique par le fait que ce baptême accompagne automatiquement le salut, et ce, depuis qu’ il a été introduit et mis en application comme nous le documente le livre des Actes.
Aussi, il est très important de noter la manière que l’instauration et l’application du baptême du Saint-Esprit se sont faites. C’est à travers une période transitionnelle, par étapes successives, que le livre des Actes des apôtres nous introduit et nous fait comprendre le baptême du Saint-Esprit. Celui-ci a été appliqué d’une façon claire aux diverses catégories de croyants, comme par étape :
1) pour les croyants Juifs (Actes 2),
2) pour les croyants Samaritains (Actes 8),
3) pour les croyants païens (Actes 10-11), et
4) pour les croyants disciples de Jean-Baptiste (Actes 19).
Ces quatre instances, chacune unique pour sa catégorie, sont les seules fois où le baptême du Saint-Esprit est décrit dans la Parole de Dieu.
Une fois que le premier groupe de chaque catégorie de croyants a reçu clairement et officiellement le baptême du Saint-Esprit et a été par le fait même intégré dans le corps unique du Christ, il n’y a plus d’exemple. C’est pourquoi, après cela, comme nous l’avons vu plus tôt, le baptême du Saint-Esprit est clairement et subséquemment décrit et enseigné dans les Épîtres comme une action automatique de l’Esprit de Dieu qui a lieu au moment même de la conversion, quand quelqu’un croit en Jésus (Rom. 8:9; 1 Cor. 12:13; Eph. 1:13-14 – voir graphique).2

Le fait de ne pas reconnaître ces situations transitoires pour établir la chose (Act. 2; 8; 10-11; et 19) cause beaucoup de confusion, comme on peut le voir dans la théologie du mouvement pentecôtiste/ charismatique.
Les langues
Le pentecôtisme a un don des langues différent de celui dont parle le Nouveau Testament. Lorsque les premiers pentecôtistes ont revendiqué la capacité de parler en langues, Parham et d’autres croyaient sincèrement qu’ils parlaient dans d’autres langues réelles qu’ils n’avaient jamais apprises, comme les chrétiens du premier siècle (Actes 2:4-6). À l’origine, Parham avait une grande vision, celle d’envoyer des missionnaires baptisés du Saint-Esprit dans le monde entier pour prêcher l’Évangile dans des langues qu’ils n’avaient jamais étudiées.
M. et Mme Alfred Garr se sont rendus en Inde avec l’intention de prêcher l’Évangile grâce à leur don surnaturel des langues, mais ils eurent la triste surprise de constater qu’aucun Indien ne les comprenait. May Law et Rosa Pittman se rendirent au Japon puis à Hong Kong, mais elles furent également déçues d’apprendre que personne ne pouvait comprendre leurs « langues ». Plus de dix-huit missionnaires sont partis au début du XXe siècle dans l’espoir d’utiliser leur « don des langues » pour atteindre les perdus, mais aucun d’entre eux ne réussit.3
Lorsque les missionnaires pentecôtistes ont appris avec embarras que les étrangers ne pouvaient pas comprendre leur charabia, ils ont commencé à proclamer que leur « don des langues » consistait plutôt en des langues spirituelles, ou d’ange ou de prière.
Cette nouvelle interprétation du don des langues ne se trouve nulle part dans les pages de l’Ecriture, mais c’est l’explication couramment donnée aujourd’hui encore dans les églises pentecôtistes. Le don des langues dans la Bible présente quatre caractéristiques principales qui différencient clairement les langues des églises pentecôtistes du don des langues pratiqué dans la Bible.
Premièrement, le don du parler en langues du Nouveau Testament était un signe destiné au peuple juif. La Bible enseigne clairement que le peuple juif demandait à voir un signe avant de croire quelque chose. Paul dit dans 1 Corinthiens 1:22 : « Car les Juifs demandent un signe ». Dans Jean 6:30, le peuple juif a demandé à Jésus : « Quel miracle fais-tu donc, lui dirent-ils, afin que nous le voyions, et que nous croyions en toi ? Que fais-tu ? » (et de nouveau dans Matthieu 12:38). Les Juifs réclamaient le besoin d’un signe avant de croire. Dans sa miséricorde, Dieu a accordé le don des langues comme signe aux Juifs pour leur confirmer que le message prêché venait de Lui et pour les rendre redevables à ce message. De plus, l’apôtre Paul souligne que Dieu avait prédit ceci dans l’Ancien Testament.
« Il est écrit dans la loi : C’est par des hommes d’une autre langue Et par des lèvres d’étrangers Que je parlerai à ce peuple, Et ils ne m’écouteront pas même ainsi, dit le Seigneur. Par conséquent, les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants . . . » (1 Corinthiens 14:22).
L’objectif principal du don des langues dans la Bible était d’être un signe pour les non-croyants, en particulier pour la nation d’Israël, ce qui ne correspond en rien à l’usage moderne du « don des langues » dans le mouvement pentecôtiste.
Deuxièmement, le don biblique des langues signifiait le fait de parler des langues étrangères, qui pouvaient être traduites. Cela ne peut être démontré plus clairement que par le récit rapporté dans Actes 2:6-12. « La foule s’assembla et fut confondue, parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue… Et nous, comment entendons-nous chacun dans notre propre langue, dans laquelle nous sommes nés ? » (Actes 2:6, 8). De plus, dans 1 Corinthiens 14:26-28, il est précisé que l’usage du don des langues dans les réunions devait respecter les règles suivantes : 1) le nombre de personnes s’exprimant en langues devait être limité à deux ou trois, 2) il fallait parler à tour de rôle, et non en même temps, et 3) ce qui était dit en langue étrangère devait être traduit par un tiers pour le bénéfice de l’assemblée qui ne connaissait pas la langue étrangère utilisée, sinon il fallait s’abstenir.
En revanche, personne ne comprend quand les pentecôtistes pratiquent leur version du « don des langues ».
Troisièmement, le don du parler en langues n’était pas utilisé comme un moyen de prière privé, mais pour l’évangélisation des perdus et l’édification des croyants. Comme nous l’avons vu, le don des langues était avant tout un signe pour les Juifs non-croyants, comme cela avait été prophétisé dans l’Ancien Testament. Mais, si ce don était exercé dans une réunion d’église, il devait être ainsi exercé « pour l’édification » (1 Cor. 14:26), et respecter les règles mentionnées au point précédent (cf. 1 Cor. 14:27-28).
La version pentecôtiste des langues a un objectif complètement différent. Aujourd’hui, les langues incompréhensibles pentecôtistes sont utilisées dans l’église ou en privé comme une langue de prière personnelle, et non pas en tant que signe pour les juifs, ni même pour édifier.
Quatrièmement,1 Corinthiens 13:8 affirme que le don des langues cesserait avant l’achèvement de la Bible (« ce qui est parfait/complet »). Paul avertissait l’Église de Corinthe de ne pas trop s’attacher aux dons surnaturels de l’Esprit, car ils étaient temporaires. Il précisait clairement qu’ils allaient cesser. Il affirmait la cessation prochaine du don de langues ainsi que l’abolition des dons de connaissance et de prophéties. À quel moment? Quand ce qui était parfait/complet4 allait être venu, c’est-à-dire une fois que la Bible allait être achevée. En effet, les dons de langues et les dons de révélations (comme la connaissance et la prophétie) étaient temporaires et partiels. Ils ne seraient plus nécessaires une fois la Bible complétée, avec l’achèvement du Nouveau Testament.5
Le mot cesser est le mot grec παὐω (pauo), et il signifie littéralement « cesser de façon permanente »6. Un examen des Écritures et de l’histoire de l’Église révélera immédiatement que les langues ont effectivement cessé (παὐω – terminé de façon permanente) pendant la vie des apôtres7.
La dernière mention du don des langues se trouve dans la première lettre de Paul aux Corinthiens. Lorsqu’on lit l’ensemble du Nouveau Testament, on constate que ce signe n’est mentionné que dans deux livres écrits relativement tôt : Actes et 1 Corinthiens.
Le sujet du don des langues n’est abordé dans aucun autre livre du Nouveau Testament8. Paul a écrit plus de dix épîtres après 1 Corinthiens, mais il n’a plus mentionné le don des langues. Pierre, Jacques, Jean et Jude n’en parlent pas une seule fois dans leurs écrits. Seuls ces deux livres, rédigés à une époque où l’Évangile commençait à se répandre parmi toutes les nations, traitent du sujet.
Au moment où Jean écrit les derniers mots de l’Écriture, de toute évidence les dons de signes pour la confirmation de l’Évangile avaient définitivement cessé depuis un bon moment déjà9.
Pas une seule fois les Pères apostoliques, les premiers historiens de l’Église ou même les historiens séculiers ne rapportent l’usage du don des langues après la mort des apôtres. Augustin a écrit :
« Dans les premiers temps l’Esprit saint descendait sur ceux qui croyaient et ils parlaient dans des langues qu’ils n’avaient point apprises, selon que l’Esprit saint les faisait parler. Ces miracles étaient en rapport avec le temps où ils avaient lieu… Ce miracle figuratif a eu son temps, et il est passé »10.
Bien que les Pères apostoliques ne soient pas, en eux-mêmes, une référence nécessairement fiable en terme de saine doctrine, surtout quand on considère que la majorité d’ entre eux ont commencé à s’égarer dans leurs croyances et leurs enseignements sur le salut (comme la régénération par le baptême ou la pénitence), il est important de noter qu’aucun d’eux n’a attesté la pratique du parler en langues à leur époque.
Comme nous l’avons déjà vu dans ce livre, depuis près de deux mille ans, aucun chrétien attaché véritablement aux enseignements bibliques n’a revendiqué l’existence du don des langues en tant que signe extérieur du baptême par le Saint-Esprit. Ce don a définitivement cessé. L’Ecriture enseigne clairement qu’il a pris fin, et l’histoire le confirme également. Les pentecôtistes peuvent prétendre posséder un « don des langues », mais l’esprit qui serait derrière un tel don n’est pas le Saint-Esprit, car le don des langues que les pentecôtistes prétendent avoir n’a rien à voir avec le don des langues accordé par le Saint-Esprit dans le Nouveau Testament.
Examinez les contrastes suivants :

« Tomber dans l’Esprit »
Une dernière distinction claire entre l’esprit qui anime l’Église pentecôtiste et le Saint-Esprit de la Bible est une doctrine assez particulière appelée « tomber dans l’Esprit » (connu aussi parfois sous l’expression « le repos dans l’Esprit »), de l’anglais « slain in the Spirit » [frappé en Esprit]. L’« esprit » du mouvement pentecô-tiste fait tomber ses membres – les assomme ou leur fait perdre connaissance, cause un genre d’abattement. Souvent, dans les églises pentecôtistes, les gens perdent le contrôle d’eux-mêmes et tombent au sol. Parfois, ces personnes, une fois tombées, tremblent et se contorsionnent au point de se blesser, tout comme les possédés dans Luc 9:39 et Matthieu 17:15. Ces personnes qui perdent connaissance et qui tremblent sont dites être « tombées dans l’esprit ».
La doctrine d’ « être tombé dans l’esprit » ne se trouve nulle part dans les Écritures et n’ est ni enseignée ni pratiquée par le Saint-Esprit qui y est mentionné. Le Saint-Esprit de la Bible n’assomme jamais son peuple. Il « donne la vie » et édifie (2 Cor. 3:6). Dans le Saint Livre, on y voit que seules des personnes possédées par des démons ont été jetées à terre, ont eu des convulsions, bavaient et ont perdu le contrôle d’elles-mêmes, mais jamais des personnes remplies du Saint-Esprit. Si une personne n’a aucun contrôle sur son corps, sur ce qu’elle dit ou fait, elle est certes sous l’influence d’un esprit, mais pas celle du Saint-Esprit. Les personnes remplies de l’Esprit Saint portent, d’une façon efficace, le fruit de la tempérance, qui est la maîtrise de soi [cf. Gal. 5:22]. En revanche, les personnes remplies de l’esprit du pentecôtisme portent le fruit d’une transe possessive.
Dans l’Ancien Testament, le comportement des rois et des juges qui ont été « saisis » par l’Esprit de l’Eternel (comme Saül dans 1 Sam. 10:6, 10; 11:6, et David dans 1 Sam. 16:13) n’est pas du tout comparable aux expériences des gens « tombés dans l’Esprit » chez les pentecôtistes. L’expression biblique selon laquelle l’Esprit « saisit » quelqu’un pour l’assister dans une tâche particulière est parallèle à l’expression « rempli de l’Esprit » ou « rempli par l’Esprit » (voir Ex. 31:3; 35:31; Deut. 34:9; Michée 3:8). Ces personnes « saisies » par l’Esprit, ou « remplis » de l’Esprit, étaient bien conscientes et actives, seulement, dans ce qu’elles faisaient pour Dieu, elles étaient sous l’influence du Saint-Esprit et fortifiées de Sa puissance.
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Notes:
- The Full Gospel Mission, Mission Standards Internal Regulations, (Bamenda, Cameroon: Gospel Press), 23-24. ↩︎
- Ceci est aussi attesté dans Actes 19, par la question de Paul, quand il a demandé aux croyants s’ils avaient reçu le Saint-Esprit quand ils avaient cru. Sa question prouve que le baptême du Saint-Esprit avait été déjà établi clairement et se faisait automatiquement au moment de la conversion (depuis Act. 2 pour les Juifs, depuis Act. 8 pour les Samaritains, et depuis Act. 10, pour les païens). Mais voici, une dernière catégorie de croyants fait surface: des disciples de Jean-Baptiste, qui croyaient sa promesse que le Messie le suivrait, mais qui n’avaient pas encore entendu que Jésus était venu depuis. ↩︎
- Cloud, The Pentecostal-Charismatic Movements, 58. ↩︎
- Le mot grec (teleios), traduit dans nos versions par « parfait », parle d’arriver à pleine maturité; il est dérivé du mot grec (telos) signifiant « fin », d’où son utilisation aussi du sens de « complet », particulièrement quand il est mis en contraste avec « ce qui est partiel ». ↩︎
- 1 Corinthiens 13:8-13 est souvent mal compris comme contrastant le temps présent ici-bas, d’avec le temps futur, au ciel, quand on sera auprès du Seigneur. Mais, Paul dit : « ces trois choses demeurent: la foi, l’espérance, et l’amour » (v. 13). En disant cela, il est évident qu’il parle plutôt du contraste du temps où il écrit l’épître aux Corinthiens, quand la Bible n’était pas encore complète et quand les dons du Saint-Esprit étaient encore en vigueur, d’avec le temps subséquent quand le parfait/complet allait être venu (le temps où la Bible serait complète). Car, si les dons étaient temporaires, « la foi, l’espérance et l’amour », eux, ne le sont pas, mais demeurent avec nous ici-bas, même depuis que le « parfait » est arrivé (la Bible complète). La preuve que le « parfait » ne peut pas référer au ciel, c’est qu’il parle de foi et d’espérance, qui sont de notre temps de pèlerinage ici-bas. Car, au ciel, certes, il y aura l’amour, mais il n’y aura plus de foi, ni d’espérance (Rom. 8:24; 2 Cor. 5:7). ↩︎
- MacArthur, Charismatic Chaos, 281. ↩︎
- L’exercice des autres dons de signes (les dons de guérison, d’opérer des miracles, de prophétie inspirée et d’interprétation des langues) a également cessé pendant la vie des apôtres. Le dernier miracle enregistré par une personne possédant le « don d’opérer des miracles » se trouve dans Actes 28:7-10 (les guérisons de Paul sur l’île de Malte), vers l’an 58 après J.-C. À partir de cette date, les apôtres ont cessé d’exercer ce don. À partir de cette date, plus rien dans l’histoire n’indique que des hommes aient eu ou exercé le don de guérison. ↩︎
- Il y a aussi Marc 16:17 qui le mentionne en passant, prophétiquement, mais il ne traite pas du sujet. ↩︎
- MacArthur, Charismatic Chaos, 283. ↩︎
- Les 10 traités sur l’épître de Saint Jean aux Parthes 6.10, dans Œuvres complètes de Saint-Augustin, tome dixième, Paris: Libraire de Louis Vivès, 1869, p. 520. ↩︎
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